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© Fabienne Rappeneau


Cinq de cœur
Le concert sans retour au théâtre du Ranelagh
On peut être ténor ou baryton, alto ou bien soprano formés à la rigoureuse école du classique, et mettre ses talents au service de la plus haute fantaisie. Au fil de ses créations, cet ensemble iconoclaste (trois femmes et deux hommes) aussi virtuose dans le chant que dans les clowneries, recueille l'adhésion d'un public de plus en plus nombreux.
Le concert, auquel nous devons assister, est consacré aux romantiques allemands, nous informe tout de go l'alto. A tout seigneur tout honneur, Schubert... Les voix s'élèvent, a capella, très belles... La félicité est de courte durée, Michel semble avoir un problème, lequel va précipiter le concert dans un grand n'importe quoi apparent.

Tout s'emballe, le vernis craque, la discipline aussi. Chacun y va de ses envies, de sa nature profonde, de ses souvenirs propres, bien éloignés du romantisme allemand. Le show continue totalement débridé, malgré quelques tentatives pour retrouver le droit chemin. J-S Bach, Brahms côtoient Mylène Farmer, Simon & Garfunkel, Léo Ferré, Tony Morena, Eurythmics et bien d'autres. Une bigouden affublée de sa haute coiffe débarque et nous chante la terrible histoire d'une jeune fille de quinze ans, belle comme une rose. Le folklore mexicain s'invite, suivi de La belle de Cadix, Camille Saint-Saëns tente une percée, Edvard Grieg conclut. Sous la direction de Meriem Menant, le Cinq de cœur chante, danse, improvise et joue la comédie dans une totale liberté et un grand professionnalisme.

Hors scène saluons Didier Louis le coach musical venu du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, les arrangeurs, les créateurs son et lumière, tous contribuent à faire de ce spectacle une heure vingt de plaisir.
Zoom par Jeanne Hoffstetter
Paru le 08/12/2014

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