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© Christophe Vootz


Bruno Putzulu
au théâtre de l’Atelier
L'acteur y joue, avec Catherine Hiegel et Philippe Fretun, une pièce de Jean-Claude Grumberg, mise en scène par Charles Tordjman "Votre maman". Une soirée théâtrale qui devrait recueillir l'adhésion de tous et nous offre l'opportunité d'une belle rencontre avec Bruno Putzulu.
Enfance, Papa, Maman, sport, amour, amitié, rencontres, souffrance, oubli, présent, la vie... Acteur. Qu'il chante ses propres textes, qu'il publie un livre de ses conversations avec son ami Philippe Noiret sur ce métier d'acteur qu'il aime tant, qu'il évoque ceux qui lui sont chers ou qu'il converse avec vous, ces mots l'habitent et veulent dire quelque chose. Entre sourires et gravité passe un souffle sincère et beau. Le métier de comédien, c'est comme le sport, beaucoup de travail, dit ce passionné d'arts martiaux, qu'il pratique et qui, jeune, allait voir tous les films de Bruce Lee.

Films qui le conduisent à en découvrir d'autres, à s'intéresser aux acteurs, à passer le concours du Conservatoire National où les cours de Philippe Adrien, avec lequel il nouera une amitié très forte, le marquent à jamais. S'en suivent neuf années à la Comédie Française où Catherine Hiegel le met en scène à deux reprises, et avec laquelle il jouera. Au cinéma, à la télévision, l'acteur rencontre aussi de beaux rôles, lui qui pourtant ne contacte jamais. « Je me dis que si l'on ne m'appelle pas c'est que l'on ne m'aime pas, et j'aurais l'impression de quémander. Ça n'est pas ma nature, j'aurais honte. »

Il ne faut pas que ça effraie les gens car quel que soit le sujet, tout dépend de la manière dont il est traité


« Votre Maman » est le titre de la pièce qu'il se prépare à jouer, mais ce sont aussi les premiers mots du directeur de la maison de retraite qui accueillent chaque fois le fils venu visiter sa mère. Le fils qui attend avec inquiétude la suite de ce préambule, car l'esprit de Maman s'en est allé vivre dans un monde impénétrable. L'auteur nous parle d'Alzheimer, maladie à laquelle chacun de nous peut être confronté de près ou de loin. Le regard qu'il pose sur son sujet n'oublie jamais les scènes cocasses auxquelles mène l'absurdité de vouloir unir, ne serait-ce qu'un moment, le monde de la réalité et celui du rêve. Comment l'acteur aborde-t-il ce rôle ? A-t-il lui même vécu une telle situation ?
« J'étais heureux que l'on me propose cette pièce et je n'ai pas hésité une seconde. J'aime le théâtre de Grumberg, il n'est jamais lourd. J'aime sa poésie et son humour parfois grinçant, parfois loufoque. Et quand il assiste aux répétitions, en cas de doute on peut le questionner. C'est un plaisir de voir alors sa pensée en action. Hélas, hélas oui mon papa est parti il y a un an et demi de cette maladie, alors ça me revient, bien sûr. Bien que, d'une manière différente, j'ai vécu ces moments où l'on se dit que la vie n'a aucun sens si son père ou sa mère ne vous reconnaît pas. Mais vous savez, comment fait le comédien pour jouer Hamlet, pour jouer les grands personnages qui sont cent coudées au-dessus de lui, s'il n'en revient qu'à sa propre vie ? Ce serait si pauvre...En tout cas, il ne faut pas que ça effraie les gens car quel que soit le sujet, tout dépend de la manière dont il est traité. Et là, l'écriture d'un grand auteur fait la différence !»
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 10/05/2017

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VOTRE MAMAN   (29 notes)
THÉÂTRE DE L'ATELIER
Jusqu'au samedi 10 juin

COMEDIE. Dans une maison de retraite, la maman reçoit les visites de son fils. Tantôt elle le reconnaît, tantôt elle le confond avec le directeur. Ces visites sont souvent agitées, pressées, semées de problèmes, de malentendus qui font naître d’étranges cocasseries et loufoqueries. Grumberg excelle dans ce...


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