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D.R.


Novecento
au théâtre du Rond point
André Dussollier est de retour au théâtre du Rond-Point où le spectacle qu'il a imaginé autour du monologue d'Alessandro Baricco avait enthousiasmé le public.
Le thème
Né sur le Virginian dans les années vingt lors d'une traversée entre la France et l'Amérique, Novecento est abandonné dans une boite en carton déposée sur le piano de la salle de bal des premières classes. Recueilli par un marin, il grandira, deviendra un pianiste de génie sans jamais prendre de leçons, sans jamais mettre le pied à terre... La musique sera sa vie, l'océan son royaume.

L'auteur
Romancier, essayiste et musicologue Italien, il dit de son texte (écrit en 1994 pour un comédien et un metteur en scène.) : « Je ne crois pas qu'il y ait un nom pour des textes de ce genre. Peu importe. L'histoire me paraissait belle, et valoir la peine d'être racontée. J'aime bien l'idée que quelqu'un la lira. »

André Dussollier porte le rêve à son paroxysme.
Dans le rôle du conteur entouré de quatre musiciens, il vit littéralement cette histoire, jouant un personnage, puis l'autre, puis un autre encore ; des silences et de la musique, de la joie, de la poésie et de l'émotion il joue aussi. Il est magistral. Il tenait tant à nous raconter cette histoire, qu'il a longuement mûri ce projet ambitieux et qu'il s'est, avec Gérald Sibleyras et Stéphane De Groodt, lancé dans une adaptation qu'il a mise en scène, accompagné de Pierre-François Limbosch scénographe, et de Christophe Grelié. Des heures nous pourrions parler avec lui de ces portes ouvertes sur la liberté, tant ce texte en est riche. « J'avais lu le livre, et vu le spectacle à sa création. La musique était là de temps en temps comme un simple accompagnement, mais je pensais que ce serait beau qu'elle devienne un personnage à part entière, qui prolongerait l'émotion, qui raconterait elle aussi l'histoire à sa façon. J'ai repensé au film de Resnais "On connaît la chanson", dans lequel j'avais joué et où tout d'un coup les chansons prennent le relai sur les personnages pour en dire autant. J'en ai parlé avec l'auteur qui se demandait si ça n'était pas dangereux. Il craignait que cela ne prenne le pas sur les mots et perturbe l'imaginaire du spectateur, mais finalement il s'est rangé à mes arguments. Il était important pour moi de montrer que "Novecento", libre de tout apprentissage, parvient à être génial en se nourrissant de la liberté dont il jouit, en s'inspirant des conversations, en faisant siennes ces musiques entendues dans les ports qui illustrent un peu les parcours qu'il fait entre l'Europe et l'Amérique : Debussy, Ravel, Satie... et le jazz naissant. Il y a une grande liberté dans tout ça. En restant là sur ce bateau, loin des contraintes qu'impose la terre ferme, loin des espaces ouverts à l'infini où l'on s'émiette, ou l'on se perd, où l'on n'a pas toujours la latitude, l'espace ou le temps de se faire confiance, "Novecento" représente une façon d'être fidèle à soi-même, à ses pensées, à ses envies. Il ne demande rien à personne, il est libre. Pour ça, je pense qu'il est inspirant pour les acteurs, pour les gens qui font un métier de création, mais aussi pour tout le monde. Voilà ce qui me plait et je constate avec joie que ça résonne puisqu'il qu'il arrive que l'on me demande si "Novecento" a vraiment existé ! »
Dossier par Jeanne Hoffstetter
Paru le 27/09/2016

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