Zoom par Patrick Adler
Marie-Paule Belle - Au revoir et merci
Au Théâtre de Passy
On a beau claironner partout que ce sont ses quinze dernières, les mots ont un sens et le sous-titre "Au revoir et merci" induirait donc un possible retour. Ouf ! Car "au revoir" n'est pas "adieu". Ces cinquante-cinq années de succès ont fait d'elle un "scène-symbole" et à en juger par l'énergie, l'émotion et les rires qu'elle engendre chaque soir sur la jolie scène du Passy, le public en redemande encore. Elle est juste... formidable ! Elle est juste rare... et chère à son public !
Ce Passy porte-bonheur, elle en a fait sa thébaïde, qu'elle a néanmoins voulu ouverte au plus grand nombre. Elle eût pu, comme dans sa chanson, "aller tondre les moutons" mais, désormais au mieux de sa forme malgré ses quatre-vingts printemps et surtout après une longue période de maladie, elle a retrouvé toute son énergie, tout son mordant, tout son humour. Alors, comme une petite souris blanche, impeccablement vêtue (merci à la papesse du costume Mine Vergès), elle s'est glissée sur le tabouret de son piano et, de ses petites pattes agiles, a joué les premières notes d'un de ses nombreux titres emblématiques. Merveilleusement éclairée par le dieu des lumières, son fidèle Jacques Rouveyrollis, assisté de William Prein, parfaitement sonorisée par Yann Lemetre, elle offre chaque soir au public un formidable ascenseur émotionnel, passant de balades mélancoliques comme "La petite écriture grise", "Pays natal" ou "Les princes travestis" à "Wolfgang et moi" ou "Nosferatu".
Tous ces tubes font d'elle la chanteuse "mélan-comique-type". On se réjouit de voir qu'elle a retrouvé son allant naturel, son sens de la répartie, son goût de l'anecdote et de la rupture. Le public suit qui, apparemment, connait déjà par coeur ses chansons. Aussi n'éprouve-t-elle aucune gêne à le solliciter sur ses tubes, avec - évidemment - en point d'orgue "La Parisienne". Après une interminable standing-ovation, le plateau s'est mué en jardin fleuri. Barbara, dans sa bienveillance, l'avait incitée à chanter. Elle a tenu à lui rendre hommage en entonnant "Une petite cantate" vers la fin de son répertoire.
Après une telle performance, la foule aurait pu lui chanter, en guise d'ultime rappel le "Dis, quand reviendras-tu" de la longue dame brune. Ou "Belle, c'est un nom qu'on dirait inventé pour elle", histoire de la faire rire. Car elle rit de nouveau facilement. Et ce rire, unique, communicatif, est une ode à la vie, à la chanson, à ses amis. Qu'il est bon de l'entendre, ce rire ! Et de rire et chanter avec elle !
Tous ces tubes font d'elle la chanteuse "mélan-comique-type". On se réjouit de voir qu'elle a retrouvé son allant naturel, son sens de la répartie, son goût de l'anecdote et de la rupture. Le public suit qui, apparemment, connait déjà par coeur ses chansons. Aussi n'éprouve-t-elle aucune gêne à le solliciter sur ses tubes, avec - évidemment - en point d'orgue "La Parisienne". Après une interminable standing-ovation, le plateau s'est mué en jardin fleuri. Barbara, dans sa bienveillance, l'avait incitée à chanter. Elle a tenu à lui rendre hommage en entonnant "Une petite cantate" vers la fin de son répertoire.
Après une telle performance, la foule aurait pu lui chanter, en guise d'ultime rappel le "Dis, quand reviendras-tu" de la longue dame brune. Ou "Belle, c'est un nom qu'on dirait inventé pour elle", histoire de la faire rire. Car elle rit de nouveau facilement. Et ce rire, unique, communicatif, est une ode à la vie, à la chanson, à ses amis. Qu'il est bon de l'entendre, ce rire ! Et de rire et chanter avec elle !
Paru le 21/05/2026
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MARIE PAULE BELLE - Au revoir et merci Théâtre de Passy Jusqu'au dimanche 31 mai
MUSIQUE / CHANSONS. Après plus d’un demi-siècle de musique, après tant de chansons devenues des éclats de vie pour plusieurs générations, Marie Paule Belle revient sur scène avec un dernier tour de chant. C’est le moment idéal de la (re)découvrir et de célébrer ensemble une musicienne d’exception, une interprète en d...
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