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(13 notes) THÉÂTRE DES BOUFFES-PARISIENS Du mardi 23 septembre 2025 au jeudi 1 janvier 2026
THÉÂTRE CONTEMPORAIN. Un huis clos, installé dans deux vastes cabinets de toilette séparés par une mince cloison, met en scène deux couples en crise. Les parents d’un côté, leur fils et sa femme de l’autre. Avec un humour désopilant, l’auteur nous plonge au cœur d’une tragi-comédie de haute tenue. Une sorte de boulevar...
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Notes des adhérents
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Marie-Claude T. a écrit le 30/12/2025 à 12h18
Il y a du Tchekhov ou du Strindberg dans cette pièce de Claude Simon.
Comme eux, il explore l'intime, nous donne à voir les frustrations des personnages, les fige dans un terrifiant immobilisme.
A l'instar du premier, il distille l'ennui, le tragique de ces vies où il ne se passe rien et où le temps s'écoule à ressasser des regrets - tels les rengaines de la pie jacassante qu'est la mère - où à vomir les visions d'horreur d'une agonie : terribles propos de Georges sur sa vieille tante "montagne de graisse impotente" qui git quelque part dans la maison et sur la souffrance de ce cheval moribond dans un champ de bataille.
Deux couples : les parents - Sabine et Pierre, 40 ans de vie commune - et Georges - leur fils - avec à ses côtés son épouse Louise. Et enfin, spectre terrifiant, symbolisant à elle seule, l'atmosphère morbide qui imprègne la pièce, la garde-malade ou plutôt l'ange noir accompagnateur du dernier voyage.
Là où la vie se termine.
Mais est-ce une vie que celle que connaissent ces quatre personnages, pétris d'espoirs déçus, de rancoeur, englués dans une gangue qui les étouffe mais dont ils ne peuvent se défaire. Leur apparence en est le reflet. Sabine, affreuse en rousse carotte engoncée dans une grotesque robe fleurie, Pierre, obèse, incapable de se mouvoir ailleurs que dans sa bibliothèque et Georges, sale, dépenaillé, puant les poires sûries qui entourent la propriété.
Seule Louise, qui nourrit le projet de rejoindre son amant, nous offre une touche de clarté dans sa robe écrue, et nous insuffle un peu "d'oxygène" avant de renoncer elle aussi..
Le décor est simple mais remarquable, avec ses deux salons, séparés par une cloison - en miroir comme ces existences - ces fenêtres ouvertes sur une nature qui ne nous rafraîchit même pas : Georges en maudissant les oiseaux et sa mère son aspect figé.
Quant aux comédiens, s'ils sont tous à mettre à l'honneur, c'est aux trois femmes que revient la palme et plus spécifiquement à Catherine Hiegel, fascinante dans son interprétation d'épouse alcoolique éructant d'interminables refrains et à Léa Drucker toute en mesure dans ses propos mais oh combien éloquente dans ses silences.
Un théâtre comme une peinture pointilliste où chaque trait "n'est qu'un trait" mais où le tout vous éclabousse.
Comme eux, il explore l'intime, nous donne à voir les frustrations des personnages, les fige dans un terrifiant immobilisme.
A l'instar du premier, il distille l'ennui, le tragique de ces vies où il ne se passe rien et où le temps s'écoule à ressasser des regrets - tels les rengaines de la pie jacassante qu'est la mère - où à vomir les visions d'horreur d'une agonie : terribles propos de Georges sur sa vieille tante "montagne de graisse impotente" qui git quelque part dans la maison et sur la souffrance de ce cheval moribond dans un champ de bataille.
Deux couples : les parents - Sabine et Pierre, 40 ans de vie commune - et Georges - leur fils - avec à ses côtés son épouse Louise. Et enfin, spectre terrifiant, symbolisant à elle seule, l'atmosphère morbide qui imprègne la pièce, la garde-malade ou plutôt l'ange noir accompagnateur du dernier voyage.
Là où la vie se termine.
Mais est-ce une vie que celle que connaissent ces quatre personnages, pétris d'espoirs déçus, de rancoeur, englués dans une gangue qui les étouffe mais dont ils ne peuvent se défaire. Leur apparence en est le reflet. Sabine, affreuse en rousse carotte engoncée dans une grotesque robe fleurie, Pierre, obèse, incapable de se mouvoir ailleurs que dans sa bibliothèque et Georges, sale, dépenaillé, puant les poires sûries qui entourent la propriété.
Seule Louise, qui nourrit le projet de rejoindre son amant, nous offre une touche de clarté dans sa robe écrue, et nous insuffle un peu "d'oxygène" avant de renoncer elle aussi..
Le décor est simple mais remarquable, avec ses deux salons, séparés par une cloison - en miroir comme ces existences - ces fenêtres ouvertes sur une nature qui ne nous rafraîchit même pas : Georges en maudissant les oiseaux et sa mère son aspect figé.
Quant aux comédiens, s'ils sont tous à mettre à l'honneur, c'est aux trois femmes que revient la palme et plus spécifiquement à Catherine Hiegel, fascinante dans son interprétation d'épouse alcoolique éructant d'interminables refrains et à Léa Drucker toute en mesure dans ses propos mais oh combien éloquente dans ses silences.
Un théâtre comme une peinture pointilliste où chaque trait "n'est qu'un trait" mais où le tout vous éclabousse.
