SÉPARATION (LA)
(moyenne sur 13 notes)
THÉÂTRE CONTEMPORAIN de Claude Simon, mise en scène d'Alain Françon, avec Catherine Hiegel, Léa Drucker, Catherine Ferran, Pierre-François Garel et Jean-Claude Durand.
Un huis clos, installé dans deux vastes cabinets de toilette séparés par une mince cloison, met en scène deux couples en crise. Les parents d’un côté, leur fils et sa femme de l’autre. Avec un humour désopilant, l’auteur nous plonge au cœur d’une tragi-comédie de haute tenue. Une sorte de boulevard écrit par un Prix Nobel. Alain Françon orchestre cette partition implacable, portée notamment par Catherine Hiegel et Léa Drucker, un duo magistral. 60 ans après son premier engagement professionnel dans ce même théâtre, Catherine Hiegel revient aux Bouffes Parisiens pour incarner ce rôle démentiel de Sabine, vieille ordure bourgeoise. Fascinante.
4, rue Monsigny
75002 PARIS
M° Quatre Septembre
Tél: 01 42 96 92 42
Web: www.bouffesparisiens.com
> Plan d'accès (Google Maps)
> Plan du métro (RATP)
75002 PARIS
M° Quatre Septembre
Tél: 01 42 96 92 42
Web: www.bouffesparisiens.com
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Le spectacle s'est joué dans ce lieu du 23/09/2025 au 01/01/2026.
CONDITIONS GRAND PUBLIC
Places de 13 à 46€.
CONDITIONS ADHÉRENTS
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Derniers commentaires des adhérents
Marie-Claude T. a écrit le 30/12/2025 à 12h18
Il y a du Tchekhov ou du Strindberg dans cette pièce de Claude Simon.
Comme eux, il explore l'intime, nous donne à voir les frustrations des personnages, les fige dans un terrifiant immobilisme.
A l'instar du premier, il distille l'ennui, le tragique de ces vies où il ne se passe rien et où le temps s'écoule à ressasser des regrets - tels les rengaines de la pie jacassante qu'est la mère - où à vomir les visions d'horreur d'une agonie : terribles propos de Georges sur sa vieille tante "montagne de graisse impotente" qui git quelque part dans la maison et sur la souffrance de ce cheval moribond dans un champ de bataille.
Deux couples : les parents - Sabine et Pierre, 40 ans de vie commune - et Georges - leur fils - avec à ses côtés son épouse Louise. Et enfin, spectre terrifiant, symbolisant à elle seule, l'atmosphère morbide qui imprègne la pièce, la garde-malade ou plutôt l'ange noir accompagnateur du dernier voyage.
Là où la vie se termine.
Mais est-ce une vie que celle que connaissent ces quatre personnages, pétris d'espoirs déçus, de rancoeur, englués dans une gangue qui les étouffe mais dont ils ne peuvent se défaire. Leur apparence en est le reflet. Sabine, affreuse en rousse carotte engoncée dans une grotesque robe fleurie, Pierre, obèse, incapable de se mouvoir ailleurs que dans sa bibliothèque et Georges, sale, dépenaillé, puant les poires sûries qui entourent la propriété.
Seule Louise, qui nourrit le projet de rejoindre son amant, nous offre une touche de clarté dans sa robe écrue, et nous insuffle un peu "d'oxygène" avant de renoncer elle aussi..
Le décor est simple mais remarquable, avec ses deux salons, séparés par une cloison - en miroir comme ces existences - ces fenêtres ouvertes sur une nature qui ne nous rafraîchit même pas : Georges en maudissant les oiseaux et sa mère son aspect figé.
Quant aux comédiens, s'ils sont tous à mettre à l'honneur, c'est aux trois femmes que revient la palme et plus spécifiquement à Catherine Hiegel, fascinante dans son interprétation d'épouse alcoolique éructant d'interminables refrains et à Léa Drucker toute en mesure dans ses propos mais oh combien éloquente dans ses silences.
