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Clara M.
Ambassadrice Starter Plus ?
Adhérente depuis 2021
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THÉÂTRE DES GEMEAUX PARISIENS
Le 28/05/2026 à 23h52
La langue ciselée de Zweig, l'intelligence de la mise en scène soulignée par la lumière sophistiquée, la modestie d'un décor où quelques menus objets créent une ambiance mystérieuse, l'apport musical judicieux et, surtout la présence d'Anne Martinet, sublime dans sa longue robe noire, élégante et digne, si vulnérable pourtant ! Son visage, sa gestuelle, sa voix, donnent à sa confession mille et une nuances d'émotions : émoi, désir, passion foudroyante, espoir, désillusion et douleur ...
Un moment magique et bouleversant ! |
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THÉÂTRE DE L'ATELIER
Le 28/05/2026 à 00h09
Deux sœurs, Audrey (Bonnet) et Victoria (Quesnel) s'affrontent dans un déchirant duel où jalousie, haine, ressentiment, détresse mais aussi tellement d'amour, sont hurlés dans une violence folle !
Une langue forte et ravageuse pour un règlement de comptes bouleversant, tant sur le plan de l'intimité du lien familial que sur les enjeux dans une société au bord du gouffre. Ainsi, la douloureuse tirade d'Audrey sur l'agonie de la mère m'a laissée aussi pantelante que celle de Victoria sur la tragédie des migrants ! Pascal Rambert offre à deux comédiennes hors normes une double partition incandescente ! |
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STUDIO RASPAIL
Le 27/05/2026 à 01h32
"De l'écrivain au justicier", comme le mentionne la note d'intention, en passant aussi par l'homme aux prises avec ses doutes et le citoyen engagé !
La grande Histoire donc, le scandale de l'Affaire Dreyfus, narrée par un Zola d'abord réticent, puis prêt à tout sacrifier pour mener son combat pour la vérité ! Clifford Paillé, auteur du texte documenté et riche, campe l'écrivain avec force et conviction. Alexandre Cattez donne lui brillamment la réplique dans le rôle de son avocat. Leurs joutes sont passionnées et passionnantes. Certes la pièce est une réussite théâtrale majeure ! Mais selon moi, l'essentiel réside dans l'exceptionnelle modernité de son propos qu'on pourrait croire écrit ce matin même. À l'intention des tyrans, petits et grands, qui voudraient faire fi des droits conquis de haute lutte afin d'attenter aux libertés si précieuses et faire in fine chuter la démocratie ! À ceux aussi, jeunes, qui ont déjà renoncé, et moins jeunes, qui ont oublié ! Un spectacle édifiant et salutaire ! Bravo 👏👏👏et merci ! P.S. ce nouveau lieu, le Studio Raspail, mérite d'être découvert : confort, accueil et d'ores et déjà programmation éclectique ! 😍 |
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THÉÂTRE DE L'ATELIER
Le 23/05/2026 à 03h24
Le théâtre de Lars Norén ne se veut guère aimable ! Deux couples se déchirent à coup de paroles blessantes, dérangeantes, or cette violence verbale en cache d'autres : les violences psychiques subies par les deux femmes. Jalousie ou désintérêt des hommes, mal de maternité, vieillissement, blessures, névroses et trahisons éclatent mais, le langage policé de la bourgeoisie, ivresse oblige, laisse place aux dialogues crus, voire obscènes.
Si les deux rôles masculins m'ont laissée à distance, les deux comédiennes, Bérengère Warluzel-Alma, écrasée sous le fardeau de la judéité, et Caroline Proust-Hedda, si vulnérable, sont bouleversantes. Quant à la mise en scène de Charles Berling, je reste circonspecte, faire asseoir quelques spectateurs dans les fauteuils du salon, tout n'est sans doute que représentation ? |
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THÉÂTRE DE LA REINE BLANCHE
Le 20/05/2026 à 23h46
D'abord décontenancée par le ton de cette "créature hybride", étrange femme-enfant, j'ai ensuite été captivée puis émue par le récit tellement authentique des menus évènements consignés dans le journal de Camille, des années du primaire au collège, les premières fois, les copines, les garçons, la musique...et malgré tout la peur de grandir, de mourir...Devenue adulte, que reste-t-il de l'adolescence ?
Camille Dordoigne interprétée par Chloé Zufferey, un spectacle atypique et audacieux. |
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THÉÂTRE ESSAÏON
Le 19/05/2026 à 03h09
Après la découverte de la lecture à la Huchette, quel plaisir de voir le spectacle de et avec Nicolas di Tullio, qui réussit la gageure de se dévoiler sans aucune impudeur ! Judicieusement mis en scène et en lumière, interprété à deux voix : l'apport du comédien Freddy Viau donne au récit pourtant implacable de l'itinéraire chaotique de ce "sacrée petit bonhomme" un ton drôle et tendre à la fois.
