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© Bruno Perroud


Jean-Luc Moreau…
Le théâtre, le théâtre, le théâtre !
Il met en scène et joue en compagnie de Fanny Cottençon, «On ne se mentira jamais», au théâtre La Bruyère. Signée Eric Assous cette comédie très habile sur le couple, ménage jusqu'au bout le suspense.
Après avoir abordé le théâtre de manière classique, Conservatoire et Comédie Française, il rejoint Pierre Debauche aux Amandiers de Nanterre. Depuis, quel amateur de théâtre, quel téléspectateur, ne connaît pas Jean-Luc Moreau ? Avec un bel appétit et un ego proche du zéro pointé, il enchaîne mises en scène et jeu, quand il n'assume pas les deux à la fois. Ici, là et ailleurs son emploi du temps pour les deux ans qui viennent est déjà saturé.

A propos d'Eric Assous :
Quel est le secret d'une collaboration de vingt ans, sans faille ? « Tout simplement la rencontre avec un auteur qui me fascine parce qu'il me surprend toujours. Ses pièces ont la qualité dramaturgique de ne pas être signifiantes. Il a l'habileté littéraire de nous faire comprendre les choses sans les dire frontalement et de nous faire avancer dans la pièce à notre insu. Il n'est jamais dans la caricature, mais toujours dans la vérité des personnages. Enfin, c'est un homme d'une grande sensibilité auquel on peut poser des questions ne serait-ce que sur la pertinence d'un mot, d'une phrase, il peut admettre votre point de vue ou apporter les réponses qui vous éclairent. J'ai avec lui une affinité humaine et intellectuelle. C'est aussi simple que ça. » La bizarrerie qui conduit à la formation d'un couple semble le thème toujours renouvelé, autour duquel tourne Eric Assous. « C'est justement cette bizarrerie qui génère chez lui toutes ces questions. Je dis souvent que si j'avais à écrire un texte sur lui c'est la phrase de Marivaux, que j'aime beaucoup, que je mettrai en exergue : J'ai cherché toutes les niches où pouvait se cacher l'amour et mes pièces ont pour but de le faire sortir de chacune d'elles. »

Jean-Luc Moreau metteur en scène :
«Pour moi, elle réside avant tout dans l'exploitation psychologique du texte. Je me rends compte que je fais surtout de la direction d'acteurs. Ce qui m'intéresse c'est de suivre l'état émotionnel des personnages au cours de l'histoire ; c'est que le public entende et comprenne le langage quand les mots sont beaux et particulièrement choisis. Je suis un passeur, je suis contre le fait de mâcher le travail au public. Je préfère faire travailler son imaginaire, le mettre en situation de travailler avec l'acteur, à son insu, bien sûr. Le reste c'est de la tambouille interne qui n'a pas grand intérêt pour moi. D'où la sobriété de mes mises en scène.»

L'œil du prince :
«J'ai tellement d'envies encore ! J'aimerais monter des classiques, mais en même temps je me dis : Don Juan, on sait comment ça se termine ! Alors que monter un texte que le public ne connait pas, sans savoir l'impact qu'il aura sur lui, c'est un grand mystère, une prise de risques qui se concrétise physiquement et qui m'a toujours plu. Lorsque vous êtes derrière le rideau et que vous regardez par le petit trou s'il y a du monde qui est venu s'intéresser à l'histoire que vous allez raconter et qu'il ne connait pas, c'est pour moi une excitation qui reste intacte !"
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 31/01/2015

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