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© Pascal Gely


"Dramuscules"
« Minuscules drames » à la férocité maximale
C'est au Théâtre de Poche Montparnasse que se joue Dramuscules, dernier recueil de pièces de Thomas Bernhard.?Entretient avec le metteur en scène Catherine Hiegel.
Tout est parti d'une simple discussion entre amies « avec Judith Magre. Après l'avoir vue ces derniers temps dans cet univers de monologues de femmes qui parlent de leur intimité, je voulais la remettre en scène dans autre chose. J'adore Thomas Bernhard, l'homme, le romancier, l'auteur de théâtre, sa férocité, son combat. Toute son œuvre dénonce la bêtise et la xénophobie, le nazisme qui existe d'ailleurs sous d'autres noms et formes encore aujourd'hui. C'est un homme malade depuis l'enfance, atteint de problèmes respiratoires, et on le sent dans son écriture : ses phrases courtes, ses leitmotivs. Quand j'enseignais au conservatoire, j'utilisais souvent les Dramuscules car ce sont des pièces courtes. Il a écrit ce recueil à la fin de sa vie, c'est dire combien les textes ici sont cyniques et provoquants. Je les ai proposés à Catherine Salviat, avec qui j'ai beaucoup joué à la Comédie-Française , et à Judith. J'étais sûre qu'elles formeraient un tandem parfait, il y a un bel équilibre entre ces deux natures de femme, rejoint par Anthony Cochin. » Malgré une quinzaine de mises en scène à son actif, elle reste aussi une interprète : « Je suis contente car je serai en cette nouvelle année sur deux beaux projets : Anna et Martha de l'auteure allemande Dea Loher dont j'adore l'écriture, mis en scène par Robert Cantarella et Une Femme de Minyana, mis en scène par Marcial Di Fonzo Bo, au théâtre de la Colline. »
Zoom par Samuel Ganes
Paru le 12/01/2014

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