"Des très bas, des très hauts"... et un immense appétit de vivre et de partager ! Et l'amitié portée en étendard ! Merci pour ces merveilleuses émotions ! 👏👏👏 |
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LA CROISÉE DES CHEMINS - Salle Paris-Belleville
Le 17/05/2026 à 23h58
Georges Feydeau, un vaudeville donc, une mécanique bien huilée qui allie rythme, rebondissements et quiproquos autour des thèmes du mariage et de l'adultère mais aussi de la critique des codes de la bourgeoisie !
Cette version moderne ne bénéficie pas de décors ni de costumes sophistiqués mais peut en revanche compter sur une troupe enthousiaste, énergique, tout particulièrement les jeunes comédiennes aussi talentueuses que ravissantes. Enlevée, drôle, cette comédie m'a embarquée ! |
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THÉÂTRE ACTUEL / LA BRUYÈRE
Le 16/05/2026 à 00h18
Danseuse, chanteuse, actrice, Kelly Rivière donne vie aux gens qu'elle a croisés, aux proches qu'elle a aimés.
Sa verve, son humour bienveillant, illustrent les anecdotes de sa vie d'artiste, rencontres, castings, et, si l'intermittence n'est assurément pas "La vie rêvée" c'est la sienne, rude parfois, joyeuse aussi ! L'émotion et le sourire confèrent à ce seule-en-scène une douceur bienvenue. Même si cet opus n'a pas la puissance de "An irish story" Kelly Rivière est si talentueuse et lumineuse qu'elle emporte son public ! |
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LA CROISÉE DES CHEMINS - Salle Paris-Belleville
Le 15/05/2026 à 01h05
Cette œuvre de Garcia Lorca, dont tous les personnages sont féminins, dénonce néanmoins le rôle subalterne de la femme dans l'Espagne rurale du début du XXème siècle : Bernarda, ses cinq filles, sa vieille mère sénile et Poncia la servante, vivent recluses dans la maison.
Si les hommes ne paraissent pas, ils sont pourtant au cœur de tous les discours, de tous les désirs ... Pepe el Romano l'objet de toutes les convoitises ... Dans sa mise en scène, Khadija El Mahdi, excellente spécialiste du jeu masqué, (les masques sont d'ailleurs magnifiques et les comédiennes pertinentes), ajoute des comédiens récitants, ce qui selon moi rallonge inutilement le spectacle, de même pour la scène où ils endossent les rôles de Bernarda et Poncia, à quelle fin ? Plus encore l'acmé de la tragédie joué hors plateau et le final, où Bernarda et sa canne imposent le silence, quasi éludé ? Ces choix, ainsi que l'apport musical, tambour et cordes, ne m'ont guère convaincue. |
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L'ATHÉNÉE THÉÂTRE LOUIS-JOUVET
Le 13/05/2026 à 23h06
Paul et Julia intellectuels bourgeois sont installés dans un lieu mi- bureau mi-salon, presque sans meubles ; juste un balcon derrière une vitre opaque.
Ils sont comme anesthésiés par un quotidien dénué de désir ou de plaisir. Pas d'enfant, pas de jouissance ! Juste la réussite sociale ! En pleine nuit, horaire improbable, ils ouvrent leur porte à la nouvelle assistante de Julia, Joséfine et à son compagnon Tilman, jeunes, amoureux, sensuels. Christèle Tual et Laurent Poitrenaux. Hortense Girard et Guillaume Costanza. Les comédiens parlent, boivent, se frappent aussi ... sans que l'action progresse ! Puis, les femmes restent seules car les hommes disparaissent ... symbolique demeurée obscure pour moi, féminisme ou antipatriarcat ? Une fin bancale. Cette pièce m'a laissée perplexe, dans l'incertitude face à l'incongruité dont je n'ai pas vraiment perçu la pertinence. |
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THÉÂTRE DE LA REINE BLANCHE
Le 13/05/2026 à 01h23
Daniel Pennac se glisse dans la peau d'un homme qui, de l'enfance à la mort consigne minutieusement les avanies de son corps.
Un corps qui se découvre, passe par mille ressentis intimes, douleurs, peurs, défaillances, sang, flux et humeurs... mais qui est aussi doté d'affects et de sentiments. De ce journal singulier, Julie Laufenbüchler tire un spectacle subtil, drôle et émouvant, cru parfois, jamais impudique ! Amours, désirs, paternité, effets du temps, le récit est interprété avec passion par David Nathanson d'une magnifique justesse. Une réussite, comme souvent à la Reine Blanche ! 👏👏👏👏👏 |
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COMÉDIE DES TROIS BORNES
Le 10/05/2026 à 20h38
Vian, Prévert, Pérec ... évidemment j'allais avec enthousiasme à la rencontre de ces textes connus mais tellement d'actualité à l'heure du "réarmement" tous azimuts !
