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D.R.


Stéphane Rousseau
« Brise la glace » au théâtre du Palais Royal
Après ses Confessions intimes, l'humoriste Québécois, entouré de ses deux musiciens, « brise la glace » en nous révélant ses petits travers dans un spectacle très drôle.
Vous ne nous auriez donc pas tout confessé ?
Je m'étais pourtant dit après «Les confessions de Rousseau» : Maintenant je vais m'intéresser aux autres. Puis je me suis aperçu en préparant ce spectacle que j'oubliais les autres pour parler à nouveau de moi! Et je vais encore plus loin en jouant de mes mauvais côtés... La série n'est pas toujours séduisante !

Vous en riez et votre humour, votre sens de la dérision n'ont aucun mal à remplir les salles. Comment nous présentez-vous vos vilains défauts ?
Sous forme d'histoire, pas de sketchs. Je profite de la scène pour faire ma thérapie en public ! Je parle de ma vie de couple, de mon enfant, de mon cheminement personnel et les gens rient. A un moment ou un autre, ils se reconnaissent. Les hommes en particulier !

Que vous reprochez-vous ?
Par exemple de ne pas toujours écouter ce qu'on me dit, d'être un peu caméléon.?Comme j'ai peur de déplaire il m'arrive d'ajuster mon propos à celui de la personne que j'ai en face de moi....Je pense aussi qu'à quarante-huit ans il est temps de faire face à mes démons et de transformer «l'adulescent» que je suis, en homme. Tout en lui laissant le droit de discuter de temps en temps avec son enfant intérieur.

Avoir beaucoup joué sur la séduction, n'était-ce pas une façon de repousser ce bilan que vous faites aujourd'hui, et de dire « Aimez-moi » ?
Exactement ! Je dois arrêter de me cacher derrière les personnages, de jouer sur la séduction, de vouloir plaire à tout le monde, mais en même temps on a beau vouloir changer, on ne change jamais.

En assumant clairement vos travers, y voyez vous plus clair ?
Oui, c'est pour ça que j'ai eu envie de faire ce spectacle, pour évoluer personnellement. Mettre le doigt sur mes travers, mes bobos, me permet de prendre du recul et de me dire: Maintenant passons à autre chose.

L'âge est-il une préoccupation pour vous ?
Maintenant, oui. Je lisais encore ce matin qu'à partir de quarante ans on perd chaque année 1% de testostérone, j'ai quarante huit ans et je sais que je ne retournerai pas en arrière! Bon, en principe j'ai encore de belles années devant moi, et puis j'exagère un peu pour faire rire !

Vous chantez, vous dansez, vous avez exposé à plusieurs reprises vos toiles...
Mon père me disait toujours qu'il fallait avoir plusieurs cordes à son arc dans la vie, mais il ne pensait certainement pas à celles-là ! Pour moi il faut que ce soit ludique, je reste un enfant, c'est à la fois ma force et ma faiblesse. En tout cas, ça me rassure de penser que si un jour je plaquais tout ça, je pourrais aller peindre dans mon atelier...

Présenter ce spectacle sur la scène d'un de nos plus beaux théâtres Parisiens, quel effet cela vous fait-il ?
Je suis hyper fier ! C'est le plus beau théâtre que j'aie jamais vu. J'étais ému aux larmes en le visitant, la vue de ma loge est sublime, et l'idée que mon enfant viendra me voir là, me rend terriblement heureux !
Interview par Jeanne Hoffstetter
Paru le 12/12/2014

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