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©Kob
L'affaire de la rue de Lourcine
au Lucernaire
Il ne faut guère plus d'une heure à Eugène Labiche pour nous raconter, au Lucernaire, une histoire totalement déjantée, servie par une troupe survitaminée.
Se retrouver, quand on est un bon bourgeois rentier, avec un homme dans son lit, après une nuit de beuverie, passe encore, mais apprendre, suite à un quiproquo, que l'on aurait, avec lui, perpétré un assassinat armé d'un parapluie, voilà qui est de nature à semer la panique au foyer d'Oscar Lenglumé. Pour faire taire ceux qui pourraient dévoiler l'horrible crime, ce dernier envisage toutes les solutions.

Cette comédie chantée, créée à Paris en mars 1857, est avant tout profondément loufoque. Rien n'a de sens et l'on nage en plein délire. Quel intérêt alors me direz-vous ? Il se trouve que le spectacle est court, que l'intrigue, si délirante soit-elle, est parfaitement rythmée et l'occasion de mi-portraits croustillants. Les comédiens se donnent à fond et s'appuient sur la mise en scène millimétrée de Justine Vultaggio qui, outre l'incarnation de l'épouse au foyer, introduit ses propres délires rythmés par quelques délicieuses chansons permettant de retrouver "C'est pas l'homme qui prend la mer" de Renaud ou encore un désopilant "Lavons-nous les mains" (qui pourrait servir à une campagne pro-gestes barrières !). Bref, menée tambour battant, cette folle comédie se révèle irrésistible avec quatre acteurs qui prennent visiblement un plaisir fou à jouer. Oscar Voisin, Reynold de Guenyveau, (magnifiques interprètes des deux personnages principaux) Gabriel Houdou et Maxime Seynave entrent dans la danse avec une énergie et une joie communicatives, nous offrant une heure formidablement récréative. Par les temps qui courent, cela ne se refuse pas !
Zoom par Philippe Escalier
Paru le 07/01/2022
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