EVERYTHING BRINGS US BACK TO THE BODY
(moyenne sur 1 notes)
DANSE CONTEMPORAINE de et par Ehsan Hemat.
Un homme nu danse avec une plaque de laiton. Produisant sa propre musique, diffractant la lumière en reflets étranges, celle-ci semble animée d’une vie propre et nous emmène dans un univers qui navigue doucement entre clair-obscur baroque et images futuristes. Dans ce pas de deux, la frontière entre l’animé et l’inanimé se brouille et, de résistance en inertie, les forces de chacun s’amenuisent. Derrière la plasticité des images, l’âpreté se fait de plus en plus visible.
1 boulevard Lénine
BP 71
93000 BOBIGNY
M° Bobigny-Pablo Picasso
Tél: 01 41 60 72 72
Web: www.mc93.com
> Plan d'accès (Google Maps)
> Plan du métro (RATP)
BP 71
93000 BOBIGNY
M° Bobigny-Pablo Picasso
Tél: 01 41 60 72 72
Web: www.mc93.com
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> Plan du métro (RATP)
Le spectacle s'est joué dans ce lieu du 11/02/2026 au 14/02/2026.
CONDITIONS GRAND PUBLIC
Durée 1h00.
CONDITIONS ADHÉRENTS
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Derniers commentaires des adhérents
Oana C. a écrit le 14/02/2026 à 22h25
Aux prises avec une plaque de laiton, un homme nu entre et ressort de cette surface qui renvoie, engloutit et résonne ; il joue avec son reflet, ploie sous lui, lutte contre lui, essaie de s'en libérer. Polie comme un miroir, la plaque de laiton agit comme un miroir instable. Le corps s'y étire, s'y dissout, s'y recompose ; le miroir devient presque un acteur.
La plaque de laiton ne reflète pas seulement le danseur : elle absorbe aussi le public dans son champ. Danseur et spectateurs se trouvent pris dans la même surface spéculaire, déformés, déplacés. Ce ne sont plus des données stables, mais des apparitions conditionnées par l'angle, la lumière, la distance. Plus que des reflets qui doublent les corps, ce sont des images qui troublent. À la manière d'une anamorphose, le réel perd ainsi de sa lisibilité, la signification ne se donne plus à voir de façon immédiate, elle est à rétablir, à construire. Le miroir anamorphique brouille la frontière entre scène et salle : le danseur et son public partagent la même image déformée. Lorsque le métal résonne avec fracas, ce reflet commun devient vibration partagée.
Si tout est déformé - miroir, anamorphose, reflet instable - si le réel n'est plus ce qui se voit droit, s'il n'est plus une forme stable, deviendrait-il alors ce qui résiste à la déformation ? Si le réel dépend d'un point de vue, ce qu'il reste, c'est l'écart entre ce que l'on croit voir et ce qui vibre réellement : une expérience ; comme celle du corps, du son, de la présence partagée.
La plaque de laiton ne reflète pas seulement le danseur : elle absorbe aussi le public dans son champ. Danseur et spectateurs se trouvent pris dans la même surface spéculaire, déformés, déplacés. Ce ne sont plus des données stables, mais des apparitions conditionnées par l'angle, la lumière, la distance. Plus que des reflets qui doublent les corps, ce sont des images qui troublent. À la manière d'une anamorphose, le réel perd ainsi de sa lisibilité, la signification ne se donne plus à voir de façon immédiate, elle est à rétablir, à construire. Le miroir anamorphique brouille la frontière entre scène et salle : le danseur et son public partagent la même image déformée. Lorsque le métal résonne avec fracas, ce reflet commun devient vibration partagée.
Si tout est déformé - miroir, anamorphose, reflet instable - si le réel n'est plus ce qui se voit droit, s'il n'est plus une forme stable, deviendrait-il alors ce qui résiste à la déformation ? Si le réel dépend d'un point de vue, ce qu'il reste, c'est l'écart entre ce que l'on croit voir et ce qui vibre réellement : une expérience ; comme celle du corps, du son, de la présence partagée.



