Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire

D.R.
Zoom par Patrick Adler
Le radeau de la méduse, de Alexandre Delimoges
à la Comédie Bastille

Une tentation à tentacules.
Du ludo-pédago !

Qui a eu cette idée folle un jour de bouleverser les codes ?
Alors ? Vous ne voyez pas ? C'est pourtant simple. C'est le trublion Alexandre Delimoges, habitué des succès dans la Cité des Papes, ce haut lieu de la culture que d'aucuns trouvent insultant de bafouer, détourner, maltraiter. Des puristes grincheux, me direz-vous car Alexandre n'a qu'une ambition : divertir et cultiver ou plutôt cultiver, transmettre par le rire.

Du pédago-ludo ou du ludo-pédago. Et c'est ce qu'il fait avec habileté et bonheur (les salles sont combles) dans cet exercice délicat de description d'un tableau de maître connu dans le monde entier et qui (Force est de constater que votre serviteur ne le savait même pas) put un temps ébranler le royaume.

La deuxième idée folle est d'avoir engagé Anne Cangelosi, un autre monument d'Avignon -après le Pont, cela va sans dire - plus connue dans son registre « les mamies ne vous disent pas merci ». Exit donc Mémé casse-bonbons pendant une heure, place à une conférencière de haut-vol (c'est vrai qu'elle est bien perchée) qui va, avec force divagations et autres interprétations farfelues - mais drôles - vous retracer l'historique du tableau, sa construction - les fameux triangles - et même, en bon « profiler » retrouver l'identité des migrants de la Méduse. Quel talent !

Vous l'aurez compris, comme l'animal-totem, elle vous saisit et ne vous lâche plus. Il ne vous reste plus désormais qu'à savourer son encre. L'encre dans laquelle Alexandre Delimoges a plongé sa plume, faisant de sa conférencière le « Coup de cœur de l'Académie Française ».
Au Royaume des Immortels...le tableau, l'auteur, la récitante ?
Paru le 01/04/2024

(6 notes)
RADEAU DE LA MÉDUSE (LE)
THÉÂTRE DE LA COMÉDIE BASTILLE
Jusqu'au mardi 28 mai

COMÉDIE. En 1818, Géricault démarre sa plus célèbre toile "Le Radeau de la Méduse" et fait scandale autant sur le plan artistique que sur le plan politique. Il devient le maître du romantisme comme Hugo avec ses "Misérables". Il critique la Restauration et son nouveau roi Louis XVIII, obligeant celui-ci à ...

Voir tous les détails