Zoom par Patrick Adler
Gwen Aduh
Mon royaume pour un poney
Gwen Aduh ne s'embarrasse pas de mots, il agit. Il est de la race des saigneurs, de ceux qui taillent à la serpe, il est de ces bretons pur beurre (demi-sel, évidemment !) qui n'aiment rien tant que transgresser, batailler, essarter, faucher. Se débarrasser des mauvaises herbes, c'est son combat.
Comme aller à l'essentiel, à l'efficacité. Et plutôt hors des sentiers battus. Iconoclaste un jour, iconoclaste toujours ! Avec un grand-père avocat et curé, quoi d'étonnant !
De ses premiers pas dans la dentisterie avant de devenir très tôt magicien-mentaliste, de faire des spectacles de rue puis des scènes nationales, on peut sans le trahir affirmer qu'il sait tout faire. Comme Alexandre Astier. Au théâtre, ses pièces ont du succès. Lui est reconnu par ses pairs. Consacré par deux fois aux Molières (en 2016 avec « Les Faux British» et en 2018 avec «Le Gros diamant du Prince Ludwig »), l'homme inspire le respect.
N'attendez pas en retour la moindre vanité, la moindre arrogance chez lui. L'homme est humble et discret. Il fait le job. Point. Il trace son sillon en n'oubliant pas de s'enquérir de la météo. Les vents, les pluies, ça le connait. Il fait avec. Il est né dans le crachin. Solide comme le granit de sa terre natale, il remercie juste la Providence de l'avoir placé sur le bon chemin. Après 7 ans d'exploitation parisienne des « Faux British », l'aventure se poursuit en province (Nantes, Toulouse). Que d'aventures depuis le Festival du Fringe à Édimbourg, l'obtention des droits de la pièce des mains de Seyer, Shields et Lewis, les trois auteurs de la comédie-catastrophe « The Place goes wrong », qui donnera l'adaptation française « Les Faux British ».
La rencontre avec la comédienne Miren Pradier sera également déterminante puisqu'elle va co-signer toutes les adaptations depuis les « Faux British » jusqu'à « La Chienne des Baskerville » en passant par « Le Gros diamant... », « Sacré Pan » et « Dans la cour des grands ».
Homme de troupe, Gwen a un vrai sens du casting. Il assume aimer les « gueules », les « couleurs », les «caractères ». Dans « Mon royaume pour un poney », aux accents Monty Pytonesques, il ira prendre, entre autre, l'excellent Krystoff Fluder, Andy Cocq et Denis d'Archangelo, personnages hauts en couleur et... uniques en leur genre. Cette pièce, que nous avons dès le début encensée, joue les prolongations au Gaîté-Rive Gauche après trois mois d'exploitation au Théâtre de la Tour Eiffel. Dans ce quartier très animé et dévolu au théâtre, nul doute que le succès sera au rendez-vous. Les bretons n'auront que la dalle de la Gare Montparnasse à traverser pour applaudir la création d'un des leurs. Et quand on a la dalle, chacun sait (c'est bien connu) qu'on est prêt à tout pour calmer sa faim. Des nourritures intellectuelles aux nourritures terrestres, il n'y a qu'un pas. Les crêperies ne sont jamais loin de la Gaîté-Rive Gauche. Une bonne bolée de cidre vous attend après les élucubrations de ces joyeux drilles du « Poney ».
De ses premiers pas dans la dentisterie avant de devenir très tôt magicien-mentaliste, de faire des spectacles de rue puis des scènes nationales, on peut sans le trahir affirmer qu'il sait tout faire. Comme Alexandre Astier. Au théâtre, ses pièces ont du succès. Lui est reconnu par ses pairs. Consacré par deux fois aux Molières (en 2016 avec « Les Faux British» et en 2018 avec «Le Gros diamant du Prince Ludwig »), l'homme inspire le respect.
N'attendez pas en retour la moindre vanité, la moindre arrogance chez lui. L'homme est humble et discret. Il fait le job. Point. Il trace son sillon en n'oubliant pas de s'enquérir de la météo. Les vents, les pluies, ça le connait. Il fait avec. Il est né dans le crachin. Solide comme le granit de sa terre natale, il remercie juste la Providence de l'avoir placé sur le bon chemin. Après 7 ans d'exploitation parisienne des « Faux British », l'aventure se poursuit en province (Nantes, Toulouse). Que d'aventures depuis le Festival du Fringe à Édimbourg, l'obtention des droits de la pièce des mains de Seyer, Shields et Lewis, les trois auteurs de la comédie-catastrophe « The Place goes wrong », qui donnera l'adaptation française « Les Faux British ».
La rencontre avec la comédienne Miren Pradier sera également déterminante puisqu'elle va co-signer toutes les adaptations depuis les « Faux British » jusqu'à « La Chienne des Baskerville » en passant par « Le Gros diamant... », « Sacré Pan » et « Dans la cour des grands ».
Homme de troupe, Gwen a un vrai sens du casting. Il assume aimer les « gueules », les « couleurs », les «caractères ». Dans « Mon royaume pour un poney », aux accents Monty Pytonesques, il ira prendre, entre autre, l'excellent Krystoff Fluder, Andy Cocq et Denis d'Archangelo, personnages hauts en couleur et... uniques en leur genre. Cette pièce, que nous avons dès le début encensée, joue les prolongations au Gaîté-Rive Gauche après trois mois d'exploitation au Théâtre de la Tour Eiffel. Dans ce quartier très animé et dévolu au théâtre, nul doute que le succès sera au rendez-vous. Les bretons n'auront que la dalle de la Gare Montparnasse à traverser pour applaudir la création d'un des leurs. Et quand on a la dalle, chacun sait (c'est bien connu) qu'on est prêt à tout pour calmer sa faim. Des nourritures intellectuelles aux nourritures terrestres, il n'y a qu'un pas. Les crêperies ne sont jamais loin de la Gaîté-Rive Gauche. Une bonne bolée de cidre vous attend après les élucubrations de ces joyeux drilles du « Poney ».
Paru le 17/05/2026
(44 notes) GAITÉ RIVE GAUCHE Jusqu'au samedi 20 juin
COMÉDIE. Tout le monde connaît la citation de William Shakespeare dans Richard III « mon royaume pour un cheval » ! Mais si Richard est trop petit, il montera sur un poney, voilà tout ! Mon royaume pour un poney: Une comédie Burlesque sponsorisée par les meubles Mignois !
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