Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

© Charlotte Spillemaecker


La folle journée ou Le mariage de Figaro
mise en scène de Vincent Caire, au théâtre du Ranelagh
Jouée pour la première fois à l'Odéon en 1784 après trois ans de censure, le volet central de la trilogie* de Beaumarchais, consacrée à son Figaro, remporte un vif succès. Deux ans plus tard Mozart et da Ponte en font un opéra.
Valet de chambre du Comte Almaviva, Figaro doit épouser Suzanne, camériste de la comtesse. Un classique... Si ce n'est que cette union est impossible sans l'accord du comte, qui exige pour le donner, d'obtenir les faveurs de Suzanne. Beaumarchais, en digne horloger et fils d'horloger, met en place une intrigue complexe aussi finement réglée que le cœur d'une montre à complications, dont les rouages, mus ici par de nombreux personnages, deviennent quiproquos, libertinage, mensonges et rebondissements à n'en plus finir. Pour autant, l'auteur ne fait pas de ses personnages de simples pantins destinés à provoquer le rire, mais leur insuffle une réelle profondeur psychologique. Profondeur et complexité peut-être expliquées par le fait qu'il y a dans ce Figaro nombre de clins d'œil à la propre vie de Beaumarchais...
Vincent Caire et sa Compagnie ont privilégié le côté vaudevillesque de cette histoire prétexte à dénoncer dans la joie abus et privilèges de l'Ancien régime. A chacun son Figaro. Il y a sur le plateau de beaux décors, de la gaité dans les costumes et des comédiens plus qu'à l'aise dans cette mécanique de précision. Figaro ci, Figaro là, Figaro sur lequel on a tant dit, tant écrit, tant philosophé, que l'on s'amuse de l'entendre au troisième acte déclarer au juge se prénommer Anonyme !

* Le barbier de Séville, Le mariage de Figaro et La mère coupable.
Zoom par Jeanne Hoffstetter
Paru le 21/03/2015

-
Haut