Spécial Avignon par Patrick Adler
Rencontre avec Snowden
A la Fabrik Tomasi. 14h40
Il est des lanceurs d'alerte dont le destin interpelle le monde entier ; après Julien Assange, Snowden est de ceux-là. C'est ce parcours que nous allons suivre à la Fabrik Tomasi qui, pour la deuxième année, fait le plein. Et s'ils avaient raison, ces éclaireurs de la pensée ?
Il aura fallu, comme toujours, un point de départ pour réunir deux avis concordants : Après les attentats du 11 septembre, Flore Vasseur, journaliste, angoissée face à la montée de la violence dans le monde, va interroger le système tout comme Edward Snowden qui, extirpé de la guerre, va découvrir comment la NSA surveille les citoyens. C'est Orwellien en diable, mais ce pouvoir qu'ils ont, chacun, de s'opposer, de dire non, c'est ce qui a sans doute fasciné Sylvain Bastonero qui voit dans chaque doute une première prise de conscience qui doit naturellement conduire à une acceptation, un rejet, une résistance. Au choix. Chez les lanceurs d'alerte, la réflexion devient philosophique. Après le « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » de Rabelais, c'est la technologie qui, des siècles après, revient sur le devant de la scène. Où nous conduit-elle ? Elle nous dépasse. Alors, programmons-nous notre propre mort ? Certes, notre destin est de disparaître mais quand ? Au train où vont les choses...
Avec cette pièce qui pourrait presque s'apparenter à un documentaire théâtral sur fond d'histoire d'amour - d'où le dilemme-, nous sommes amenés à porter un nouveau regard sur le monde, un monde compliqué comme le Rubik's Cube. Pour autant, Sylvain Bastonero n'est pas tombé dans la facilité du jugement péremptoire, il ouvre le débat, chacun peut se faire sa propre opinion. C'est rythmé par les projections-vidéo, les aires de jeu qui se démultiplient par les lumières qui les sanctuarisent , les chorégraphies sur une bande-son électro-rock et porté par une distribution de haut vol. Guillaume Blanchard campe avec brio Snowden et signe, une fois encore, après le « Horla » une prestation remarquable.
Dans cette responsabilité individuelle que nous avons, la question est maintenant de savoir ce que nous aurions fait à la place de Snowden, toujours à résidence en Russie et sous mandat d'arrêt. Il risque trente ans de prison aux Etats-Unis.
Une pièce nécessaire à découvrir.
Avec cette pièce qui pourrait presque s'apparenter à un documentaire théâtral sur fond d'histoire d'amour - d'où le dilemme-, nous sommes amenés à porter un nouveau regard sur le monde, un monde compliqué comme le Rubik's Cube. Pour autant, Sylvain Bastonero n'est pas tombé dans la facilité du jugement péremptoire, il ouvre le débat, chacun peut se faire sa propre opinion. C'est rythmé par les projections-vidéo, les aires de jeu qui se démultiplient par les lumières qui les sanctuarisent , les chorégraphies sur une bande-son électro-rock et porté par une distribution de haut vol. Guillaume Blanchard campe avec brio Snowden et signe, une fois encore, après le « Horla » une prestation remarquable.
Dans cette responsabilité individuelle que nous avons, la question est maintenant de savoir ce que nous aurions fait à la place de Snowden, toujours à résidence en Russie et sous mandat d'arrêt. Il risque trente ans de prison aux Etats-Unis.
Une pièce nécessaire à découvrir.
Paru le 12/07/2026




