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© Bruno Perroud


Davy Sardou
à nouveau au Rive gauche
Riche de son Molière pour son interprétation du jeune séminariste en révolte face à Francis Huster, dans la pièce de Bill C. Davis, le jeune comédien, toujours dirigé par Steve Suissa, campera Georges Feydeau, dans une comédie signée Eric-Emmanuel Schmitt.
Entre angoisse et bonheur Davy Sardou « poursuit au théâtre, son petit bonhomme de chemin » et vous reçoit comme à son habitude, avec gentillesse et simplicité. Les yeux sont rieurs, son plaisir est visible, il est comédien, son rôle est de changer d'époque et de costume au gré des auteurs, des propositions, de ses envies... Le théâtre l'aime, autant que lui l'aime. Après avoir joué les prolongations de L'Affrontement, et en attendant la tournée, il sera Georges, dans Georges et Georges de Eric Emmanuel Schmitt. «C'est une pure comédie, avec portes qui claquent et amant dans le placard. J'ai joué plusieurs pièces d'Anouilh, qui est pour moi un régal, ainsi que des comédies contemporaines, mais je ne me suis jamais attelé à ce genre-là, alors évidemment ça m'intéresse !» Du Georges Feydeau mâtiné d'Eric-Emmanuel Schmitt ? « Bien qu'il y ait tous les codes de Feydeau, ça n'en est pas. C'est la langue, la patte de Schmitt qui a cette intelligence et ce talent de parvenir à puiser chez des personnages de légende à raconter ce qu'il a envie de raconter, comme pour les Guitry's. Là, je joue un Georges Feydeau qui rencontrerait ses personnages, la môme crevette par exemple. Parfois ça va tellement jusqu'à l'absurde qu'on dirait presque du Ionesco. Vous verrez, c'est très original ! Mais c'est aussi effrayant qu'excitant à jouer, pour moi ! Nous sommes six comédiens et j'en connais la plupart, Alexandre Brasseur, Christelle Reboul, Véronique Boulanger, Thierry Lopez... Je sais qu'ils ont l'horloge comique en eux, le bon rythme, et puis Steve dirige. J'ai confiance ! »

Ma plus grande joie, c'est de me dire le soir de la dernière lorsque c'est terminé : Je l'ai fait !

Pour « suivre son petit bonhomme de chemin », ce jeune homme réaliste a choisi de se former aux Etats-Unis en suivant les cours Lee Strasberg, mais surtout en abordant très vite la scène New-Yorkaise où il joue quatre pièces. «Oh, c'étaient de petits théâtres et c'était plus ou moins bien accueilli, vous savez ! » S'amuse-t-il, «Mais j'avais envie de parler couramment l'anglais et de me lancer le plus vite possible, pour acquérir une confiance en moi. Et puis j'adore le théâtre Anglo-saxon, j'aime les acteurs Américains, et à seize ans on a un peu envie d'imiter ses idoles, non ? Ces années-là ont été pour moi une école de la vie autant que de la scène, d'autant qu'on ne me jugeait pas par rapport à un a priori, qu'il soit bon ou mauvais. »

Aujourd'hui jeune papa heureux, comédien couvert de lauriers, comment aborde t-il la scène et ses nombreux projets ? « Ah, tout m'angoisse ! Du début à la fin je me pose mille questions. Je vous jure que ma plus grande joie c'est de me dire, le soir de la dernière lorsque c'est terminé : Je l'ai fait ! » Et de citer Boileau en riant, «Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage... C'est ça le théâtre ! »
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 18/08/2014

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