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© Aldo Paredes


Armelle
à l’affiche de «Nelson» au théâtre de la porte Saint-Martin
Ecrite pour Chantal Ladesou, la seconde pièce de Jean Robert-Charrier permet à Armelle de s'en donner à cœur joie dans un rôle totalement loufoque. Douée elle aussi de grandes facultés comiques et d'un bel humour, la dame n'est pas banale...
Armelle d'hier à aujourd'hui

Encore étudiante, Armelle rédigeait sa maîtrise de Lettres, sans négliger pour autant sa machine à coudre. Car elle a une passion : les costumes. Lorsqu'un ami d'enfance devenu metteur en scène lui propose de réaliser ceux de sa première pièce, elle fonce.

«Je voyais défiler les comédiens, je les écoutais répéter, ça m'a donné envie, alors au lieu de préparer l'agrégation, je me suis inscrite aux cours de théâtre chez Périmony. Voilà. C'est venu comme ça. On est inconscient quand on est jeune !» Les choses alors s'enchaînent «très progressivement» dit-elle simplement. D'apparitions en petits rôles, au cinéma pour commencer, puis des campagnes publicitaires, et la télévision à laquelle elle offre également sa plume pour Un gars une fille ou Caméra café (elle y incarne l'inénarrable secrétaire de direction coincée). Une plume qu'elle met aussi à son service et dont surgit «Voyage en Armélie», one woman show à sa mesure qu'elle promène cinq ans de scène en scène. Un succès. Au théâtre, elle joue Ruquier ou bien Feydeau. L'éventail est large... «On va où le travail vous appelle ! J'ai tracé mon petit bonhomme de chemin, tranquillement.» Echecs ou succès, Armelle est claire, directe, elle dit les choses telles qu'elles sont en vous racontant au passage, puisque le thème de la pièce s'y prête, sa découverte bien avant ça des bienfaits de l'alimentation végétale crue... «C'est drôle comme la vie vous fait des clins d'œil... Mais je vous assure, une petite cure de temps en temps et on se sent nettoyé, en pleine forme !»

«Nelson», son auteur, ses partenaires

«Ce que j'ai d'emblée apprécié dans Nelson c'est qu'il y a un vrai travail d'écriture et de création, avec un univers très personnel et très construit. Je trouve pertinent d'écrire un boulevard d'aujourd'hui, avec des thèmes et des personnages de notre époque. A l'heure où l'on commence à se poser beaucoup de questions sur ce que l'on mange, c'est bien vu !» La pièce met en scène deux familles que tout oppose, réunies malgré elles le temps d'une soirée qui fait la part belle aux quiproquos. D'un côté Chantal Ladesou, avocate nantie peu encombrée de scrupules, de l'autre Armelle, végétalienne sectaire et fantasque, leur mari, leur fille et fils, et puis Nelson, lapin nain, aveugle et sourd. Poussé très loin par Jean Robert-Charrier, le bouchon finira par sauter et remettre tout le monde à sa véritable place. «Pour moi c'est un hommage au Boulevard dans la lignée des Barillet et Grédy, avec ses codes, ses quiproquos, mais pas d'amants dans le placard ou de choses comme ça. C'est drôle, avec une mise en scène au service du rythme et de la fantaisie, une très belle affiche dont trois jeunes gens vraiment super, des costumes sur mesure, c'est un vrai luxe, un décor classissime... De la comédie de haute tenue ! »
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 29/11/2014

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