Or, l'interprétation tout en finesse de Florent Aumaître m'a impressionnée tant il s'approprie chaque mot, mêlant habilement verve, humour et tendresse ! Un spectacle salutaire à soutenir assurément ! |
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THÉÂTRE DE BELLEVILLE
Le 10/05/2026 à 20h25
Une jeune troupe dynamique et investie défend avec conviction cette "tragédie burlesque" qui, à travers une chaîne télé, expose l'envers du décor de nos sociétés du divertissement en déréliction. On mesure l'absurdité et la violence des rapports hiérarchiques et la vacuité de ce monde.
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THÉÂTRE FUNAMBULE MONTMARTRE
Le 08/05/2026 à 23h33
Le texte de Rémi De Vos évoque la somme de toutes nos peurs, peur de l'avenir, peur de l'autre, peur de la différence, peur du désordre et du hasard. Juste avant que cette peur, mortifère, ne nous conduise à une folie, celle qui peut s'emparer d'un couple comme d'un peuple et l'emmener tout droit vers l'abîme totalitaire !
Cela commence dans la blancheur d'une pureté éclatante de l'intérieur du couple Grete et Fritz, mais, avec l'intrusion de Yossip "l'Etranger"... ça finit dans le rouge de l'hémoglobine ! Cette comédie délirante, cynique, provocatrice, tranchante et saignante, drôle et jubilatoire, est aussi parfaitement servie par une mise en scène qui joue savamment des éclairages et qui jouit d'une interprétation talentueuse ! Bravo aussi pour le choix musical : "Sag Warum"... bonne question ! Un excellent moment de théâtre à savourer ! |
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THÉÂTRE DE LA BOUSSOLE
Le 07/05/2026 à 22h59
Isabelle Lefaucheur a écrit et interprète avec grâce et élégance le récit de sa reconversion, l'ex-architecte donc reconstruit sa vie : nouvelles fondations, réhabilitation du chantier, du sol plafond ! Pour conquérir la première place dans le cœur de ses parents ? Pour aller mieux sans doute ? Ou pour viser l'Olympia !
D'autant que c'est moins dangereux de rater une vanne qu'un bâtiment. Jamais vulgaire, parfois émouvante, souvent drôle ! Humour et autodérision ! Voilà un seule-en-scène qui m'aura réconciliée avec le stand-up ! |
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THÉÂTRE DE LA REINE BLANCHE
Le 07/05/2026 à 01h35
Au Vatican, Christine, jeune novice franciscaine, en deuil et en plein doute, croise deux religieuses atypiques, deux Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, militantes de la prévention du SIDA, qui l'embarquent à Paris ... dans un univers d'extravagance où foi rime avec tolérance.
De cette rencontre iconoclaste entre le profane et le sacré naissent une réelle sororité et la joie comme antidote au deuil ! Ce spectacle haut en couleurs bénéficie d'une écriture pertinente dans une mise en scène qui joue la transparence, changement de costumes et maquillage sur le plateau même. Quant à l'interprétation, performance et paillettes, quelle maestria ! La fête, à l'instar du théâtre, moyen de résistance à la tragédie ! Magnifique ! |
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THÉÂTRE FUNAMBULE MONTMARTRE
Le 06/05/2026 à 01h36
Cet inattendu seul-en-scène est un véritable tour de force qui relate avec humour et verve mille et une anecdotes authentiques des (més)aventures du métier de comédien. Robert Bouvier, artiste devenu directeur de théâtre, campe avec maestria une cinquantaine de personnages, famille, institutrice, mécène excentrique, artistes connus ou non ... il narre ses souvenirs, débuts chaotiques, bourdes et ratés et surtout, il nous fait généreusement partager sa passion du théâtre ! C'est brillamment écrit, rythmé, loufoque et tellement drôle ! Une bouffée d'oxygène !
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THÉÂTRE ESSAÏON
Le 04/05/2026 à 11h21
Machination, complot, trahison, toute la noirceur shakespearienne réinventée dans la soif de pouvoir et de vengeance du stratège Iago, le traître iconique, brillamment interprété par Philippe Nicaud, voix, gestuelle, mimiques savamment orchestrées.
Sa mise en scène de cet OTHELLO, à l'instar de son MACBETH, joué, chanté, est d'une rare intensité, dans un décor tendu de quelques fils, symboles du piège ourdi. Un spectacle magistralement incarné. |
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THÉÂTRE DES GEMEAUX PARISIENS
Le 02/05/2026 à 23h06
Je salue la prestation impressionnante de Nathalie Lucas dans cette scénographie aérienne, avec un superbe usage de la vidéo, mer et cieux sont sublimes !
