Zoom par Patrick Adler
Un succès fou
Aux Variétés
A l'instar de Castor et Pollux, Castro (Sébastien) et Paul (José) sont inséparables. Ils signent de nouveau une délicieuse et hilarante pépite dans un décor d'une folle inventivité avec une distribution, comme toujours, au cordeau. Le titre de la pièce ? Oui, il fallait oser mais cette Première aux Variétés permet de l'envisager. Comme une évidence...
Bravo à Sébastien Castro pour l'écriture, le jeu et cette signature vocale reconnaissable entre toutes, ce sens inouï de la rupture, ces silences étudiés. Bravo à José Paul pour cette magistrale direction d'acteurs, ce sens du rythme dans un décor « tout en un » (coup de chapeau au passage à la très talentueuse Citronelle Dufay) qui voit interagir les comédiens sur trois étages, dans trois appartements. Tout y est. Comme chez Feydeau. Les quiproquos, les punchlines, les calembours - même à deux balles, tout passe crème - et... l'inattendu. C'est joyeux, virevoltant, tourbillonnant. C'est du burlesque comme on aime. Et c'est humain, profondément humain.
Voir ces voisins qui ne se connaissent ni d'Eve ni d'Adam se retrouver mêlés malgré eux à des histoires d'amour - et d'argent - abracadabrantesques est un pur régal. Entre solitude, atermoiements, névroses, tout ce petit monde va faire connaissance et se rapprocher jusqu'à la découverte d'un trésor caché dans le grenier que vient récupérer « le p'tit con » Jean-Patrick (sémillant Benoit de Mérignac), un ex d'Océane (irrésistible Raïssa Mariotti). On a là une micro-société en 3D, sur trois étages, qui s'anime devant nous. Ils sont attachants, ces Pieds Nickelés modernes, parfois même pathétiques, mais d'une telle drôlerie... Inimaginable !
Quand Océane fait une fixette sur la couleur rouge, Simon (génialissime Sébastien Castro), roi du bricolage et en proie à de nombreuses fringales, s'habille alors en pompier dans l'espoir de... conclure, quand Antoine (irrésistible Guillaume Clérice), autre « gueule cassée » - il doit passer sur le billard pour des problèmes de vue -, casse ses lunettes, tout se trouble, il se trompe de partenaire dans ses déclarations d'amour, c'est tour à tour Océane, Natacha (sublime Julia Gallaux), Simon et même Bruce (Martin de Geoffroy campe avec délice ce bellâtre polyamoureux inattendu, en panne de neurones) qui reçoivent ses avances. C'est kitsch, chic et choc. Et surtout brillant. Les comédiens nous gratifient d'une belle et généreuse connivence. La mécanique bien huilée de Sébastien Castro à l'écriture et au jeu et de José Paul à la mise en scène fonctionne de bout en bout. Et donc... la salle hurle de rire.
Pour parodier Dalida... et Molière (osons ! lol), Simon et ses fringales pourrait chanter « Moi je veux me nourrir sur scène ». Pour l'heure, c'est sous des applaudissements très « nourris » que lui et sa joyeuse troupe se voient récompensés chaque soir au Théâtre des Variétés. Un succès fou, amplement mérité ! Courez les voir. Vite !
Voir ces voisins qui ne se connaissent ni d'Eve ni d'Adam se retrouver mêlés malgré eux à des histoires d'amour - et d'argent - abracadabrantesques est un pur régal. Entre solitude, atermoiements, névroses, tout ce petit monde va faire connaissance et se rapprocher jusqu'à la découverte d'un trésor caché dans le grenier que vient récupérer « le p'tit con » Jean-Patrick (sémillant Benoit de Mérignac), un ex d'Océane (irrésistible Raïssa Mariotti). On a là une micro-société en 3D, sur trois étages, qui s'anime devant nous. Ils sont attachants, ces Pieds Nickelés modernes, parfois même pathétiques, mais d'une telle drôlerie... Inimaginable !
Quand Océane fait une fixette sur la couleur rouge, Simon (génialissime Sébastien Castro), roi du bricolage et en proie à de nombreuses fringales, s'habille alors en pompier dans l'espoir de... conclure, quand Antoine (irrésistible Guillaume Clérice), autre « gueule cassée » - il doit passer sur le billard pour des problèmes de vue -, casse ses lunettes, tout se trouble, il se trompe de partenaire dans ses déclarations d'amour, c'est tour à tour Océane, Natacha (sublime Julia Gallaux), Simon et même Bruce (Martin de Geoffroy campe avec délice ce bellâtre polyamoureux inattendu, en panne de neurones) qui reçoivent ses avances. C'est kitsch, chic et choc. Et surtout brillant. Les comédiens nous gratifient d'une belle et généreuse connivence. La mécanique bien huilée de Sébastien Castro à l'écriture et au jeu et de José Paul à la mise en scène fonctionne de bout en bout. Et donc... la salle hurle de rire.
Pour parodier Dalida... et Molière (osons ! lol), Simon et ses fringales pourrait chanter « Moi je veux me nourrir sur scène ». Pour l'heure, c'est sous des applaudissements très « nourris » que lui et sa joyeuse troupe se voient récompensés chaque soir au Théâtre des Variétés. Un succès fou, amplement mérité ! Courez les voir. Vite !
Paru le 28/08/2026
(6 notes) THÉÂTRE DES VARIÉTÉS Jusqu'au vendredi 18 décembre
COMÉDIE. Simon, Océane et Antoine ne se connaissent pas et ils ont deux points communs : ils sont seuls et fauchés.
Ils vont passer la soirée dans le même immeuble, à trois étages différents, les uns au-dessus des autres.
Alors, les planètes vont s’aligner…
Et ce soir ils auront un succès fou !
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