Portrait par Philippe Escalier
Clémence Coullon explore la comédie du pouvoir
"Le Roi, la Reine et le Bouffon". À La Tempête
Dans cette farce audacieuse qui dissèque les mécanismes de la domination avec une jubilation clownesque, la jeune autrice metteuse en scène poursuit son exploration singulière du théâtre de l'absurde.
Révélée par son « Hamlet(te) » au Théâtre Gérard Philipe en 2024 et par « Rue du Conservatoire », documentaire de Valérie Donzelli, elle confirme ici la singularité de son univers.
« J'ai passé mon enfance à la Maison d'éducation de la Légion d'Honneur en région parisienne. J'y ai vécu très tôt l'expérience de l'isolement puisqu'il s'agissait d'un internat pour jeunes filles où la discipline et les règles nous conformaient à une éducation très stricte voire militaire. C'est nourri par cette furieuse envie de liberté que j'entre dans l'écriture et la mise en scène. ».
Diplômée du Conservatoire, en 2023, elle construit un univers théâtral nourri par le burlesque et l'absurde. Fondatrice de la Compagnie "La Grande T" dès l'âge de dix-sept ans, elle a d'abord joué en itinérance avant de développer une réflexion sur les grandes figures du répertoire classique et contemporain. .
Primé lors du Festival 13 des jeunes metteurs en scène « Le Roi, la Reine et le Bouffon » confirme l'appétit de Clémence Coullon pour les formes qui font cohabiter pathétique et drôlerie. Son écriture scénique privilégie les débordements burlesques et les bifurcations inattendues, dans la lignée de Chaplin, Tati ou Ionesco dont elle se réclame. Cette nouvelle pièce interroge frontalement la tentation tyrannique inhérente à toute structure de pouvoir, en convoquant l'énergie du clown et une mécanique comique parfaitement huilée.
« J'ai passé mon enfance à la Maison d'éducation de la Légion d'Honneur en région parisienne. J'y ai vécu très tôt l'expérience de l'isolement puisqu'il s'agissait d'un internat pour jeunes filles où la discipline et les règles nous conformaient à une éducation très stricte voire militaire. C'est nourri par cette furieuse envie de liberté que j'entre dans l'écriture et la mise en scène. ».
Diplômée du Conservatoire, en 2023, elle construit un univers théâtral nourri par le burlesque et l'absurde. Fondatrice de la Compagnie "La Grande T" dès l'âge de dix-sept ans, elle a d'abord joué en itinérance avant de développer une réflexion sur les grandes figures du répertoire classique et contemporain. .
Primé lors du Festival 13 des jeunes metteurs en scène « Le Roi, la Reine et le Bouffon » confirme l'appétit de Clémence Coullon pour les formes qui font cohabiter pathétique et drôlerie. Son écriture scénique privilégie les débordements burlesques et les bifurcations inattendues, dans la lignée de Chaplin, Tati ou Ionesco dont elle se réclame. Cette nouvelle pièce interroge frontalement la tentation tyrannique inhérente à toute structure de pouvoir, en convoquant l'énergie du clown et une mécanique comique parfaitement huilée.
Paru le 30/01/2026
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ROI, LA REINE ET LE BOUFFON (LE) Cartoucherie - La Tempête A partir du jeudi 5 février
THÉÂTRE CONTEMPORAIN. Il était une fois un roi et une reine vraiment très méchants, et un bouffon persécuté. Enfermés malgré eux dans un palais, ils doivent cohabiter. Trois clowns grotesques et cruels, aux corps tordus et dégingandés, tout droit sortis de chez Beckett, Kantor ou même Tarantino. Pathétiquement drôles, ...
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