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© Bruno Perroud


Raphaëline Goupilleau
joue “La Médiation” au théâtre de Poche
Autour d'un café ou au théâtre, c'est toujours un plaisir de retrouver Raphaëline Goupilleau. Elle nous parle, ce jour-là, du bonheur qu'elle éprouve à jouer Isabelle, une médiatrice peu ordinaire et formidablement jouée, entourée d'Ophélia Kolb, de Cholée Lambert et Julien Boisselier respectivement auteure et metteur en scène de cette pièce hautement recommandable.
La pièce :
Un jeune couple séparé se dispute la garde de leur enfant au fil d'entretiens savoureux avec deux médiatrices qui ont elles aussi, leurs secrets. Tension, humour, surprises et suspense mènent la danse.

Sébastien Thierry, Stéphane Guérin, Sébastien Blanc et Nicolas Poiret et aujourd'hui Chloé Lambert. Nous parlons à nouveau d'une création...
Oui, c'est mon grand bonheur! Aujourd'hui plus que jamais il faut défendre nos jeunes auteurs. Pour se régénérer, continuer à avancer, le théâtre dépend totalement de la création et du texte. Que cette nouvelle aventure théâtrale se passe au Poche me touche particulièrement car j'y avais joué au temps de la Compagnie d'Etienne Bierry, ces merveilleux fous de théâtre. Je me réjouis aujourd'hui de voir que Philippe Tesson et Stéphanie en ont fait un lieu convivial où il se passe toujours quelque chose de bien. Vraiment, il faut dire bravo à ceux qui, aujourd'hui, ont le courage de dire : ce texte m'intéresse, je le prends et qui prennent aussi le risque de le monter sans vedettes. Voyez Hélène Médigue qui a mis cinq ans à monter l'adaptation de «Maris et femmes» d'après le film de Woody Allen, ils sont sept sur scène, ce qui est colossal actuellement pour le théâtre privé, et c'est une réussite ! Oui, il faut vraiment alerter les gens sur ces spectacles !

Quelles ont été vos premières réflexions à la lecture de "La médiation" ?
Qu'il y a vraiment des rôles à tomber ! Qu'il y a de la chair, des relations fortes entre les personnages, de l'intime, de l'impertinence, de l'émotion, ainsi que tous ces non-dits, ces petits recoins à aller fouiller du côté mère-fille. Tout ça a été immédiat, et un rôle comme celui d'Isabelle, personnage qui écoute aussi beaucoup, c'est un véritable cadeau au théâtre, je l'adore.

Le texte de Chloé Lambert est très intéressant dans sa construction et dans sa manière originale d'aborder un sujet banal dans lequel s'imbrique une autre histoire tout à fait inattendue, et à laquelle on s'attache autant. C'était scabreux, mais également parfaitement maîtrisé par la mise en scène.
Oui, elle a vraiment l'art de mélanger les intrigues, c'est quand même « gonflé » ! Le contrepoint que forment les deux médiatrices à ce jeune couple qui se déchire, est aussi fort dans son histoire, sa psychologie et sa vie. Chaque personnage a son existence propre, aucun n'est là pour « servir la soupe » aux autres. Et ce qui est important et formidable, c'est qu'on ne perd jamais de vue l'enfant qui est au centre de tout. L'écriture est d'une grande richesse et Julien a eu tout de suite une vision très forte de tableaux sans aucun noir entre eux pour rompre le rythme. A aucun instant on ne quitte ce bureau. Franchement je dois reconnaître que je suis gâtée au théâtre !
Interview par Jeanne Hoffstetter
Paru le 30/05/2016

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