Zoom par Jeanne Hoffstetter
Judith Magre et Éric Naulleau évoquent Ionesco
Au théâtre de Poche Montparnasse
Après Apollinaire et Aragon, il s'agit là de la troisième causerie conçue et animée par Éric Naulleau. Le spectacle, tendre, joyeux autant qu'il est enrichissant, est ponctué de lectures savamment choisies, confiées à Judith Magre.
Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai franchi le portail du 75 boulevard du Montparnasse et remonté l'allée qui conduit au théâtre de Poche où se pressent dans le petit bar à l'heure des spectacles une foule d'habitués, d'amis du lieu, de comédiens « maison » venus applaudir de nouveaux venus. Ici, là, Stéphanie Tesson et son équipe s'activent, attentifs et souriants. Je sais en franchissant ce portail que je ne regretterai pas d'être venue pour découvrir ou même revoir un spectacle. Ici, pas de sectarisme, seuls priment la qualité et l'amour du théâtre.
De cette nouvelle causerie à vous donner l'envie de vous replonger toute affaire cessante dans les textes de Ionesco, de découvrir ceux que vous ne connaissiez pas et, avouons-le, ceux dont vous n'aviez jamais entendu parler, je suis ressortie émue et heureuse. Ionesco, maître du théâtre de l'absurde ? Allons donc ! Comme c'est stupide ces idées reçues transmises au fil des décennies ! Non, Ionesco nous observe, Ionesco s'amuse, Ionesco s'engage, Ionesco cherche inlassablement le sens du langage et des mots qui, au lieu de nous rapprocher les uns des autres, nous éloignent. Voilà pour lui où se situe l'absurdité à laquelle, déprimé, il tournera le dos pour trouver du réconfort dans les couleurs, troquer sa plume pour des pinceaux et devenir un peintre reconnu comme l'était l'auteur et le dramaturge.
Bravo à Stéphanie Tesson de plébisciter ces causeries, à Judith Magre et Éric Naulleau de leur belle complicité pour rendre si vivants ces auteurs du XXème siècle.
Judith Magre sera centenaire dans deux mois mais n'en n'a pas terminé avec la scène qu'elle aime tant, et qu'importe le trac : Respect !
De cette nouvelle causerie à vous donner l'envie de vous replonger toute affaire cessante dans les textes de Ionesco, de découvrir ceux que vous ne connaissiez pas et, avouons-le, ceux dont vous n'aviez jamais entendu parler, je suis ressortie émue et heureuse. Ionesco, maître du théâtre de l'absurde ? Allons donc ! Comme c'est stupide ces idées reçues transmises au fil des décennies ! Non, Ionesco nous observe, Ionesco s'amuse, Ionesco s'engage, Ionesco cherche inlassablement le sens du langage et des mots qui, au lieu de nous rapprocher les uns des autres, nous éloignent. Voilà pour lui où se situe l'absurdité à laquelle, déprimé, il tournera le dos pour trouver du réconfort dans les couleurs, troquer sa plume pour des pinceaux et devenir un peintre reconnu comme l'était l'auteur et le dramaturge.
Bravo à Stéphanie Tesson de plébisciter ces causeries, à Judith Magre et Éric Naulleau de leur belle complicité pour rendre si vivants ces auteurs du XXème siècle.
Judith Magre sera centenaire dans deux mois mais n'en n'a pas terminé avec la scène qu'elle aime tant, et qu'importe le trac : Respect !
Paru le 09/09/2026
(1 notes) THÉÂTRE DU POCHE-MONTPARNASSE Jusqu'au lundi 21 décembre
LECTURE. Eugène Ionesco fut l’une des grandes figures artistiques du Montparnasse des années 60. Père du "théâtre de l’absurde" - auquel il préférait le mot "insolite" - auteur de nombreuses pièces qui parcourent encore le monde : Rhinocéros, La Cantatrice chauve, Les Chaises, Le Roi se meurt... Ionesco a...
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