En revanche le texte plutôt répétitif ne m'a pas totalement convaincue malgré la passion de la comédienne pour restituer les pensées de la navigatrice entre désespoir, doutes et abandon, ainsi que pour donner au récit un souffle épique. |
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LE RÉPUBLIQUE PARIS
Le 30/04/2026 à 23h25
"Le bon sens" ? Oui mais ... Est-ce la présence d'un ado de 13 ans pour un stand-up pourtant interdit aux moins de 18 ans, pour moi ça n'est jamais allé "Trop loin" !
S'il aborde en effet les sujets qui fâchent, sexe, religion, politique... Maka Sidibé beau gosse revendiqué évite certes le manichéisme mais pas toujours les facilités. Décidément, susciter le rire est un art redoutable... Mais merci pour les invitations cher Starter, (ce qui permet de sortir de sa zone de confort, le Stand-up dans mon cas). |
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THÉÂTRE DU LUCERNAIRE
Le 29/04/2026 à 20h34
Une formidable aventure à la suite du capitaine Achab et de son obsession vengeresse à l'encontre de la féroce Moby Dick.
La magnifique performance des quatre comédiens, très investis dans des rôles multiples, nous emporte dans cette funeste épopée sur les mers comme à travers des orages de l'âme humaine ! |
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THÉÂTRE ESSAÏON
Le 29/04/2026 à 00h30
De l'affiche aux lumières, du maquillage aux costumes, du décor à la mise en scène, des chansons aux chorégraphies, et surtout du texte à l'interprétation, tout dans ce magistral spectacle m'a séduite et emportée !
Quand Constance avocate rigide entre en collision avec Sissi von Vart drag Queen amoureuse de la vie : de cette rencontre improbable dans la loge de la diva jusqu'au show final, on découvre des failles, des manques, des drames ... mille et une émotions et tant d'amour ! Le cabaret de la vie derrière les paillettes ! Manon Viel et Laurent Viel, nullement dans la caricature, jouent de divers registres avec une grande justesse et enfin, ils sont d'une beauté somptueuse ! Une magnifique réussite ! |
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THÉÂTRE DU POCHE-MONTPARNASSE
Le 26/04/2026 à 21h41
Ce seul-en-scène, juste souligné par les notes d'un violon, présente l'œuvre de Jean Genet, déclaration d'amour à Abdallah Bentaga, jeune funambule du cirque Pinder.
Pierre Constant,93 ans, y offre une interprétation bouleversante de cette réflexion poético-érotique sur l'art, la terrifiante solitude de la création, là où la vie ne tient qu'à un fil... celui de la représentation.... |
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THÉÂTRE ESSAÏON
Le 24/04/2026 à 00h02
Une petite heure que Camille de Leobardy mène avec enthousiasme, tour à tour pianiste, mime, comédienne, chanteuse pour évoquer le voyage à Paris de Mozart, expérience semée d'embûches voire de désillusions, mais aussi quête d'indépendance et de liberté artistiques ... Et bien sûr la musique sublimée par cette salle voûtée Cabaret de l'Essaïon !
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THÉÂTRE DE BELLEVILLE
Le 23/04/2026 à 00h30
Thomas Gourdy, fils, petit-fils et arrière-petit-fils de policiers, enfant, il grandit avec les récits héroïques d'un père acrobate dans les spectacles de la Préfecture de police de Paris, mais aussi "voltigeur à moto", la nuit ... impliqué dans la mort de Malik Oussekine ?
Le récit s'achemine depuis l'enfance, quand les figures de l'autorité avaient le visage des héros. Adulte, lors d'un contrôle de police qu'il ne supporte pas, il s'interpose, filme, et se retrouve devant le tribunal ! Surgissent, les souvenirs déformés, les silences, les contradictions qui nourrissent le questionnement militant d'aujourd'hui : quel est le rôle de l'institution policière, ordre, loi, justice ... Un spectacle documentaire polyphonique, très touffu, parfois inconfortable voire dérangeant ... à dessein ! |
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THÉÂTRE DE BELLEVILLE
Le 22/04/2026 à 20h59
Le propos, particulièrement d'actualité, illustre une méthode en dix commandements pour fabriquer un dictateur. Grâce à trois bonimenteurs, on assiste au cirque médiatique...que j'aurais préféré plus incisif car, malgré les citations Shakespeare, Arendt ou Brecht, les changements de registres m'ont un peu perdue.
Cependant, comme le suggère la pièce, profitons de la liberté qu'offre la Démocratie, tant qu'il est temps... |
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THÉÂTRE ESSAÏON
Le 21/04/2026 à 22h13
"Surveiller et punir" de Michel Foucault, je ne l'ai pas lu, dit Céline Caussimon, mais, en animant un atelier d'écriture sur des chefs d'œuvre de la peinture auprès de détenus en prison, elle va vivre une curieuse expérience qu'elle partage avec le public dans ce seule-en-scène.
