Zoom par Jeanne Hoffstetter
Bouvard et Pécuchet
Succès, reprise au théâtre de Poche-Montparnasse
- Les prémices d'une folle l'histoire : A Paris il fait très chaud, le boulevard Bourdon est désert en ce dimanche d'été 1840. Deux hommes inconnus l'un de l'autre et que tout oppose en apparence tant la mise que le physique, se rencontrent puis décident après quelques propos échangés, d'aller se reposer sur un banc voisin. Là, un détail inattendu marquera le début de leur incroyable aventure.
« Je vais commencer un livre, qui va m'occuper pendant plusieurs années. » écrit Flaubert à Mme Roger des Genettes l'une de ses grandes amies, « Un bouquin qui exigera des mois de grandes lectures. » annonce- t-il à Georges Sand. Nous sommes en juillet 1872 Flaubert cogite encore avant de s'attaquer à ce qui lui prendra des années de travail, de lectures et d'études en tout genre : son « Bouvard et Pécuchet » sans cesse mis de côté puis repris, l'œuvre de sa vie que sa mort subite l'empêchera d'achever.
« Il fallait être fou, triplement frénétique pour entreprendre un pareil bouquin ! » disait-il. Un bouquin sur deux « bonshommes » qu'il charge de cracher à la face du monde la bêtise humaine.
- N'est-il pas tout aussi fou de la part de Marc Chouppart et Géraud Bénech -qui assure également la mise en scène avec la complicité artistique de Cathy Castelbon- de s'attaquer à l'adaptation pour le théâtre d'un tel monument littéraire ? Pour Marc Chouppart et Jean-Paul Farré de donner vie sur scène aux deux olibrius imaginés par Flaubert ? Que oui ! Que oui, c'était fou !
Mais quelle réussite ! Qu'il ait lu ou non l'œuvre de Flaubert le public du Petit Poche crie bravo, et si ce n'était l'obligation de quitter les lieux pour laisser place au spectacle suivant, combien de temps cela aurait-il duré ?
Difficile le texte de Flaubert ? Admirable pour les uns, pénible ce pavé pour d'autres ? Si chacun a le droit de rester dans son couloir, je vous assure que le spectacle qui se donne au théâtre de Poche a de quoi mettre tout le monde d'accord. Et quand au bout d'une heure les compères s'inquiètent subitement, il ne leur reste que quinze minutes pour venir à bout de cette folle entreprise, là, ce à quoi nous assistons est génial. Mais j'arrête ! L'intelligence, l'ironie, et au-delà un brin de désespoir peut-être, dans le total respect des mots et de l'esprit de Flaubert, voilà un spectacle qui nous enchante en cette rentrée. Mais à vous qui ne l'avez pas encore vu d'aller découvrir ce Bouvard et Pécuchet servi par deux complices magnifiques.
« Il fallait être fou, triplement frénétique pour entreprendre un pareil bouquin ! » disait-il. Un bouquin sur deux « bonshommes » qu'il charge de cracher à la face du monde la bêtise humaine.
- N'est-il pas tout aussi fou de la part de Marc Chouppart et Géraud Bénech -qui assure également la mise en scène avec la complicité artistique de Cathy Castelbon- de s'attaquer à l'adaptation pour le théâtre d'un tel monument littéraire ? Pour Marc Chouppart et Jean-Paul Farré de donner vie sur scène aux deux olibrius imaginés par Flaubert ? Que oui ! Que oui, c'était fou !
Mais quelle réussite ! Qu'il ait lu ou non l'œuvre de Flaubert le public du Petit Poche crie bravo, et si ce n'était l'obligation de quitter les lieux pour laisser place au spectacle suivant, combien de temps cela aurait-il duré ?
Difficile le texte de Flaubert ? Admirable pour les uns, pénible ce pavé pour d'autres ? Si chacun a le droit de rester dans son couloir, je vous assure que le spectacle qui se donne au théâtre de Poche a de quoi mettre tout le monde d'accord. Et quand au bout d'une heure les compères s'inquiètent subitement, il ne leur reste que quinze minutes pour venir à bout de cette folle entreprise, là, ce à quoi nous assistons est génial. Mais j'arrête ! L'intelligence, l'ironie, et au-delà un brin de désespoir peut-être, dans le total respect des mots et de l'esprit de Flaubert, voilà un spectacle qui nous enchante en cette rentrée. Mais à vous qui ne l'avez pas encore vu d'aller découvrir ce Bouvard et Pécuchet servi par deux complices magnifiques.
Paru le 03/09/2026
(13 notes) THÉÂTRE DU POCHE-MONTPARNASSE Jusqu'au samedi 31 octobre
COMÉDIE. Paris, 1840. Deux employés de bureau se lient d’amitié. A la faveur d'un héritage, ils quittent leurs vies étriquées pour s’installer à la campagne. Pris par une frénésie d’apprendre, ils dévorent encyclopédies et manuels et mettent en pratique leurs nouvelles connaissances avec un enthousiasme na...
|




