Portrait par Patrick Adler
Josiane Balasko et Marilou Berry
dans « Ça, c’est l’amour ». Aux Bouffes Parisiens.
Josiane Balasko, c'est celle qu'on n'attendait pas forcément. Née dans un milieu très modeste, qui eût pu imaginer que Josiane la gouailleuse, Josiane la bonne copine avec son franc-parler, son fort caractère, celle qui détonne dans le milieu féminin du théâtre avec sa dose de testostérone, son côté « pasionaria des faubourgs », deviendrait cette immense et incontournable comédienne ?
Josiane, c'est avant tout un coeur gros comme ça qui, si elle sait faire rire, sait surtout émouvoir. Peu lui chaut de jouer les faire-valoir, elle travaille, progresse, s'investit à fond. Les grands rôles, elle les aura plus tard, sinon, elle se les offrira. En écrivant. Josiane-la-guerrière est sur tous les fronts. Parce que le malheur des gens l'interpelle et qu'elle sait que sa voix porte (dans toute l'acception du mot), elle n'est jamais dans sa zone de confort. Sa lutte aux côtés des sans-papiers et de l'association « Droit au logement » comme sa défense des « différences » dans « Gazon maudit », son humanité bouleversante dans « Trop belle pour toi », « Nuit d'ivresse », « Le hérisson », sa participation aux « Enfoirés », au combat des « Gilets Jaunes », c'est le pendant à tous ces rôles qu'elle enchaîne, qui lui offrent au passage quelques statuettes bien méritées, dont trois Césars.
Josiane ne s'est jamais reposée sur ses lauriers. Elle joue. Elle écrit. Beaucoup. Soif d'activité, angoisse du vide ? Peut-être que ce qu'elle aime avant tout, c'est la vie, celle qu'elle a donnée à Marilou, devenue à son image cette boule de générosité et ce porte-étendard des causes perdues. Les chiens ne font pas des chats. Savait-elle, Josiane, que son instinct maternel puis grand-maternel irait grandissant ? Qui ne se souvient pendant le confinement des « Contes de Tatie Josie » qu'elle lisait sur Instagram en direct de sa cuisine et qui fascinaient son petit-fils Andy.
Les enfants, c'est toute sa vie : son fils adoptif Rudy a choisi de s'engager dans le coaching sportif et Marilou a su se faire un prénom dans le théâtre et le cinéma. Une première nomination aux Césars dès 2004, son propre César du meilleur espoir féminin en 2009... La profession sait aujourd'hui qu'elle n'est pas seulement « la fille de », elle est d'ailleurs promue aux premiers rôles (« Vilaine », » Joséphine ») et devient récurrente de séries (« Munch »). Alors, quand Jean Robert-Charrier, nouveau directeur des Bouffes Parisiens et auteur de « Ça c'est l'amour » a proposé de les réunir (enfin !) au théâtre, elles ont aussitôt dit oui, d'autant que la pièce est taillée sur mesure pour elles. Elle joue sur l'émotion et le rire dans un univers de violences conjugales, où la mère se propose de libérer la fille, où la fille, sous l'emprise de son mari, s'interroge. Une pièce d'actualité donc, mis en scène par Julie-Anne Roth avec Josiane, Marilou et Riad Gahmi, que vous découvrirez dès le 23 janvier. Plus que quelques jours...
Josiane ne s'est jamais reposée sur ses lauriers. Elle joue. Elle écrit. Beaucoup. Soif d'activité, angoisse du vide ? Peut-être que ce qu'elle aime avant tout, c'est la vie, celle qu'elle a donnée à Marilou, devenue à son image cette boule de générosité et ce porte-étendard des causes perdues. Les chiens ne font pas des chats. Savait-elle, Josiane, que son instinct maternel puis grand-maternel irait grandissant ? Qui ne se souvient pendant le confinement des « Contes de Tatie Josie » qu'elle lisait sur Instagram en direct de sa cuisine et qui fascinaient son petit-fils Andy.
Les enfants, c'est toute sa vie : son fils adoptif Rudy a choisi de s'engager dans le coaching sportif et Marilou a su se faire un prénom dans le théâtre et le cinéma. Une première nomination aux Césars dès 2004, son propre César du meilleur espoir féminin en 2009... La profession sait aujourd'hui qu'elle n'est pas seulement « la fille de », elle est d'ailleurs promue aux premiers rôles (« Vilaine », » Joséphine ») et devient récurrente de séries (« Munch »). Alors, quand Jean Robert-Charrier, nouveau directeur des Bouffes Parisiens et auteur de « Ça c'est l'amour » a proposé de les réunir (enfin !) au théâtre, elles ont aussitôt dit oui, d'autant que la pièce est taillée sur mesure pour elles. Elle joue sur l'émotion et le rire dans un univers de violences conjugales, où la mère se propose de libérer la fille, où la fille, sous l'emprise de son mari, s'interroge. Une pièce d'actualité donc, mis en scène par Julie-Anne Roth avec Josiane, Marilou et Riad Gahmi, que vous découvrirez dès le 23 janvier. Plus que quelques jours...
Paru le 30/01/2026
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ÇA, C’EST L’AMOUR THÉÂTRE DES BOUFFES-PARISIENS Jusqu'au vendredi 15 mai
COMÉDIE DRAMATIQUE. Le soir de Noël, Frédérique rend visite à sa fille Mathilde, enfermée depuis des années dans une relation marquée par la violence conjugale. Derrière cette initiative impulsive, se dessine le désir inconscient de libérer sa fille. Mais face à une mère aussi déconcertante qu’attachante, Mathilde, h...
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