L'univers carcéral, clés, surveillants, mitard ... et bien sûr, hommes et femmes emprisonnés, dont elle ne connaît que le prénom et dont elle restitue les écrits sur ces toiles de Cezanne, Van Gogh, Basquiat, Hopper ou Picasso... Un regard différent sur ces œuvres célèbres, drôle parfois ou émouvant, décalé mais d'une étrange acuité aussi. Et en arrière-plan, la problématique essentielle : quel est le rôle de la prison ? Infliger une peine, une punition, une privation de liberté, une souffrance donc substitut moderne aux châtiments corporels d'antan.... |
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MANUFACTURE DES ABBESSES
Le 18/04/2026 à 22h18
"Nous les grosses", texte incisif de Guillaume Druez ou l'anatomie de l'obésité !
Blanche, 48 ans, souffre de boulimie, elle "bouffe" pour oublier la vacuité de son existence ou pour combler un manque ou pour panser son cœur déchiré... ? Certains sont accros à l'alcool, au tabac, au sexe ... Elle, c'est au sucre. Avec franchise, Blanche nous raconte ses déboires avec ce satané calcul de l'IMC, avec les régimes ... et les autres. Elle dit les réflexions désobligeantes, les remarques psychologisantes et les souffrances jusque dans sa féminité. Seule en scène, Stéphane Bissot, à la fois forte et vulnérable, incarne Blanche avec bravoure et son monologue, qui va crescendo, est un cri bouleversant ! Un spectacle à voir assurément. |
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MÉTROPOLE (LE)
Le 18/04/2026 à 00h18
Les critiques dithyrambiques dans la presse comme sur le site Starter, la caution de Waly DIA, dont les chroniques sur Inter et le spectacle au théâtre de l'œuvre m'ont enchantée, j'allais en confiance au seul-en-scène d'Umut Köker.
Las ! Hormis les quelques remarques au début (comment se faire de la place dans le métro ou les mères accompagnatrices de sorties scolaires) qui m'ont fait sourire, je me suis terriblement ennuyée dans ce long tunnel de clichés sur l'intégration, les quartiers... mais surtout de blagues graveleuses sur les WC à la turque, les noms ... visiblement à destination des turcs dans la salle ! Quant au sketch sur le rasage des testicules ... bof ? Certes, échapper au racisme ambiant et dépasser les apparences, joli programme de ce Paradoxe ! Cependant pas vraiment de critiques mordantes ou à visée politique dans ce stand-up qui n'a guère sollicité ni mes neurones ni mes zygomatiques ! Déception ! |
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THÉÂTRE DE LA REINE BLANCHE
Le 16/04/2026 à 23h48
Enquête de famille, pièce d'Élisabeth Bouchaud d'après le roman de Jacques Attali, Le livre de raison, narre l'affaire Paul Chardin, violoniste virtuose dont le passé durant la seconde guerre mondiale est entaché de collaboration avec Vichy, participant à "l'épuration de la musique" alors même qu'il passe pour résistant !
Derrière l'éternel dilemme, faut-il distinguer l'homme de l'artiste, c'est l'histoire d'une famille à la destinée tragique, que les fantômes hantent, génération apres génération. La scénographie autour des splendides statues vêtues de soie, l'usage judicieux des vidéos à la manière d'hologrammes, la distribution jonglant avec les époques grâce à l'excellence des comédiens, concourent à la richesse de ce spectacle dont l'une des qualités réside dans la dénonciation de l'antisémitisme ... |
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THÉÂTRE DE LA BOUSSOLE
Le 15/04/2026 à 23h32
Ce "Télescopage", au propre comme au figuré, parfaitement écrit et interprété par Jamel Khada, offre un réel intérêt par son propos d'une grande subtilité et par sa verve exceptionnelle dans les registres de langue caractéristiques des deux personnages antagonistes, Nenesse, fâché avec les mots et Jean-Paul au contraire amoureux de la poésie et du langage.
Jeux de mots savoureux, accents, mimiques et gestuelle contribuent à rendre vivante la rencontre improbable de ces deux hommes empêchés pourtant si attachants ! Voilà donc un seul-en-scène qui vaut le détour ! C'est drôle, dense, sans temps morts, une véritable pièce de théâtre, à des années lumières des habituels sketches de stand-up. À ne pas manquer, assurément ! |
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THÉÂTRE NATIONAL DE LA COLLINE
Le 14/04/2026 à 22h58
D'abord saluer le retour à la Colline d'un texte de Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig.
