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Starface


Marie-Thérèse Porchet
Enfin le retour ! On l’attendait depuis trois ans.
Totalement inconnue chez nous le phénomène Porchet arrive à Paris en 1998 et grâce à son seul talent, conquiert le public de façon spectaculaire.
En mai 2000 après 350 représentations à la Comédie-Caumartin, elle termine son aventure parisienne, à l'Olympia , plébiscitée une semaine durant.
À l'époque, elle clamait : "La Truie est en moi !" Aujourd'hui ... Elle est amoureuse.
Elle revient aujourd'hui nous raconter son coup de foudre pour un Suisse allemand. A l'occasion de ces retrouvailles délirantes, Joseph Gorgoni alias Marie-Thérèse Porchet a répondu
à nos questions.

Dans quelles circonstances Marie-Thérèse est-elle née ?
Le personnage est né en 1993 en "nonante-trois" dans la Revue genevoise. Mais son inspiration date de mon adolescence. Je voulais devenir danseur et mon père m'avait dit "si tu veux danser, tu paieras tes cours de danse". Alors à 15 ans, j'ai commencé à travailler à mi-temps, dans une papeterie. Madeleine, ma "cheffe" de bureau, une dame très sympathique mais se plaignant un peu de tout, m'amusait énormément. Je me suis beaucoup inspiré d'elle pour Marie-Thérèse. Ma grand-mère était aussi un peu comme ça. J'ai rencontré Pierre Naftule (ndlr : coauteur et metteur en scène) en 91 quand il m'a engagé pour danser dans une comédie musicale, la Revue genevoise, qui traite chaque année de façon satirique de l'actualité suisse. Donc, il m'arrivait parfois en répétition ou au café avec mes partenaires d'utiliser cette voix particulière de Marie-Thérèse, aiguë et un peu traînante . Puis un jour, Pierre Naftule m'a dit "et si on en faisait un personnage !". C'est lui qui a écrit un premier sketch en trouvant le nom de Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet. Ça a marché, on a monté un deuxième sketch l'année suivante sur le thème des Tupperware. En Suisse, la télé m'a fait connaître au grand public, notamment quand j'ai incarné la speakerine de l'été. Marie-Thérèse parlait aux Suisses tous les jours en direct de sa cuisine juste avant les infos.

En France, il a fallu tout reprendre à zéro ?
Oui, ici l'ouverture sur le grand public s'est faite petit à petit. Le succès était imprévisible. Pierre et moi on ne pensait jamais venir à Paris. L'idée a germé progressivement. Cette histoire est incroyable. On ne s'explique toujours pas l'impact sur les gens.

Dans le nouveau spectacle que se passe-t-il ? Les choses ont-elles beaucoup changé autour de Marie-Thérèse ?
Il faut savoir qu'elle n'aime pas les Suisses allemands et ce pour une bonne raison : une Suisse allemande a piqué sa place à la sélection du grand prix de l'Eurovision (un concours auquel elle aimerait bien participer en vrai !). Du coup, elle a dit tellement d'horreurs sur eux qu'elle n'assume pas d'en pincer pour Rudi qui est Suisse allemand. Elle n'ose même pas le dire à sa meilleure amie Jacqueline. Dans ce second épisode, on retrouve également son fils Christian-Christophe, son chien Bijou, Madame Lopez (la concierge du cinquième), mais aussi de nouveaux personnages : d'abord son coup de foudre, Rudi, banquier passionné de danse de salon, Rose une amie d'enfance qui habite à côté de Zurich. Ce spectacle est plus musical que le premier. Si je suis seul en scène, ce n'est pas tout à fait un one-man-show. Travaillent avec moi - les meilleurs, je pense ! - un auteur, un metteur en scène, une chorégraphe, un scénographe, des costumiers, des arrangeurs, des musiciens (ils sont 25 pour la bande-son), des accessoiristes, un éclairagiste, un ingénieur du son, et j'en oublie certainement. Ce spectacle c'est vraiment une pièce de théâtre, façon music-hall. Marie-Thérèse parle (trop !), chante, danse, délire... C'est aussi la raison du succès : dans l'humour, personne ne fait ça !

Comment les Bouffes Parisiens vous ont-ils ouvert leurs portes ?
Toutes grandes ! Jean-Claude Brialy est venu voir La Truie est en moi à la Comédie-Caumartin. Il m'a appelé pour me dire qu'il avait aimé. Par hasard je l'ai croisé plus tard à Genève. Quand il a su que j'envisageais de rejouer à Paris, il m'a proposé son théâtre. Ravi, j'ai sauté sur l'occasion, d'autant que j'avais envie de revenir, de préférence dans un beau théâtre. Je trouve que Marie-Thérèse/Jean-Claude Brialy, ça va bien ensemble !

Aujourd'hui, on peut presque dire que vous êtes devenu une star !
Pour moi, les stars ce sont Madonna, Johnny Hallyday ou Depardieu. C'est vrai que je suis connu et reconnu en Suisse romande. Il y a eu tellement d'émissions, d'articles dans les journaux, les gens me reconnaissent dans la rue, tout le monde est très gentil avec moi. En France, on ne connaît pas mon visage. Mais ça va changer, car je ne veux plus aller systématiquement à la télé en Marie-Thérèse. J'aimerais y aller en tant que comédien, pouvoir parler un peu plus sérieusement. Pour cela, il va falloir que je fasse taire Marie-Thérèse !
Interview par Philippe Escalier
Paru le 16/09/2003

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