Portrait par Jeanne Hoffstetter
Stéphane Freiss
« Deuxième partie » de Samuel Benchetrit, au théâtre Edouard VII
C'est le portrait d'un comédien parti quelques jours au soleil « faire son deuil », après avoir refermé la porte de ce Cercle « magique » des Poètes disparus et rangé les habits du professeur Keating pour une autre aventure en compagnie de Marine Delterme et Patrick Bruel, mise en scène par Ladislas Chollat.
D'emblée, il évoque ce professeur de philosophie et sa classe, qui habiteront longtemps son âme et son esprit car on ne sort pas indemne d'une telle aventure humaine et artistique. Je suis la première, me dit-il, à pénétrer dans ce court entre-deux où il se trouve à la veille des répétitions, à l'écouter chercher le mot juste, la phrase exacte... Parfois les mots manquent aux sentiments. il évoque ce rôle qu'il avait refusé avant qu'on ne lui laisse « les coudées franches pour lui apporter du sang neuf, une pensée qui fasse réfléchir tout en créant une interactivité moderne et jubilatoire avec sa classe. » Un rôle qui l'a tiré par la manche et lui a dit : Eh, suis-moi, je suis la vie, celle qui regarde au-delà et ne s'endort jamais. Un rôle qui ouvre pour moi la porte à un long et chaleureux échange.
Je suis heureux d'appartenir aujourd'hui à l'écriture de Samuel
« Je viens de quitter une aventure extraordinaire qui m'a pris beaucoup de vie et m'a apporté une nouvelle ouverture sur mon métier, une curiosité et un questionnement sur le monde qui s'étaient un peu éteints, je le dis en toute humilité. Donc tout ça s'est réveillé et c'est bon d'être réveillé à mon âge ! Quand pendant deux ans vous avez grandi avec des gens qui grandissaient en même temps que vous, que vous avez réalisé ce que chacun apportait à l'autre, et compris que de par mon personnage j'emmenais une troupe dans un désir de vie, de liberté, en ne laissant jamais les choses se figer, en ayant un regard critique sur le monde, je me faisais du bien. En fait, on a dépassé là notre travail d'acteur pour faire notre vrai travail d'artiste en tendant la main à quelqu'un, avec dans cette main une réflexion à partager. Alors, quand j'ai vu à la fin du spectacle des jeunes de dix, quinze, quarante, quatre-vingts ans porter la même émotion, la même envie d'échanger, je me dis que j'ai gagné mon pari, que c'est ma joie, ma fierté et ma force. »
Une force qu'il va maintenant consacrer à cette nouvelle aventure si différente soit elle de la précédente. « C'est vrai, j'étais un homme qui disait à des jeunes : Restons toujours jeunes et pour ça il faut revoir ce qu'on a considéré comme acquis. Là, je vais jouer un type qui va fêter ses trente ans de mariage et considère que l'acquis est plus important que la remise en question ! Je suis heureux d'appartenir aujourd'hui à l'écriture de Samuel et je vais vous dire, lors de ma première lecture, j'ai beaucoup ri tout seul ! Mais il m'est encore difficile d'en parler, je commence seulement à apprendre le texte qui est une réflexion sur le temps, l'amour, et notre incapacité à remettre certaines choses en question. En ça, je recoupe la trajectoire que je viens de finir. Et ce que je peux dire, c'est que je vais travailler avec un auteur, un metteur en scène et deux acteurs que je connais bien, que j'aime et que j'admire. »
Je suis heureux d'appartenir aujourd'hui à l'écriture de Samuel
« Je viens de quitter une aventure extraordinaire qui m'a pris beaucoup de vie et m'a apporté une nouvelle ouverture sur mon métier, une curiosité et un questionnement sur le monde qui s'étaient un peu éteints, je le dis en toute humilité. Donc tout ça s'est réveillé et c'est bon d'être réveillé à mon âge ! Quand pendant deux ans vous avez grandi avec des gens qui grandissaient en même temps que vous, que vous avez réalisé ce que chacun apportait à l'autre, et compris que de par mon personnage j'emmenais une troupe dans un désir de vie, de liberté, en ne laissant jamais les choses se figer, en ayant un regard critique sur le monde, je me faisais du bien. En fait, on a dépassé là notre travail d'acteur pour faire notre vrai travail d'artiste en tendant la main à quelqu'un, avec dans cette main une réflexion à partager. Alors, quand j'ai vu à la fin du spectacle des jeunes de dix, quinze, quarante, quatre-vingts ans porter la même émotion, la même envie d'échanger, je me dis que j'ai gagné mon pari, que c'est ma joie, ma fierté et ma force. »
Une force qu'il va maintenant consacrer à cette nouvelle aventure si différente soit elle de la précédente. « C'est vrai, j'étais un homme qui disait à des jeunes : Restons toujours jeunes et pour ça il faut revoir ce qu'on a considéré comme acquis. Là, je vais jouer un type qui va fêter ses trente ans de mariage et considère que l'acquis est plus important que la remise en question ! Je suis heureux d'appartenir aujourd'hui à l'écriture de Samuel et je vais vous dire, lors de ma première lecture, j'ai beaucoup ri tout seul ! Mais il m'est encore difficile d'en parler, je commence seulement à apprendre le texte qui est une réflexion sur le temps, l'amour, et notre incapacité à remettre certaines choses en question. En ça, je recoupe la trajectoire que je viens de finir. Et ce que je peux dire, c'est que je vais travailler avec un auteur, un metteur en scène et deux acteurs que je connais bien, que j'aime et que j'admire. »
Paru le 27/01/2026
(1 notes) THÉÂTRE ÉDOUARD VII Jusqu'au samedi 13 juin
COMÉDIE. Carole et Stéphane, mariés depuis trente ans, voient leur routine bouleversée par l'arrivée de Pierre Kraft.
Ils ne le connaissent pas. En revanche, lui, les connaît par coeur...
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