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D.R.


François-Éric Gendron
joue «L’Envers du décor» au théâtre de Paris
Son ami Daniel Auteuil le veut pour partenaire dans la nouvelle comédie de Florian Zeller qu'il met en scène. François-Eric Gendron lit, répond immédiatement présent et plonge avec enthousiasme dans les répétitions.
Il est dans le présent comme d'autres dans le passé. L'avenir ne semble pas le tirer trop fort par la manche. Apprendre, répéter, et faire, là maintenant, voilà ce qu'aime ce séduisant comédien qui a depuis longtemps mis son ego à la porte, comme on le fait d'un mauvais élève venu perturber la classe.

Portrait : Le petit garçon apparaît à l'image, vêtu chaudement, son cartable à la main il revient de l'école par le chemin forestier qui conduit à la maison. Devant la vitre du salon il s'arrête un instant. Derrière, son père, violoncelliste et chef d'orchestre renommé joue, les yeux baissés. C'est très beau ce noir et blanc. Dominique Delouche tourne un film sur le musicien. Le petit garçon trouve ça formidable, il veut devenir acteur. Plus tard, cinéphage, il s'enthousiasme pour la Nouvelle vague, et veut toujours devenir acteur. «J'ai grandi dans l'amour de l'art, de la musique, dans la recherche de l'absolu et l'ouverture au monde. Je voyais à la maison de grands artistes, intellectuels, comédiens, mais quand j'entendais mon père faire ses doigtés dans sa chambre, c'était travail, travail, travail. Alors moi aujourd'hui je peux passer mille fois sur une réplique jusqu'à... Je ne sais pas quoi ! » Dit-il en riant.

Ce qui est terminé appartient au passé, c'est mort

S'appeler Gendron c'est aussi, car «Nul n'est prophète en son pays» lui disait son père, parler les langues étrangères. Soit. Il en parle quatre couramment, mais pour suivre sa route il veut se débrouiller seul «Tant pis si ça va plus lentement».

Direction, le Conservatoire. Fait. Très vite, non seulement la France, mais l'Espagne, l'Italie, l'Angleterre, l'Allemagne, il tourne, tourne, jamais doublé, «Et avec des comédiens prestigieux, c'était magnifique !» On découvre encore qu'il pratique l'équitation et l'hélicoptère à haut niveau. «Oui, j'aime découvrir, apprendre, aller au fond des choses, ce qui compte c'est faire, le résultat je m'en moque. Ce qui est terminé appartient au passé, c'est mort. Quand je rentre à la maison, hop ! Je mets mon métier au porte-manteau, j'écoute ma famille, mes amis, je ne parle jamais de moi. Si l'on me pose des questions, je réponds, simplement. Je ne suis pas du genre à m'imposer, question d'éducation sans doute... Les choses viennent ou ne viennent pas. Là j'ai lu la pièce et le lendemain c'était fait ! L'intrigue est simple. Je viens dîner chez de vieux amis pour leur présenter celle qui dans ma vie a remplacé ma femme, qu'ils adoraient et que j'ai quitté pour une jeune bombe sexuelle. Ça ne passe pas, sous le vernis, le dîner tourne au carnage et sert de révélateur. Qui suis-je ? Sur quoi l'amitié est-elle basée ? Florian a confectionné une superbe dentelle, difficile à jouer car on doit à la fois montrer nos pensées secrètes et l'action au présent. J'aime le théâtre, j'adore les répétitions ! Retrouver Valérie Bonneton, Pauline Lefèvre pour creuser, chercher ensemble avec Daniel qui est un perfectionniste au-delà de tout, c'est un bonheur ! »
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 12/02/2016

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ENVERS DU DÉCOR (L')   (109 notes)
GRANDE SALLE DU THÉÂTRE DE PARIS
Jusqu'au dimanche 1 janvier

COMEDIE. Quand Patrick annonce à ses amis, Daniel et Isabelle, qu’il voudrait leur présenter la jeune femme pour laquelle il a quitté Laurence, tout le monde s’accorde à dire que c’est une excellente idée! Un dîner est organisé, et les présentations sont faites. Voilà pour le décor… Mais les gens ne disent...


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