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© PascalIto
François-Xavier Demaison
Par le bout du nez
Lorsqu'un Président de la République a besoin dans l'urgence d'une séance de psychanalyse, que le psy qui lui fait face est François Berléand, nous savons que cela ne manquera pas de sel. L'homme n'est pas banal non plus...
Ils ont la dent dure, les rêves... Tout enfant qu'il était, François-Xavier se voyait sur les planches. Une idée fort peu raisonnable pour des parents avocats. Alors, suivi à distance par son rêve, il emprunte un chemin plus classique, Bac B, Prépa, études de droit... « J'ai même fait sciences Po ! » dit-il en riant. Issu d'un milieu familial peu propice à laisser leur enfant faire le clown, comment une idée aussi saugrenue a-t-elle pu germer ? « Elle vient des moments où mon grand-père m'emmenait au théâtre. Je voyais tout, j'avais ma petite carte de la Comédie Française et je garde un merveilleux souvenir de toute cette émotion, ce velours rouge, cette sonnerie, ces parfums, le noir qui se fait dans la salle et les acteurs soudain dans la lumière... J'ai toujours considéré le théâtre comme un lieu sacré où je me sens le mieux au monde. » En chaussant des bottes de sept lieux pour refaire avec lui son parcours professionnel, ses études achevées, il rejoint à New-York un cabinet d'avocats spécialistes de la fiscalité internationale, puis largue ces amarres-là, rentre à Paris, bien décidé à faire vivre enfin ce vieux rêve.

On se sent protégé du monde extérieur dans un théâtre


Nous sommes en 2005, les choses s'emballent, le voici comédien et humoriste. Au cinéma, à la télévision ou sur scène, quel que soit son champ d'action on lui fait confiance, on le soutient, il n'arrête plus. « C'est vrai, j'ai eu cette chance à mes débuts de rencontrer des gens formidables, comme Antoine de Caunes qui m'a confié le rôle de Coluche. J'ai croisé de bonnes fées qui sont devenues des amies. » Et le voilà maintenant, fin gourmet, bon vivant, qui s'offre une vigne, produit son vin, et des spectacles aussi. Cerise sur ce joli gâteau, il prend avec Benoît Lavigne la co-direction artistique du théâtre de l'Œuvre. « Cette rencontre est à la base de tout. C'est un vrai bonheur de travailler avec lui et Kim Poignant, la directrice. En quatre ans, on a doublé la fréquentation. Nous avons eu de très gros succès et la grande chance d'accueillir le dernier spectacle de Robert Hirsch. "Avant de s'envoler" de Florian Zeller. Je réalise là un vieux rêve, on se sent protégé du monde extérieur dans un théâtre... » Un endroit magique où le bon vin a forcément sa place ? « Bien sûr ! Le bar est un endroit stratégique, on y boit un verre, on y accueille les acteurs... J'ai du mal avec les théâtres où il n'y a pas ce lieu de convivialité. » Et, pour en revenir au spectacle que nous verrons en février, « J'ai souvent occupé la scène ces douze dernières années, mais tout seul, alors je cherchais une pièce de théâtre. Lorsque l'on m'a apporté "Par le bout du nez" de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, auxquels on doit "Le prénom" et "Un dîner d'adieu", j'ai eu un coup de cœur. C'est très drôle, finement écrit, et jouer ça avec mon ami Berléand, mis en scène par Bernard Murat, l'une de mes bonnes fées du début, je sens qu'on va beaucoup s'amuser et le public aussi ! »
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 14/03/2020

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PAR LE BOUT DU NEZ
THÉÂTRE ANTOINE
A partir du mardi 22 septembre

COMÉDIE. Un président fraîchement élu doit faire son premier discours, quand une absurde démangeaison nasale crée la panique dans son équipe. Acculé, il est obligé de voir un psy pour une séance de thérapie de choc.


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