Isabelle P. a écrit le 28/12/2025 à 07h18
Les deux actrices sont remarquablement
Catherine higel est une magnifique d interprète d'un rôle difficile d'une femme délaissé et meurtri par la vie.
Pièce forte sur les rapports humain et sur le rôle de pilier de la mère.
Catherine higel est une magnifique d interprète d'un rôle difficile d'une femme délaissé et meurtri par la vie.
Pièce forte sur les rapports humain et sur le rôle de pilier de la mère.
Stéphane G. a écrit le 22/12/2025 à 18h35
Interprétation magistrale
1ere partie avant l'arrivée de Catherine H un peu longue
1ere partie avant l'arrivée de Catherine H un peu longue
Anne-Marie T. a écrit le 21/12/2025 à 18h58
Superbement joué !
Evelyne L. a écrit le 21/12/2025 à 17h19
Note =
Il est courageux d'avoir mis en scène cette pièce unique d'un auteur qui s'est distingué dans d'autres genres de la littérature. Ce fut un bon moment de théâtre malgré l'appréhension que l'on pouvait avoir sur le sujet de la séparation. Peut-on être séparé, parfois de façon abyssale, sans se séparer et ce quels que soient les liens familiaux. La réussite de cette pièce doit beaucoup à l'engagement des comédiens dans l'incarnation des différents personnages.
Christine C. a écrit le 12/12/2025 à 23h23
Texte pas facile remarquablement mis en scène avec des acteurs talentueux, Catherine Hiegel fantastique dans son rôle d horrible femme.
Serge M. a écrit le 08/11/2025 à 14h35
La pièce est très bien. Le texte n'est pas facile (adapté par Claude Simon de son roman Les herbes), mais les actrices sont excellentes (Catherine Hiegel insupportable et si touchante et Léa Drucker tout en sobriété).
Belle mise en scène d'Alain Françon, et décors inspirés d'un dessin de Claude Simon.
Le tout donne envie d'y revenir, notamment en lisant le roman.
Belle mise en scène d'Alain Françon, et décors inspirés d'un dessin de Claude Simon.
Le tout donne envie d'y revenir, notamment en lisant le roman.
Fabienne a écrit le 03/11/2025 à 10h15
Note =
La mise en scène est impeccable et l'interprétation rigoureuse : Pierre François Garel et sa fragilité, Léa Drucker qui remplit les silences ce qui, au théâtre, est une qualité rare, et bien sûr celle sur qui repose la pièce Catherine Hiegel, incomparable comme souvent. Bref un théatre de haute tenue, exigeant mais il m'a manqué juste une chose : l'émotion !!
odile R a écrit le 23/10/2025 à 13h46
Magnifique interprétation de C Hiegel , en épouse trompée qui sombre dans la folie, la colère .
De l autre côté de la cloison sa belle fille qui est sur le point de partir et quitter son mari, le fils de la première,prête à faire ce que l autre n a jamais fait ... mais le fera t elle ?
Mise en scène superbe de Françon pour un vaudeville très sombre .
De l autre côté de la cloison sa belle fille qui est sur le point de partir et quitter son mari, le fils de la première,prête à faire ce que l autre n a jamais fait ... mais le fera t elle ?
Mise en scène superbe de Françon pour un vaudeville très sombre .
Pascal V. a écrit le 20/10/2025 à 15h14
Pas facile d'entrer dans cette pièce de Claude Simon . La première partie est difficile d'accès du à de longs monologues . J'ai adhéré à la seconde partie grâce au talent sans faille de Catherine Hiegel .
Marc O. a écrit le 26/09/2025 à 12h47
Pas très à l'aise pour commenter cette seule pièce de Claude Simon tirée de "l'herbe"
En gros, malaise dans une famille un peu plus bourgeoise que les autres qui réalise à l'occasion d'une veillée funèbre que chacun éteint son souffle vital à suivre des conventions
Une catharsis convenue
Ça se voudrait démonstratif, ça n'est qu'illustratif
Alors oui, Catherine Hiegel a une belle partition, et la joue avec talent, verve, brio, et quelques dérapages réjouissants où elle est bien épaulée par son conjoint
Lea Drucker est impeccable dans un rôle par trop tiède, dans un couple qui sonne faux
Bref, une comédie bourgeoise surannée qui n'a pas la force d'un Pinter, d'un Pommerat, ou même de la récente adaptation de Lorsque l'enfant paraît qui résonnait beaucoup mieux avec notre temps
Interdit aux moins de 80 ans!
En gros, malaise dans une famille un peu plus bourgeoise que les autres qui réalise à l'occasion d'une veillée funèbre que chacun éteint son souffle vital à suivre des conventions
Une catharsis convenue
Ça se voudrait démonstratif, ça n'est qu'illustratif
Alors oui, Catherine Hiegel a une belle partition, et la joue avec talent, verve, brio, et quelques dérapages réjouissants où elle est bien épaulée par son conjoint
Lea Drucker est impeccable dans un rôle par trop tiède, dans un couple qui sonne faux
Bref, une comédie bourgeoise surannée qui n'a pas la force d'un Pinter, d'un Pommerat, ou même de la récente adaptation de Lorsque l'enfant paraît qui résonnait beaucoup mieux avec notre temps
Interdit aux moins de 80 ans!