Puis noter l'usage splendide du décor immaculé dont la géométrie varie au fil du propos, associé au jeu sophistiqué des lumières. Ensuite dire de le bonheur de savourer l'interprétation tout en nuances et aussi la diction parfaite des ces trois comédiennes talentueuses, Cécile Coustillac, Chloé Réjon ardente et Clotilde Mollet toujours tellement juste dans des registres si différents. Enfin suivre avec un intérêt croissant l'histoire de ces trois femmes Astrid, Sara, Eva et, en miroir, des trois hommes qui jalonnent leur vie, le fils, le frère, le père. Dans les dialogues, leur amitié, leurs liens sont exposés avec une acuité parfois douloureuse, passant de l'émotion à l'humour, permettant une analyse de ces liens Ô combien humains. Qu'est-ce que l'amitié ? Comment trouver "sa place" et donc l'équilibre entre son besoin des autres et une nécessaire indépendance ? Un spectacle tout à la fois sensible et intelligent qui laisse toute latitude au spectateur pour se saisir de la complexité du sujet. Quelle réussite ! |
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THÉÂTRE DU ROND-POINT
Le 11/04/2026 à 23h41
Entouré de Dramane Dembélé, musicien multi-instrumentiste, Jessica Martin-Maresco, chant, clavier et interprétation, Adama Diop d'emblée inspiré, magnétique et incandescent, s'empare de l'Apocalypse et mêle son propre récit à la puissance du grand poète martiniquais Aimé Césaire : Cahier d'un retour au pays natal. Mémoire, testament, héritage... un père à sa fille, message universel ...
Les lumières, les beaux visages d'Adam et Aimée et le décor floral final parachèvent l'impression d'embarquer pour un voyage onirique, musical et poétique ! Sublime ! |
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THÉÂTRE DU ROND-POINT
Le 11/04/2026 à 22h57
"Il vaut mieux mourir sur scène qu'à l'Ehpad" ! Dès l'avant-propos le ton est donné, un humour souriant.
Pourtant, Mohamed El Khatib s'attaque au tabou qui entoure la vie affective et sexuelle des personnes âgées, sexualité qu'on leur dénie, par pudeur, ou parce qu'on refuse de la voir à l'instar de leurs enfants. De jolis moments tels les dialogues de Roméo et Juliette ou bien Bérénice, d'autres plus émouvants comme l'hisoire d'Anne et Jean-Claude, d'autres encore drôles et décalés tel le bootyshake de Salimata, galvanisée par son idylle avec un mexicain "caliente" ! Enfin une belle performance de Yasmine Hadj Ali, délicieuse aide-soignante aux anecdotes croustillantes et à la voix exceptionnelle ! Certes, le spectacle aborde diverses formes d'amours, hétéros comme homos, cependant j'aurais espéré davantage d'audace pour mieux défier le conformisme et les préjugés qui rendent transparents ces « vieux ». |
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THÉÂTRE DE LA REINE BLANCHE
Le 11/04/2026 à 00h25
Sur fond d'effondrement de l'Europe illustré longuement par une vidéo, Sigmund Freud, à la fin de sa vie, et sa fille Anna s'affrontent autour de l'OEdipe, concept historiquement utilisé pour culpabiliser voire faire taire les victimes d'inceste, en particulier les enfants dans le milieu familial.
Dans un dialogue tendu et magistralement interprété, ce spectacle offre une approche féminine et féministe avant l'heure, comme pour repenser «le rapport entre le réel et le fantasme» dans la théorie psychanalytique. Une œuvre exigeante qualité Reine Blanche ! |
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THÉÂTRE 14
Le 09/04/2026 à 23h18
Je vais apporter une note discordante au concert d'éloges des commentaires à la mesure de ma déception sans doute, car, malgré le travail et le talent indéniable des comédiens, Axel Granberger plus que crédible dans le rôle titre, je n'ai pas retrouvé dans ce spectacle la puissance douloureuse du texte de Bernard-Marie Koltès.
Ici, la fuite tragique du tueur en série, à la gueule d'ange et à l'âme démoniaque, ce cheminement qui le conduit à une mort (enfin acceptée ?) m'ont semblé brouillés par la mise en scène par trop éclatée, dispersée, hors du plateau parfois, mais surtout par la musique omniprésente. |
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THÉÂTRE DE LA REINE BLANCHE
Le 08/04/2026 à 23h49
Dans ce seule-en-scène autobiographique, Anne Leterrier évoque, malgré son enfance heureuse dans une famille d'adoption aimante, son besoin impérieux de connaître ses origines.
En quête de son identité, lettres, chants, souvenirs, voix off, composent son récit souvent pertinent quant à ce qui fait les liens de filiation et maternels. Malgré la sensibilité de l'artiste, je n'ai pas réussi me laisser emporter par son histoire, sans doute pas suffisamment théâtrale ? Un travail à encourager néanmoins. |
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THÉÂTRE ESSAÏON
Le 07/04/2026 à 23h58
La lumineuse présence de Claire Mirande, son jeu tout en nuances dans des registres opposés, la symbolique poétique des moments chorégraphiés, tel le pas de deux avec une jeune danseuse si gracieuse, et bien sûr le charme d'Arnaud Lemaire, également l'auteur metteur en scène, en compagnon un peu gauche parfois, comme décontenancé devant l'adversité qui s'abat sur son couple, tout concourt à évoquer ce qui tisse le rapport amoureux, même lorsque la mémoire s'évanouit. Jusqu'à réinventer l'amour ! Une belle histoire à découvrir assurément.
