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D.R.


Corinne Touzet
au théâtre des Variétés
Elle y joue, avec Daniel Russo et Loup-Denis Elion, "Alors on s'aime!" une pièce de Flavia Costes mise en scène par Anne Bourgeois.
Pour résumer : Charlotte préfère courir les magasins de chaussures à la recherche de nouveaux talons, que faire la cuisine pour son mari qui aimerait bien dîner le soir quand il rentre, mais réfrigérateur et placards restent vides. Au bord de sa énième crise de nerfs le couple voit débarquer l'étrange docteur Love, leur voisin du dessus.

Après "Voyage en ascenseur", vous voici à nouveau au cœur d'une pièce légèrement déjantée. Est-ce sa modernité qui vous a séduite ? Cette manière décalée et drôle d'aborder des sujets qui nous concernent tous ?
La pièce part du postulat que l'on vit dans une société où l'on est tous assez seuls, même mariés, c'est ce qui m'intéressait surtout ! J'ai tellement ri en la lisant que je me suis dit qu'il faudrait que l'on s'y prenne vraiment mal pour que le public n'ait pas autant de bonheur à la voir. J'ai trouvé très drôle la manière dont ce couple est conduit à se remettre en question. Bien sûr ils s'engueulent et ça bat de l'aile, mais ils s'aiment toujours, sinon ils se seraient déjà quittés ! C'est une pièce qui parle à tout le monde, et c'est ce dont j'ai envie. J'aime aussi beaucoup le fait que ce soit quelqu'un de plus jeune qui joue le négociateur. C'est une très bonne idée de l'auteur, car au bout de vingt ans de mariage c'est souvent la communication qui fait défaut. Je pense que cette pièce va beaucoup faire rire les jeunes, et Loup-Denis est tellement drôle... Charlotte, je ne vais pas la jouer à moitié! Elle est vraiment perchée mais très attachante, c'est toujours génial à jouer. Je trouve merveilleux ces histoires d'amour écrites avec une telle loufoquerie, mais aussi beaucoup de tendresse. Elle me rappelle ce que j'aimais tant au théâtre quand j'étais gamine : Jean Poiret et Sophie Desmarets !

Depuis "Une journée particulière", vous continuez à « casser le moule » en jouant un personnage pour le moins...
Complètement à l'ouest ! On peut le dire. Mais aujourd'hui je n'essaie plus de prouver ce que je peux faire, j'essaie simplement de profiter de l'instant. J'ai arrêté de vouloir plaire à tous ceux qui ne me connaissent pas, ou m'ont jugée sans m'avoir jamais vue sur scène. Je vis de plus en plus dans l'instant présent, j'ai changé ma vie, je choisis mes rôles souvent pour le plaisir qu'ils me procurent et qu'ils peuvent procurer au public.

En retrouvant Anne Bourgeois pour la troisième fois, en ayant de beaux projets, le théâtre vous apporte depuis quelques années tout le bonheur que vous souhaitez ?
Oui ! Anne est la première qui m'a fait confiance avec "Mobile Home" en 2008, et ça je ne l'oublierai jamais. Je recommençais le théâtre à zéro et ce n'était pas gagné, surtout à Paris... Après notre succès en Avignon avec "Voyage en ascenseur", on est heureuses de ne pas se quitter ! J'avais aussi très envie de jouer avec Daniel Russo, depuis longtemps je lui envoyais mes projets mais il n'était jamais libre. Et en 2020 ce sera une pièce de Mike Sadler avec Pierre Arditi au théâtre de Paris. Je suis très heureuse, oui, mais ça fait peur !
Interview par Jeanne Hoffstetter
Paru le 30/09/2018

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