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© Guy Delahaye


Sophie Forte
Humour et romantisme mêlés
Je vous conseille vivement d'aller au La Bruyère, voir son « Chagrin pour soi », excellente comédie sur un drame universel, co-écrite avec Virginie Lemoine et dans laquelle le chagrin, d'amour, est carrément personnifié.
Sophie, peut-on revenir à vos débuts ?
Depuis l'âge de 8 ans, j'écris pour raconter des histoires. Plus tard, au Cours Simon, j'apprends que je peux faire rire. En parallèle, encouragée par Mireille du Petit Conservatoire, j'écris des chansons, les chante dans cinq à six cabarets chaque nuit. Je m'éclate! Puis, place au one woman show, à la radio, la télé et au théâtre (dont « Une folie » avec Robert Hirsch). J'ai tout aimé faire ! "Rien à cirer" quelle chance ! Arrivant de Lyon, je ne connais personne à Paris. Grâce à Laurent Ruquier, je rencontre des gens que j'admire, de Léon Zitrone à Pierre Perret, en passant par Borg, les acteurs de "Chapeau melon et bottes de cuir"... Un rêve ! Il y eut ensuite "Frou Frou", Patrick Sébastien, Michel Drucker.

Et soudain, tout s'arrête. Pourquoi ?
A ce moment-là, je pensais que je n'existerais plus si je n'enchainais pas radio le matin, télé l'après midi, scène le soir et soirées où il faut se montrer la nuit. Pour couronner le tout, enfermée dans ce personnage de rigolote, dont je suis responsable, j'avais l'impression d'être incomplète, car je voulais aussi procurer de l'émotion. J'ai ouvert les yeux et tout arrêté. Au diable ma notoriété ! Recentrée sur la chanson, je pouvais, au fil des textes, faire rire et toucher. Sept ans d'albums et de joies scéniques ! Quand, pour mes filles, j'ai écrit des chansons (cinq albums à ce jour) sur des sujets forts, gais ou tristes, auxquels l'enfant est confronté, quel bonheur sur scène ! Enfin, en écrivant des pièces, j'ai obtenu ce dont j'avais toujours rêvé : faire rire, émouvoir et être une héroïne romantique. Tout me plaît alors, en ce moment, je jongle entre quatre spectacles !

Vos pièces sentent le vécu. Est-ce fortuit ou pas ?
Du tout ! Je traite de sujets que je maîtrise ! Dans « Sur le fil », j'évoquais le manque de confiance en soi, « Max » est bien « la Véritable histoire de mon père », « Le Chaman et moi » vient d'un voyage en Amazonie, « Le Dalaï et moi » d'un trek en Himalaya... et « Chagrin pour soi »... d'une rupture !

Cette dernière est co-écrite avec Virginie Lemoine ? Pourquoi ?
A puiser dans mes émotions toutes fraîches, colère, peine, haine... pour les transcrire, j'ai eu besoin d'aide, par peur de « plonger » au lieu de désamorcer mon chagrin. Je connais Virginie depuis "Rien à Cirer". On s'aime beaucoup et je savais qu'elle m'amènerait ce dont j'avais besoin, rigueur en prime. Le chagrin fait homme, ça lui a parlé tout de suite. Nous avons mêlé nos fantaisies personnelles et, aujourd'hui, je suis incapable de dire qui a écrit quoi ! Et sa mise en scène est pleine de trouvailles. Aussi, un autre projet commun se profile, sur le bonheur cette fois !

Le mot de la fin ?
J'ai beaucoup de chance : je fais un métier que j'aime et j'en vis. J'aimerais juste recevoir des proposition de rôles dramatiques, notamment au cinéma. Mais, adepte du tout peut arriver d'un instant à l'autre, je garde espoir...
Interview par Caroline Fabre
Paru le 22/01/2018

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