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LA CROISÉE DES CHEMINS - Salle Paris-Belleville
Le 04/04/2026 à 23h32
"Spectacle littéraire, théâtral et musical "! Telle est la promesse de la note d'intention, or c'est peu dire que le défi est brillamment relevé grâce à une proposition très originale pour rendre hommage au génie de Fernando Pessoa.
Qu'elles lisent, disent ou chantent, ces trois lumineuses artistes interprètent le grand auteur portugais ... et ses hétéronymes avec talent, sensibilité et élégance. Un piano, des livres, quelques accessoires judicieux et des chansons subtilement choisies, fado bien sûr mais aussi Anne Sylvestre (les gens qui doutent), une once de joie, une pincée d'humour, et nous voilà plongés dans un imaginaire foisonnant et propulsés au cœur de cette "constellation des êtres". Sans didactisme aucun, une œuvre qui donne envie ... de lire ! Olivia, Rebecca, Valentine, bravo 👏👏👏👏👏 |
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LA CROISÉE DES CHEMINS - Salle Paris-Belleville
Le 04/04/2026 à 22h52
Et si Scapin était une femme ?! Se proposant de remplacer le grand Molière en réinventant ces "fourberies" à l'aune d'un féminisme de bon aloi, son assistante imagine une comédie virevoltante où le dynamisme et l'enthousiasme des huit jeunes comédiens font merveille. Langue et références dignes du maître, réel travail de mise en scène, belle complicité avec le public, un excellent moment de théâtre ! À voir.
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THEATRE OUVERT
Le 03/04/2026 à 23h31
Quatre saisons dans l'intimité de quatre amis, joie apparente mais menace sourde ... et soudain, la catastrophe nucléaire ... qui bouscule les certitudes, la quête de sens, le progrès, le risque ou le déni ...
Tout se dérègle, tout se délite... une démonstration de la fragilité du vivant ! Malgré l'implication des jeunes comédiens et la belle utilisation du décor, des longueurs m'ont rendu le spectacle assez pesant, avec une impression de déjà vu. |
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STUDIO HÉBERTOT
Le 02/04/2026 à 23h42
Les tribulations d'un ouvrier malentendant aux prises avec la bureaucratie d'une administration qui, au lieu de lui venir en aide, le conduit en absurdie. Sommé d'entrer dans de "p'tites cases" au mépris de son intelligence, voire de son humanité, le personnage écrit et incarné par Joël Chalude trouve pour seules issues, l'humour et l'autodérision. Par ses redites et répétitions, il illustre le sentiment de tourner en rond. Il donne aussi une sacrée leçon quant au respect dû à l'autre, surtout s'il est différent.
Enfin, grâce au talent de ces deux complices de scène, Eliot Jenicot hilarant psychiatre et Benoît Cassard son surprenant assistant, on rit ... dans l'empathie ! D'autant que ces situations sont fréquentes, quel que soit notre statut, handicapé ou non. Le théâtre ici trouve toute sa valeur cathartique, jusqu'à la chute totalement inattendue... un spectacle à voir... et à entendre ! |
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THÉÂTRE DES MATHURINS
Le 02/04/2026 à 00h22
Cocteau, Marais, derrière ces mythiques "amants terribles", l'histoire dans l'Histoire de deux monstres sacrés.
La mise en scène, les décors et costumes, jusqu'à la bande son originale, tout se conjugue pour donner au récit de cette passion fiévreuse une intensité brûlante de sensualité ! Quant à l'interprétation, d'une force magistrale, elle m'a littéralement transportée ! Valentine Kipp, à l'aise dans les trois rôles féminins, existe vraiment entre ces deux brillants comédiens, Louka Meliava pas seulement bel animal rebelle, et Boris Terral impressionnant de justesse ! Une œuvre remarquable qui fait aimer le théâtre ! Bravo 👏 👏 👏 👏 👏 |
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THÉÂTRE DE LA REINE BLANCHE
Le 31/03/2026 à 23h13
Jusqu'à dimanche, seulement !
Un spectacle "Qualite-Reine-Blanche" à ne pas manquer tant il touche, émeut et bouleverse en ce qu'il relate le parcours du combattant de Laurent et Quentin, jeune couple qui veut adopter un enfant. Tout en nuances, cette conférence karaoké s'appuie sur la complicité musicale du public et qui, si elle n'évite nullement les questions de fond, intellectuelles, sociétales et politiques, aborde subtilement les réflexions intimes et les doutes. À noter la mise en scène judicieuse et l'interprétation intense de Laurent Franchi. Une histoire singulière et pourtant universelle ... Bravo 👏 👏 👏 👏 👏 |
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THÉÂTRE DE NESLE
Le 29/03/2026 à 00h01
Sous la voûte du théâtre de Nesle savamment éclairée par Willam Orrego Garcia, l'écriture puissante de Daniel Keene s'incarne magistralement dans l'interprétation intense de Nicolas Roussillon Tronc et de Mouss Zouheyri, également à la mise en scène.
