Zoom par Patrick Adler
Gustave Parking
« Parking un jour sans retour... ». Ce pourrait être les paroles d'un tube des 2B3, sauf que notre joyeux drille, qui est un boy's band à lui tout seul, est bien de retour. Et on s'en réjouit. Inclassable ou plutôt incasable malgré son nom, Gustave Parking revient de ses Antilles d'adoption (où il s'est installé depuis vingt ans) pour une série de représentations au Mélo d'Amélie, petit temple de l'humour.
Quid de ses sorties au chapeau ou plutôt au filet (immense) où s'entassaient davantage de pièces que de billets ? On a tous en tête la grande époque de ce clown poétique et foutraque, de ce Django Edwards français en moins trash et plus consensuel. Le Gustave Parking d'aujourd'hui, qui ne s'autorise pas à vieillir, a gardé la même candeur, la même douceur, le même sourire et... la même affiche qu'il y a 15 ans avec ce sous-titre « De mieux en mieux pareil ». Explication : il philosophe, ironise, tranche. Sa réflexion est fouillée, ses arguments imparables. S'il n'a pas (ou si peu) changé physiquement (il confesse souffrir d'arthrose), il n'a rien perdu de son énergie et de sa joie communicative. Comme un enfant, il a gardé ses doudous, comme la passoire, la louche, le poireau ...
Qui a dit déjà que « la vieillesse est un naufrage»? Marin dans l'âme, il tient le choc. Contre vents et marées. D'autant qu'il sait que la vague du public le porte sur une mer presque étale. Cette vague, c'est la plus bénéfique, la plus fidèle, celle qui, telle Pénélope, attend le retour de cet Ulysse du burlesque à Paris.
Quid de ses sorties au chapeau ou plutôt au filet (immense) où s'entassaient davantage de pièces que de billets ? On a tous en tête la grande époque de ce clown poétique et foutraque, de ce Django Edwards français en moins trash et plus consensuel. Le Gustave Parking d'aujourd'hui, qui ne s'autorise pas à vieillir, a gardé la même candeur, la même douceur, le même sourire et... la même affiche qu'il y a 15 ans avec ce sous-titre « De mieux en mieux pareil ». Explication : il philosophe, ironise, tranche. Sa réflexion est fouillée, ses arguments imparables. S'il n'a pas (ou si peu) changé physiquement (il confesse souffrir d'arthrose), il n'a rien perdu de son énergie et de sa joie communicative. Comme un enfant, il a gardé ses doudous, comme la passoire, la louche, le poireau ...
Qui a dit déjà que « la vieillesse est un naufrage»? Marin dans l'âme, il tient le choc. Contre vents et marées. D'autant qu'il sait que la vague du public le porte sur une mer presque étale. Cette vague, c'est la plus bénéfique, la plus fidèle, celle qui, telle Pénélope, attend le retour de cet Ulysse du burlesque à Paris.
Paru le 17/05/2026
(3 notes) THÉÂTRE LE MÉLO D'AMÉLIE Jusqu'au samedi 29 août
ONE (WO)MAN SHOW. Gustave Parking, personnage de bateleur moderne, philosophe, enchaîne les tournées : en France, en Europe, sur tous les continents et joue dans des salles aussi prestigieuses que l'Olympia et le Casino de Paris. Ce clown-poète dessine un oiseau avec une endive, joue du jazz à l'aide d'une bassine ...
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