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© Alizée Chappini


Jean-Claude Dreyfus
dans «Le chant des oliviers», au théâtre du Splendid
De poignants, d'extravagants, de classiques... Il en a joué des personnages, il en a chanté des chansons, il a parodié, fait rire, tiré des larmes, écrit des livres, il est même magicien à ses heures. Et le voici dans une douce et amère comédie, aux côtés de Julia Duchaussoy et Frédéric Quiring.
Créée en Avignon l'été dernier, la première pièce de Marilyne Bal, mise en scène par Anne Bouvier a rencontré grâce au bouche à oreille et à d'excellentes critiques, un beau succès. «A chaque fois que je joue à Avignon, je me dis que c'est la dernière car c'est très fatigant, et pourtant tous les trois ou quatre ans j'y retourne. Après ça je pensais me reposer un peu, et voilà qu'on reprend au Splendid !» L'histoire ? Un ancien restaurateur un peu fauché vit tranquillement dans la maison de sa filleule Léa, laquelle profite d'une visite le temps d'un week-end pour lui annoncer son mariage avec le jeune cuisinier d'origine libanaise qui l'accompagne, et le projet qu'ils concoctent. Le week-end préparé par Jacques sera loin de celui qu'il imaginait... Texte, mise en scène, avant la reprise à Paris l'équipe est au travail.

Le plaisir en toute chose ! Et le théâtre en fait partie

«Il a fallu retravailler un peu car contrairement à Avignon où nous étions de plain-pied avec la salle, la scène est en hauteur. Ce qui, entre parenthèse, est difficile pour aller toucher les spectateurs comme j'aime le faire ! Si je fais ça ici, je tombe ! » La plaisanterie toujours embusquée dans les propos, le comédien poursuit, « Sous la contrainte, on a revu tous ensemble certaines choses et le résultat s'avère très positif. L'art réside aussi dans le fait de trouver sa liberté dans la rigueur que l'on s'est imposée. » Ce qui a fait tilt pour qu'il accepte de jouer Jacques ? « Au départ quand un texte ne me tombe pas des mains, c'est bon signe. Et puis l'idée de jouer avec l'adorable et jolie Julia Duchaussoy. Mon personnage est assez solitaire, bourru, un peu réac même, mais avec gentillesse et humour. Je trouve la pièce intéressante parce qu'elle traite des maux de notre pauvre petite société en déclin : La famille, l'argent, la crainte de l'étranger, la peur du changement, jusqu'à la cuisine traditionnelle contre la cuisine moléculaire.

Le public rit et peut aussi chialer, et ça c'est formidable. Je crois qu'on a réussi un beau spectacle.» L'idée caressée d'un brin de repos sera donc pour l'instant renvoyée aux calendes grecques, car de beaux projets de théâtre, sur lesquels nous reviendrons, sont là tout près. Le cycle des lectures se poursuit, le cinéma n'est pas en reste « Mais on est quand même toujours tributaires du pognon, et à ce propos j'aimerais bien de temps en temps faire partie de gros trucs à succès qui se montent sans problème, mais je dois faire trop sérieux pour ça ! » conclut-il en riant. Et pour couronner l'ensemble le voici parrain de « J'ai fait Berlize », toute nouvelle école d'Arts dramatiques située au Centre de danse du Marais. « Mais je n'y donne pas de cours, je ferai juste une ou deux Master Class peut-être, ça, ça m'amuse. » Ce qui compte avant tout dans la vie de cet épicurien ? « Le plaisir en toute chose ! Et le théâtre en fait partie. »
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 15/11/2015

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