Poignants, sans pathos, ces textes mettent des mots sur les maux de ceux qui, laissés pour compte et exclus de nos sociétés, n'ont plus rien ...que leur humanité ! Un spectacle pour les regarder autrement peut-être ? ! P.S. fin le 29 mars mais reprise jusque fin avril 2026. |
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STUDIO HÉBERTOT
Le 28/03/2026 à 19h28
Quand le théâtre rend hommage à la peinture, mais aussi à littérature et à la poésie, sur fond historique, belle célébration de l'Art donc !
Sans didactisme aucun, ce spectacle enlevé et foisonnant retrace la naissance de l'Impressionnisme ainsi que la vie et l'amitié de ces peintres. Les jeunes comédiens, dynamiques et convaincants, virevoltent avec aisance dans une mise en scène épurée. En outre, l'exposition finale des tableaux m'a séduite ! |
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THÉÂTRE DU LUCERNAIRE
Le 28/03/2026 à 02h39
🌟🌟🌟Dans cette adaptation brillante du roman à la fois fantastique et philosophique d'Oscar Wilde, Thomas Le Douarec déploie une mise en scène simple et efficace, laissant toute la place aux dialogues incisifs voire cruels qui éclairent la relation entre Dorian, Basil et Lord Henry.
Du rêve hédoniste de la jeunesse et de la beauté éternelles au cauchemar du péché et de l'immoralité, dans la seule quête d'une vie de plaisirs, au risque de perdre son âme ! L'image, l'apparence, le pouvoir, la corruption... au XIXe siècle comme de nos jours, à l'ère de Tik Tok et Instagram, ce "portrait" demeure d'une brûlante actualité. Au côté de Th. Le Douarec, excellentissime dans le cynisme de Lord Wotton, Fabrice Scott campe un Basil émouvant et subtil. Caroline Devismes, sensuelle et bouleversante dans chacun de ses personnages, fait montre de ses talents, jeu et chant. Enfin, Mickaël Winum, magnifique Dorian Gray au charme vénéneux à souhait, allie la beauté à une solide présence. Lumières raffinées et costumes élégants ajoutent à la magie de ce spectacle captivant dont on sort éblouis, comme enivrés ! 👏👏👏 |
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LA CROISÉE DES CHEMINS - Salle Paris-Belleville
Le 27/03/2026 à 00h35
Au-delà du mythe d'Œdipe et de son intrigue bien connue, l'essentiel réside dans la dissection du mécanisme inéluctable de la tragédie, cette "machine infernale" qui même inexorablement l'homme à la violence et donc à sa perte, pauvre jouet du destin privé de tout libre arbitre.
Malgré quelques longueurs, le travail rigoureux de cette jeune troupe mérite l'intérêt car il porte haut le texte de Cocteau, d'autant que les éléments de modernité des costumes et de la musique n'en atténuent pas la portée. L'interprétation, sincère et inspirée, Œdipe et Jocaste particulièrement, montre un réel investissement. Un spectacle ambitieux à voir assurément. |
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THÉÂTRE DE LA HUCHETTE
Le 26/03/2026 à 01h46
Adaptation très réussie du chef d'œuvre de Dostoïevski, ce spectacle conjugue les talents de Dominique Scheer-Hazemann à la mise en scène, François Peyrony pour la musique et, bien sûr, de l'interprétation magistrale et sensible des trois comédiens-chanteurs, Milena Marinelli, Adrien Biry-Vicente et Jérémy Petit, aussi à l'aise dans le chant que dans le jeu.
Pour le fond, à la fois fidèle au roman et empreint de modernité quant aux rôles des femmes, de la misère, de la foi... il illustre les affres de ce personnage en proie à ses démons : sentiment de supériorité jusqu'à s'affranchir de la loi, culpabilité voire remords. Un excellent moment de théâtre, où l'émotion le dispute à l'intelligence et dont on sort nourri et grandi. 👏👏👏Merci ! |
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THÉÂTRE ESSAÏON
Le 21/03/2026 à 23h23
Monologue intense et bouleversant d'humanité pour illustrer que l'on n'existe que dans le regard de l'autre, le voisin, le proche, a fortiori le père de Marie-Pierre, alias Jean-Pierre qu'elle s'évertue à soutenir et accompagner chaque mardi à Monoprix ....jusqu'à ce que ....
Décidément l'écriture d'Emmanuel Darley sied à l'interprétation subtile de Thierry de Pina. |



