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D.R.


La Framboise frivole
Changez d’airs !
Quand deux musiciens se mettent à jouer avec des mots et des notes, la musique classique devient prétexte à toutes les folies.
La Framboise frivole a séduit Paris par deux fois, en 1998, puis en 2000 avec un spectacle musical comique à l'originalité surprenante. Le musicien jardinier qui a fait naître cette belle plante, Peter Hens est belge, violoncelliste et chanteur. Reconnaissable à sa belle voix, il se manifeste par un goût prononcé pour les histoires à dormir debout. Si, depuis son dernier concert, il a perdu le chat de la mère Michel, il revient, suivi par Pierre et le Loup. Sur le célèbre récit symphonique signé Prokofiev, il refait l'histoire de la musique à coups de jeux de mots et de mélodies diverses et variées qui se succèdent et s'entremêlent avec une rapidité folle. Le Vol du bourdon, Carmina Burana, New York New York, Mission impossible, La Vie en rose, West Side Story sont quelques-uns des extraits musicaux entendus dans Pomposo, le nouveau cours de musicologie fort peu académique donné par la Framboise. En sa compagnie, tout prend, forcément, des allures frivoles : le prénom de Schubert est prononcé "France", Haendel vit en concubinage avec Freddy Mercury et Pierre se débarrasse du loup d'un coup de revolver ! Ne manque plus que la marmotte qui plie le chocolat ! Cette virtuosité mise au service du délire nous déride durablement.
Si Peter Hens s'accompagne de son violoncelle, (dont il tire des sons, mais aussi des paroles !), il continue à commettre ses opérations de dynamitage avec la complicité d'un pianiste. Pour cela, notre terroriste a jeté son dévolu sur un virtuose du clavier, Bart Van Caenegem. Ne comptez pas sur ce nouveau venu pour mettre un peu d'ordre dans ce capharnaüm musical, les deux artistes déchaînés, aussi fous l'un que l'autre, mettent autant d'énergie à se compléter qu'à s'opposer. Rien de tel, alors, qu'une réconciliation devant le piano, donnant lieu à une tournante à quatre mains ! Toutefois, si, l'on devait apporter un petit bémol à ce concert de louanges, ce serait pour regretter, par moments, un trop-plein de jeux de mots mal canalisés, réduisant l'énergie du spectacle. Une déperdition largement compensée par le final survitaminé. On retrouve alors la Framboise dans toute sa splendeur avec l'étonnant numéro chanté de Bart Van Caenegem et les parodies loufoques de grands succès de la chanson. Retouchant au marteau les plus célèbres mélodies, nos deux artistes iconoclastes plongent le classique et la variété dans un même ouragan d'espièglerie dont le public sort
décoiffé, mais enchanté !
Zoom par Philippe Escalier
Paru le 15/03/2004

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