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© Bruno Perroud


Xavier Gallais
La Maison et le zoo
Il y interprète Jerry dans la pièce d'Edouard Albee adaptée par Jean-Marie Besset et mise en scène par Gilbert Désveaux.
Un rôle aux accents particuliers pour lui, que Laurent Terzieff avait endossé à plusieurs reprises. La pièce écrite en 1958 par Edward Albee, s'appelait alors «Zoo Story», elle mettait en scène deux personnages, Peter et Jerry, sur un banc dans un parc, elle était passionnante, riche de mots et de symboles sur le thème de la non communication.

Des années plus tard le dramaturge écrit à partir de Peter, une pièce intitulée «La Maison», dont il fera en 2009 le premier acte de «Zoo Story». « J'avais joué ce rôle avec mon professeur de théâtre, et je m'étais juré de le rejouer un jour. Ensuite j'ai essayé de monter la pièce mais ça n'a jamais abouti. Alors, lorsque l'on m'a proposé ce rôle dans la nouvelle version que nous avons créée en 2013 à Montpellier, j'étais fier et fou de joie. C'est une œuvre d'autant plus fascinante qu'Edward Albee a réuni ces deux textes sans quasiment toucher au premier, dont le style, très inspiré de la Beat Generation est totalement différent. Jerry est pour moi un poète vagabond qui me bouleverse. C'est un personnage de théâtre typique, dans le sens où il est là pour ouvrir... c'est le bouffon dans l'acception la plus irrévérencieuse et dérangeante du terme.»

J'étais beaucoup plus chez moi sur un plateau que dans la vie


La naissance d'une passion : « Pour mes cinq ans mes parents avaient fabriqué de A à Z un spectacle de marionnettes qui m'avait fasciné. Alors, j'ai fait des stages l'été, puis j'ai pris des cours et je suis entré chez Florent. J'ai très vite compris que ce qui m'attirait ça n'était pas l'ego de l'acteur, mais celui, plus vaste encore de l'organisateur », se souvient-il en riant. « Jusqu'au jour où j'ai goûté au plaisir d'être moi-même l'instrument d'une histoire. J'étais beaucoup plus chez moi sur un plateau que dans la vie... »

Passé par le Conservatoire, où il enseigne depuis deux ans, on le voit à la télévision, au cinéma. Benoît Lavigne, Daniel Mesguich et Jacques Weber sont ses compagnons de route. Son travail avec Olivier Py ou Michel Fau le marque. En 2004, il obtient le Molière de la révélation masculine pour Roberto Zucco monté par Philippe Calvario. «Et la grande rencontre de ces dernières années c'est Arthur Nauzyciel, le directeur du CDN d'Orléans qui m'a permis de réorienter ma recherche de comédien. » De son horizon il ne cesse de repousser les limites, « J'ai été fasciné par l'art baroque, j'ai d'ailleurs une nature plutôt baroque, mais aujourd'hui je le suis à travers l'art japonais qui m'ouvre d'autres questionnements. C'est en ça que les métiers d'artistes sont passionnants ils vous permettent de vous remettre en question, d'être sans cesse en recherche.

Pour les élèves du Conservatoire, je travaille actuellement avec Florient Azoulay, sur une adaptation des huit tragédies antiques d'Eschyle, Sophocle et Euripide, traitant des Atrides. Et là, je file en province jouer en anglais avec des acteurs Américains, Splendid's de Genet mis en scène par Arthur, que l'on jouera à Paris en mars prochain. »
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 08/06/2015

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