Zoom par Antoine Fernandez
Le procès d’une vie
Barbara Lamballais : révéler les femmes
Le travail commence, avec Karina Testa, en 2017. Elles veulent « voir des femmes au plateau et embrasser une thématique sur les femmes qui ait une vraie résonance, un vrai engagement. » L'histoire du procès de Bobigny et de Gisèle Halimi est un thème peu défendu au théâtre parce que clivant. Elles décident de s'en emparer, pour les femmes.
« Gisèle a fait en sorte que cette affaire ne soit pas un cas particulier. Elle n'a jamais demandé à ce qu'on juge le viol, mais elle a attaqué la loi anti-avortement. Et ça nous a interpellés. » Barbara Lamballais met aussi en scène le spectacle et travaille, avec sa co-autrice et ses comédiennes, à faire éclater les préjugés, les raccourcis et à s'attaquer au coeur du problème. Comment chacun se positionne, intimement, face au sujet des femmes et de leurs droits ?
Cette question, elles en découvrent l'importance au cours de leurs recherches : une solidarité féminine spontanée, qu'elles nomment « solidarité de pallier », s'est révélée au moment du procès et venue de femmes dont on ignore tout. « Qu'est ce qui fait qu'elles ont eu le courage de dépasser leurs convictions, de s'unir ? Le procès de Bobigny n'aurait jamais été ce qu'il a été si toutes ces femmes ne s'étaient pas ralliées à cette cause. »
Le procès d'une vie au Splendid n'est pas une pièce qui part en croisade. Elle engage chaque spectateur à se poser des questions et veille ainsi à ce que la place des femmes ne se réduise pas, à nouveau. « Il n'est pas question ni d'acculer, ni d'accuser, ni de montrer du doigt. » Barbara Lamballais en est convaincue, il ne faudrait pas grand-chose pour que les choses avancent : « Juste se mettre à la place de l'autre. Et prendre soin. »
« Gisèle a fait en sorte que cette affaire ne soit pas un cas particulier. Elle n'a jamais demandé à ce qu'on juge le viol, mais elle a attaqué la loi anti-avortement. Et ça nous a interpellés. » Barbara Lamballais met aussi en scène le spectacle et travaille, avec sa co-autrice et ses comédiennes, à faire éclater les préjugés, les raccourcis et à s'attaquer au coeur du problème. Comment chacun se positionne, intimement, face au sujet des femmes et de leurs droits ?
Cette question, elles en découvrent l'importance au cours de leurs recherches : une solidarité féminine spontanée, qu'elles nomment « solidarité de pallier », s'est révélée au moment du procès et venue de femmes dont on ignore tout. « Qu'est ce qui fait qu'elles ont eu le courage de dépasser leurs convictions, de s'unir ? Le procès de Bobigny n'aurait jamais été ce qu'il a été si toutes ces femmes ne s'étaient pas ralliées à cette cause. »
Le procès d'une vie au Splendid n'est pas une pièce qui part en croisade. Elle engage chaque spectateur à se poser des questions et veille ainsi à ce que la place des femmes ne se réduise pas, à nouveau. « Il n'est pas question ni d'acculer, ni d'accuser, ni de montrer du doigt. » Barbara Lamballais en est convaincue, il ne faudrait pas grand-chose pour que les choses avancent : « Juste se mettre à la place de l'autre. Et prendre soin. »
Paru le 30/01/2026
(16 notes) THÉÂTRE LE SPLENDID Jusqu'au dimanche 31 mai
THÉÂTRE CONTEMPORAIN à partir de 13 ans. Été 1971, Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte. Bien que ce soit un crime puni par la loi, elle ne veut pas garder l’enfant. Elle veut avorter. Solidaire, sa mère, Michèle puis Lucette, Renée et Micheline mettent tout en œuvre pour l’aider. Mais l’avortement clandestin tourne mal… Automne 1972. To...
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