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D.R.


Daniel Russo
joue "Sans rancune" au théâtre du Palais Royal
Après Jean Poiret, Sébastien Azzopardi et Sacha Danino adaptent la pièce de Sam Bobrick et Ron Clark. Une histoire de grand patron égaré dans les hautes sphères du pouvoir, mais subitement plaqué par son épouse pour un vendeur de tapas à Barbès.
Le pouvoir, l'argent, le confort ne pèsent pas lourd face à l'amour... «Sans rancune» est-elle une fable de notre temps à laquelle vous croyez ?
Il y a tout dans cette pièce, le riche, le pauvre et surtout l'argent qui peut tout pourrir, et qui, s'il contribue au bonheur, face à l'amour n'est plus rien. Je préfère penser ça oui, garder de l'espoir, me ranger du côté de ceux qui vont dans le bon sens, être positif quoi qu'il arrive. La réussite ça peut facilement changer les gens, surtout les faibles. Mais regardez Belmondo, lui n'a jamais oublié les copains. C'est un grand mec que le succès n'a pas abîmé ! Et puis au théâtre, faire en sorte que durant deux heures les gens soient heureux, oublient leurs soucis, c'est un peu faire office de médicament. Rien ne me rend plus heureux !

Parlez-nous de ce personnage peu sympathique que vous incarnez. Allez-vous chercher à le sauver un peu de sa noirceur ?
C'est un « killer ». Piégé par sa réussite, il vit dans sa bulle, ne s'intéresse qu'à lui, prend son associé, aussi pourri que lui, pour de la merde, et n'a plus aucun regard sur sa femme. Mais lorsqu'elle le quitte, il ne comprend pas ce qui lui arrive. Même les stratagèmes qu'il utilise pour la récupérer sont complètement à côté de la plaque car il raisonne encore en fonction de lui sans chercher à comprendre les autres. Ça va très loin et c'est totalement hilarant! Mais oui, bien qu'il soit totalement pourri je vais essayer de trouver ce qu'il y a de bien en lui. Il va y avoir un joli travail à faire là-dessus, difficile, mais c'est ça qui est intéressant. Je suis accroc à la difficulté !

Sébastien Azzopardi, co-directeur du théâtre depuis l'an passé, assure également la mise en scène... Gage de talent et de succès. Comment travaillez-vous avec lui ?
J'ai bien connu son papa mais je n'avais jamais travaillé avec lui, et je suis vraiment content ! D'abord parce que le travail qu'ils ont fait lui et Sacha Danino sur l'adaptation est génial, et pour moi qui suis particulièrement sensible au texte, c'est très important. Ensuite, je suis pointilleux, je cherche tout le temps, je n'ai jamais fini de travailler, et ce qui est formidable avec Sébastien c'est qu'on va toujours plus loin et mieux, on apporte chaque fois des couleurs qui viennent parfaire le tableau. Enfin je retrouve le Palais Royal où j'ai beaucoup joué, je suis en famille ici avec mes partenaires Xavier Letourneur, Anne Jacquemin, Jessica Borio, Nassima Benchicou et David Talbot...

Deux mots sur la pièce de Jean-Claude Grumberg que vous jouerez parallèlement au théâtre Antoine, avec Pierre Arditti ?
Oui, «Pour en finir avec la question juive» est une pièce d'une heure, mais tellement forte ! Grumberg, qui est un génie, l'a écrite pour nous. Impossible de ne pas jouer ça ! Parler de sujets graves et en rire, ça fait du bien ! Alors j'irai d'un théâtre à l'autre en moto-taxi !
Interview par Jeanne Hoffstetter
Paru le 09/02/2015

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