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D.R.


Gary Kurtz
Magie, magie !
La magie traditionnelle, Gary Kurtz connaît. Il nous en offre d'ailleurs quelques beaux exemples. Mais le domaine qui le singularise reste la télépathie. Etablissant un contact tout particulier avec l'assistance, ses numéros demeurent énigmatiques. Comme lors de ses précédents passages à Paris, le public ne manquera pas de sortir séduit et terriblement intrigué de son spectacle, donné au Marigny, à partir du 22 mars. Questions à un magicien pas comme les autres.
D'où êtes-vous originaire ?

Je suis né dans le Sud Ontario, au Canada anglais, de parents allemands émigrés. J'ai passé les premières dix-sept années de ma vie dans une petite ferme avec des champs de blé, des vaches et des poules !

Et comment avez-vous appris le métier ?

Vous savez, je suis un autodidacte qui a d'abord entamé une carrière de danseur et de chorégraphe à Montréal. C'est à 28 ans, que j'ai décidé de me consacrer uniquement à la magie. J'ai fait des recherches sur tout ce qui m'intéressait et j'ai développé certaines choses moi-même.

Votre spectacle est basé sur un contact étroit avec le public. N'avez-vous pas peur des très grandes salles qui peuvent vous en éloigner ?

Vous savez, chaque grand public est composé de petits groupes. Donc, si l'on s'adresse à eux, on s'adresse à tout le public. Et puis, j'ai l'habitude des salles importantes.

Vous qui jouez un peu partout de par le monde : de quelle façon ressentez-vous le public français ?

Il est très français ! Comme le public américain est très américain ou comme le public suisse est suisse. Chacun a son caractère propre et tous sont différents. D'une représentation à l'autre, d'une ville et d'un pays à l'autre, les spectateurs varient. Chaque soir, mon plaisir est de les découvrir.

Comment faut-il comprendre les " numéros mentalistes " dont vous êtes le spécialiste ? Sans trahir vos secrets, que pouvez-vous dire sur eux ?

Ohhh, beaucoup de psychologie, d'intuition et de travail de comédien !

Combien de temps faut-il pour mettre au point un numéro ?

Cela dépend des numéros ! Certaines choses exigent des années de travail, d'autres sont plus faciles à mettre en place.

Gérer la partie mise en scène et comédie vous demande-t-il des efforts ou bien êtes-vous dans ce registre naturellement à l'aise ?

Je dois avouer que ce fut, pour moi, beaucoup de travail, mais avec le temps, c'est devenu naturel.

Parmi vos numéros, certains ont-ils votre préférence et pourquoi ?

Les histoires personnelles sont mes préférées, celles où je m'assois pieds nus sur le bord de la scène, le public étant invité à me rejoindre. C'est un vrai défi : il faut que je devine des anecdotes personnelles qui concernent les personnes venant sur scène. C'est la partie la plus difficile, car elle est totalement improvisée et d'un autre côté, il faut que ce soit toujours distrayant.

C'est une question que vous posez au public, j'ai donc envie de vous la poser à votre tour : "Quel est votre meilleur souvenir de magicien ? "

Le jour où j'ai utilisé mes talents pour séduire ma femme !

Interview par Philippe Escalier
Paru le 06/04/2005

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