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D.R.


Thibault de Montalembert
Thibault de Montalembert “J’ai toujours voulu être comédien”
Pour son retour au théâtre, Thibault de Montalembert a choisi une œuvre qui lui ressemble. Le "Hamlet" de Jules Laforgue (1860-1887), tiré des"Moralités légendaires", créé au théâtre par Jean-Louis Barrault, repris régulièrement par Francis Huster, est un texte inclassable et flamboyant. Cet hommageà Shakespeare, tournant parfois à la parodie, brosse le portrait d'une jeunesse futile et prosaïque à travers un monologue
d'une surprenante vitalité.
Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette aventure ?
La beauté de cette langue magnifique et baroque, mais aussi le personnage. Le Hamlet de Laforgue vit dans sa tête. Peut-être est-il fou ! C'est un dandy, dont le côté contemporain est frappant. La seconde raison s'appelle Hervé Icovic. Cet excellent directeur d'acteurs m'a, un jour, parlé du texte en me disant qu'il était fait pour moi.

Vous avez accepté de le jouer tout de suite ?
Non, j'ai tourné autour pendant deux ans. Sorti du Français depuis peu, j'avais interprété pas mal de rôles au cinéma. L'expérience de La Dame aux camélias est venue me donner envie de remonter sur les planches. J'ai accepté à ce moment-là. Après avoir trouvé un producteur, la création s'est faite en Avignon en 2001.

C'est la première fois que vous êtes seul en scène ?
Oui, c'est à la fois très enrichissant et pas facile. Tout repose sur moi. Ceci étant dit, la mise en scène d'Hervé Icovic, épurée mais très construite, m'aide énormément.

Votre parcours est assez atypique. Comment le résumeriez-vous ?
D'abord, j'ai toujours voulu faire ce métier. J'avoue que ce fut assez simple, il y avait déjà des artistes dans ma famille. Après le bac, j'ai enchaîné avec le Cours Florent puis l'école de Chéreau, une formation et un tremplin formidables. Je suis rentré à la Comédie-Française que j'ai quittée rapidement. Curieux de tout, j'ai toujours eu envie d'aller voir ailleurs, à commencer par le cinéma. J'aurais eu tort de m'en priver. Tourner avec Arnaud Desplechin - un des plus grands réalisateurs français - a été une joie, que ce soit pour La Sentinelle ou Comment je me suis disputé... Bertrand Bonello avec qui j'ai fait Le Pornographe est aussi une vraie rencontre. Impossible enfin de ne pas citer Indochine de Régis Warnier.

Et au théâtre ?
Mes dernières apparitions étaient dans Valparaiso de Don DeLillo (à La Bastille) et dans La Dame aux camélias. Je garde un bon souvenir de ma collaboration avec Alfredo Arias, et puis jouer avec Adjani - certainement la seule vraie star française - est un moment
difficile à oublier.

De quoi auriez-vous envie dans les années qui viennent ?
J'avoue désirer un premier rôle au cinéma, dans un grand film. De préférence dans une comédie, ce qui, pour moi, serait une nouveauté.
Philippe Escalier
Interview par Philippe Escalier
Paru le 15/03/2003

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