Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Magazine Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

© Bruno Perroud


Sébastien Blanc et Nicolas Poiret
L’écriture à quatre mains mais pas seulement
Les auteurs de« Même pas vrai » qui portait sur « le mensonge, ou plutôt la quête de la vérité et de la sincérité » voient leur deuxième succès, « Deux mensonges et une vérité », repris à la rentrée au Rive Gauche
Nicolas Poiret a bénéficié d'une éducation par le rire via ses parents (Jean Poiret, et Caroline Cellier) ayant "le sens de la dérision et du dérisoire, l'humour se faisant carapace protectrice : « Oui c'est grave mais de toute façon on va tous mourir mon chéri ! », a-t-il souvent entendu.
Sébastien Blanc, lui, a découvert l'humour grâce aux clowns, avant d'en apprécier la poésie. Puis vint le théâtre, comédies et tragédies mêles. « Pour moi, Oreste dans Andromaque est un personnage comique et même Shakespeare me faire rire ».

Savoir écrire ensemble, est-ce venu immédiatement ?
S.B. Oh non ! Au début, c'était un grand foutoir. Ça partait dans tous les sens, dans une multitude de styles différents.
N.P. A l'époque, on voyait très bien qui avait écrit quoi. Puis notre écriture s'est harmonisée.
S.B. Et on a appris de nos erreurs, notamment à ne pas aller trop loin dans la liberté
N.P. Et on est plus « carrés », on se cadre tout seuls, on ne se permet plus certaines facilités... tout en s'en permettant... pour s'amuser (rire)

« Deux mensonges et une vérité » est un jeu que propose une femme à son mari, piquée au vif quand il lui assène qu'après 27 ans de mariage, ils ont la chance de ne plus se surprendre.
D'où est venue cette idée ?

N.P. D'une rubrique éponyme de l'émission de Jimmy Fallon, dont je suis fan, qui interpelle de grands comédiens. J'ai voulu adapter cela à un couple, lui pantouflard, elle aimant être surprise en permanence. Ils sont à une période charnière, un bilan s'impose. Au théâtre, on voit surtout divorces, ruptures et tromperies. Moi je préfère parler des couples qui continuent à s'aimer malgré les aléas. C'est le cas autour de moi et ça me donne envie d'être à leur place !
S.B. Ça m'a parlé tout de suite et le fil s'est déroulé d'évidence autour d'un trait de caractère que nous avons en commun : une effrayante mauvaise foi ! C'est l'une des choses les plus jouissives et les plus drôles à traiter. Ici, nous l'avons poussée jusqu'à la rendre dangereuse.

Des projets en cours ?
N.P. Oui, qui se mettent plus ou moins rapidement en place. Parmi eux, une comédie romantique qui a failli se monter deux fois. Faute de distribution au moment où on avait le théâtre, et inversement, ça ne s'est pas fait. Mais on y croit ! Et un film. On a écrit le synopsis, on négocie le contrat... croisons les doigts !

Toujours ensemble donc ?
S.B. On est un couple d'écriture certes -et seulement d'écriture hein !- (rires). Nos styles se marient autour d'histoires qu'il nous plaît de raconter. Pourtant, si vient l'envie de travailler dans d'autres registres, il faut le faire. Ça régénère ! Ainsi, comédien à la base, je souhaite rejouer mais n'aimant pas les castings, je remets la machine en marche en écrivant, seul, une pièce dans laquelle j'espère jouer...
N.P. Et moi, j'ai très envie d'écrire un roman d'héroïc fantasy car j'aime ça. Ça prend du temps tant à l'écriture qu'au démarchage...
Interview par Caroline Fabre
Paru le 05/11/2018

-
DEUX MENSONGES ET UNE VÉRITÉ   (97 notes)
THÉÂTRE RIVE-GAUCHE
Jusqu'au dimanche 20 janvier

COMEDIE. Ne dites jamais à votre femme qu'elle ne vous surprend plus. Le soir de leur 27ème anniversaire de mariage, Philippe ne comprend pas que Catherine ne veuille pas admettre qu'au bout de tant d'années, ils ont la chance immense de ne plus pouvoir se surprendre. Pour lui prouver qu'il a raison, il lu...


Haut