Zoom par Jeanne Hoffstetter
Un mauvais rêve
Espace Bernanos
En quittant hier soir l'espace Bernanos j'étais... « sonnée » tant Christelle Reboul, dont je connais pourtant le travail depuis longtemps, épouse jusqu'au fond d'elle-même ce personnage complexe et déroutant tiraillé entre folie, foi, et besoin absolu de rédemption, imaginé par Bernanos. Et si ce roman avait échappé à ma lecture, je vous jure que ce que j'ai vu là m'a immédiatement donné l'envie de combler cette lacune.
Je me dois d'insister aussi sur le fait qu'il s'agit là d'un spectacle pour lequel chacun apporte avec brio sa pierre à un édifice dans les dédales duquel Monsieur Bernanos prend un malin plaisir à semer en nous le trouble. Magnifiquement entourée par Olivier Claverie et François Nambot, tous dirigés et mis en scène par l'extrême intelligence de Anne Bouvier. Une mention particulière enfin pour la toute jeune Suzanne Vaude, invisible sur scène, mais dont le violon accompagne à la fin sa maman sur l'une des musiques crées par Mehdi Bourayou. Que c'est beau !
De quoi s'agit-il ?
D'un roman posthume inachevé et très théâtral de Georges Bernanos écrit en 1935 et publié en 1950. Il est adapté pour la scène et pour la première fois par Christelle Reboul et Jean-Pascal Hattu, petit neveu de Georges Bernanos, ami de longue date de la comédienne.
Ce roman « policier » qui n'en n'est pas vraiment un, est inhabituel dans l'œuvre de l'auteur mais nous y retrouvons tous les ingrédients qui n'ont cessé d'animer sa réflexion et sa plume magnifique ; je parle là du combat entre le bien et le mal, de la folie et du crime, de la quête d'amour.
Que nous raconte cette histoire ?
Dans le bureau de sa maison d'édition Emmanuel Ganze écrivain sur le déclin obsédé par la recherche d'un sujet pille sans vergogne la vie de sa première secrétaire, Simone Alfieri, présente à ses côtés depuis des années, effacée et aux ordres. Elle arrive, petite et menue dans sa robe de velours noir, s'assied sur l'unique chaise présente dans la pièce. Mais à bien la regarder un léger tremblement là, au coin de sa bouche laisse deviner la tension intérieure qui l'habite. Veuve d'un certain comte Alfiéri, qu'est-elle devenue pour accepter ce présent sans gloire auprès de cet écrivain déchu lui aussi de son piédestal ? Mais ne levons pas davantage le voile...
Olivier Manville, le deuxième secrétaire, jeune et beau, futur héritier d'une vieille tante qui tarde à quitter ce monde est là aussi qui fera naître en Simone de curieux sentiments amoureux...
Georges Bernanos par la construction diabolique de ce roman noir où les meurtres et le désir de meurtre se dévoilent, où les questions ne trouvent pas toujours de réponse, nous manipule du début à la fin. N'hésitez pas une seconde.
Un mot de Christelle Reboul
« L'ambition de ce projet est l'exploration de cette zone
trouble entre le désir et son impossible réalisation, entre le
Rêve et la Réalité, l'intérieur et l'extérieur, la nuit et le jour, la
vérité et le mensonge, la scène et le public, la raison et la
folie... »
* Se joue jusqu'au 22 juin (voir les dates sur le site)
De quoi s'agit-il ?
D'un roman posthume inachevé et très théâtral de Georges Bernanos écrit en 1935 et publié en 1950. Il est adapté pour la scène et pour la première fois par Christelle Reboul et Jean-Pascal Hattu, petit neveu de Georges Bernanos, ami de longue date de la comédienne.
Ce roman « policier » qui n'en n'est pas vraiment un, est inhabituel dans l'œuvre de l'auteur mais nous y retrouvons tous les ingrédients qui n'ont cessé d'animer sa réflexion et sa plume magnifique ; je parle là du combat entre le bien et le mal, de la folie et du crime, de la quête d'amour.
Que nous raconte cette histoire ?
Dans le bureau de sa maison d'édition Emmanuel Ganze écrivain sur le déclin obsédé par la recherche d'un sujet pille sans vergogne la vie de sa première secrétaire, Simone Alfieri, présente à ses côtés depuis des années, effacée et aux ordres. Elle arrive, petite et menue dans sa robe de velours noir, s'assied sur l'unique chaise présente dans la pièce. Mais à bien la regarder un léger tremblement là, au coin de sa bouche laisse deviner la tension intérieure qui l'habite. Veuve d'un certain comte Alfiéri, qu'est-elle devenue pour accepter ce présent sans gloire auprès de cet écrivain déchu lui aussi de son piédestal ? Mais ne levons pas davantage le voile...
Olivier Manville, le deuxième secrétaire, jeune et beau, futur héritier d'une vieille tante qui tarde à quitter ce monde est là aussi qui fera naître en Simone de curieux sentiments amoureux...
Georges Bernanos par la construction diabolique de ce roman noir où les meurtres et le désir de meurtre se dévoilent, où les questions ne trouvent pas toujours de réponse, nous manipule du début à la fin. N'hésitez pas une seconde.
Un mot de Christelle Reboul
« L'ambition de ce projet est l'exploration de cette zone
trouble entre le désir et son impossible réalisation, entre le
Rêve et la Réalité, l'intérieur et l'extérieur, la nuit et le jour, la
vérité et le mensonge, la scène et le public, la raison et la
folie... »
* Se joue jusqu'au 22 juin (voir les dates sur le site)
Paru le 14/05/2026
(5 notes) ESPACE BERNANOS Jusqu'au lundi 22 juin
COMÉDIE DRAMATIQUE. L’histoire se passe en 1935, dans ce temps où la guerre se prépare. Dans une maison d’édition parisienne, l’écrivain Ganse se sert de la vie de sa secrétaire, Simone Alfieri, pour écrire. Celle-ci se révolte et décide de finir le livre que Ganse a tiré d’elle. Elle entreprend d’écrire son roman to...
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