Zoom par Patrick Adler
Ex Utero
A la Scène Libre
On lui a retiré l'utérus. Elle a eu ce qu'on appelait vulgairement « la totale ». Mais avant, elle a été mère. Ou l'a fantasmé.
L'autrice Sophie Brugeille avait projeté d'écrire pour Sabrina Nanni sur la maternité et puis, patatras ! Sale coup du sort : Sabrina apprend qu'elle est atteinte d'un cancer de l'utérus. Guerrière, elle ne met pas son « mal de mère » sous le boisseau et la trame narrative va s'orienter alors sur une vie fantasmée, celle d'une femme qui aurait pu avoir un fils, qu'elle aurait appelé Gédéon, qu'elle aurait élevé en même temps que Dalida, sa plante verte, jusqu'à ce qu'il quitte le nid familial.
Pour une « nullipare », elle n'entend pas aller...nulle part. Alors, elle nous invite à ce voyage intime en manière de résilience. Et ça parle aux femmes, bien sûr mais pas que ! Qui ne se reconnait pas dans cette mère angoissée à la naissance, à deux doigts du baby-blues, qui prend tout en charge, divorce, connaît la garde partagée et retrouve le plaisir fugace, s'angoisse quand son fils atteint la puberté et est désemparée en le voyant partir.
Tout est passé si vite. Pour le public aussi qui, après une heure, a vu le fils (et Dalida) grandir, et la maladie poindre. Cash, sans pathos, avec douceur et même de l'humour, Sabrina Nanni nous a offert une leçon de courage, notamment à l'hôpital ou l'on donnait la vie au même étage où elle frôlait la mort.
En se faisant lanceuses d'alerte sur le papillomavirus, Sophie Brugeille et elle deviennent d'utilité publique avec cet « Ex Utero » des plus parlants et des plus réussis.
L'autrice Sophie Brugeille avait projeté d'écrire pour Sabrina Nanni sur la maternité et puis, patatras ! Sale coup du sort : Sabrina apprend qu'elle est atteinte d'un cancer de l'utérus. Guerrière, elle ne met pas son « mal de mère » sous le boisseau et la trame narrative va s'orienter alors sur une vie fantasmée, celle d'une femme qui aurait pu avoir un fils, qu'elle aurait appelé Gédéon, qu'elle aurait élevé en même temps que Dalida, sa plante verte, jusqu'à ce qu'il quitte le nid familial.
Pour une « nullipare », elle n'entend pas aller...nulle part. Alors, elle nous invite à ce voyage intime en manière de résilience. Et ça parle aux femmes, bien sûr mais pas que ! Qui ne se reconnait pas dans cette mère angoissée à la naissance, à deux doigts du baby-blues, qui prend tout en charge, divorce, connaît la garde partagée et retrouve le plaisir fugace, s'angoisse quand son fils atteint la puberté et est désemparée en le voyant partir.
Tout est passé si vite. Pour le public aussi qui, après une heure, a vu le fils (et Dalida) grandir, et la maladie poindre. Cash, sans pathos, avec douceur et même de l'humour, Sabrina Nanni nous a offert une leçon de courage, notamment à l'hôpital ou l'on donnait la vie au même étage où elle frôlait la mort.
En se faisant lanceuses d'alerte sur le papillomavirus, Sophie Brugeille et elle deviennent d'utilité publique avec cet « Ex Utero » des plus parlants et des plus réussis.
Paru le 25/02/2026
(8 notes) SCÈNE LIBRE (LA) Du mercredi 19 novembre 2025 au samedi 24 janvier 2026
SEUL(E) EN SCÈNE. Une femme naît-elle que si elle devient mère ? La vie, parfois, t’oblige à n’être que toi... Un “voyage en mère” qui nous fait chavirer et dans lequel Sabrina Nanni jongle avec nos émotions pendant une heure pleine de vie, d’espoir et d’authenticité.
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