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D.R.


Andromaque :
Racine sublimé au Lucernaire
Une mise en scène originale et sobre, une jeune troupe bourrée de talent et voilà Racine plus vivant et plus moderne que jamais.
Pas évident de surprendre lorsqu'on monte un texte illustre. Justine Heynemann n'a pas reculé devant l'ampleur de la tâche. Bien lui en a pris ! Son Andromaque a de quoi faire pâlir de jalousie les metteurs en scène les plus expérimentés. Dessinant avec précision toutes les nuances des personnages, donnant aux alexandrins des sonorités inattendues, elle innove sans affectation et étonne sans choquer. Le ton est juste, la vision des choses pertinente. Du côté des interprètes, la jeune femme fait la part belle au langage des corps. On se touche, on se frôle, on vit avec passion. Chorégraphies et gestuelle viennent rappeler la prédominance des sens. Toutes les conditions ont réunies pour qu'Andromaque devienne un drame moderne où, aux milieux d'amours contrariées, les protagonistes oscillent entre un passé douloureux et un avenir incertain. Hermione (Noémie Dalies) que sa passion pour Pyrrhus rend immature ou Andromaque (Carmen Avila) absorbée par le souvenir d'Hector, sont deux figures qui pourraient émaner d'une saga contemporaine. A leur côté Raphaël Bianchin, Roch-Antoine Albaladejo, Isabelle Auvray et Stéphane Brel complètent une distribution exemplaire. Ils vont vous faire aimer le théâtre classique !
Zoom par Philippe Escalier
Paru le 06/11/2002

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