Un théâtre comme une peinture pointilliste où chaque trait "n'est qu'un trait" mais où le tout vous éclabousse.
Comme eux, il explore l'intime, nous donne à voir les frustrations des personnages, les fige dans un terrifiant immobilisme.
A l'instar du premier, il distille l'ennui, le tragique de ces vies où il ne se passe rien et où le temps s'écoule à ressasser des regrets - tels les rengaines de la pie jacassante qu'est la mère - où à vomir les visions d'horreur d'une agonie : terribles propos de Georges sur sa vieille tante "montagne de graisse impotente" qui git quelque part dans la maison et sur la souffrance de ce cheval moribond dans un champ de bataille.
Deux couples : les parents - Sabine et Pierre, 40 ans de vie commune - et Georges - leur fils - avec à ses côtés son épouse Louise. Et enfin, spectre terrifiant, symbolisant à elle seule, l'atmosphère morbide qui imprègne la pièce, la garde-malade ou plutôt l'ange noir accompagnateur du dernier voyage.
Là où la vie se termine.
Mais est-ce une vie que celle que connaissent ces quatre personnages, pétris d'espoirs déçus, de rancoeur, englués dans une gangue qui les étouffe mais dont ils ne peuvent se défaire. Leur apparence en est le reflet. Sabine, affreuse en rousse carotte engoncée dans une grotesque robe fleurie, Pierre, obèse, incapable de se mouvoir ailleurs que dans sa bibliothèque et Georges, sale, dépenaillé, puant les poires sûries qui entourent la propriété.
Seule Louise, qui nourrit le projet de rejoindre son amant, nous offre une touche de clarté dans sa robe écrue, et nous insuffle un peu "d'oxygène" avant de renoncer elle aussi..
Le décor est simple mais remarquable, avec ses deux salons, séparés par une cloison - en miroir comme ces existences - ces fenêtres ouvertes sur une nature qui ne nous rafraîchit même pas : Georges en maudissant les oiseaux et sa mère son aspect figé.
Quant aux comédiens, s'ils sont tous à mettre à l'honneur, c'est aux trois femmes que revient la palme et plus spécifiquement à Catherine Hiegel, fascinante dans son interprétation d'épouse alcoolique éructant d'interminables refrains et à Léa Drucker toute en mesure dans ses propos mais oh combien éloquente dans ses silences.
Un théâtre comme une peinture pointilliste où chaque trait "n'est qu'un trait" mais où le tout vous éclabousse.
Isabelle P. a écrit le 28/12/2025 à 07h18
Les deux actrices sont remarquablement
Catherine higel est une magnifique d interprète d'un rôle difficile d'une femme délaissé et meurtri par la vie.
Pièce forte sur les rapports humain et sur le rôle de pilier de la mère.
Catherine higel est une magnifique d interprète d'un rôle difficile d'une femme délaissé et meurtri par la vie.
Pièce forte sur les rapports humain et sur le rôle de pilier de la mère.
Stéphane G. a écrit le 22/12/2025 à 18h35
Interprétation magistrale
1ere partie avant l'arrivée de Catherine H un peu longue
1ere partie avant l'arrivée de Catherine H un peu longue
Anne-Marie T. a écrit le 21/12/2025 à 18h58
Superbement joué !
Evelyne L. a écrit le 21/12/2025 à 17h19
Note =
Il est courageux d'avoir mis en scène cette pièce unique d'un auteur qui s'est distingué dans d'autres genres de la littérature. Ce fut un bon moment de théâtre malgré l'appréhension que l'on pouvait avoir sur le sujet de la séparation. Peut-on être séparé, parfois de façon abyssale, sans se séparer et ce quels que soient les liens familiaux. La réussite de cette pièce doit beaucoup à l'engagement des comédiens dans l'incarnation des différents personnages.



