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D.R.


Nicole Calfan
au Petit théâtre de Paris
En compagnie de Rufus, elle partage l'affiche de «Mur», une comédie signée Amanda Sthers, mise en scène par Anne Bourgeois.
Tout juste sortie d'une répétition, elle arrive, souriante. Sa vivacité ne l'empêche pas de s'exprimer avec douceur, et l'on retrouve sans peine en elle, la «jeune première» espiègle de la Comédie Française dorlotée par le clan Robert Hirsch-Jacques Charon, la Ginette de Borsalino, la Suzie de La Vérité si je mens... On imagine aisément « la petite mascotte d'Alain Delon », Alain « Le magnifique », son précieux ami auquel elle a dédié son dernier livre. A l'abri de ce regard bleu auquel la vie sourit, tant de beaux et grands souvenirs ... Au présent, Nicole Calfan travaille ce rôle d'institutrice à la retraite, encore jolie, s'escrimant pour tromper son ennui à étudier la fameuse Lettre à Elise de Beethoven. Rien là que de banal, si ce n'est que son voisin le plus proche, un odieux colonel, à la retraite lui aussi, ne goûte guère la volonté d'y arriver de l'apprentie pianiste, et ne manque pas de le faire savoir... S'instaure ainsi entre eux une correspondance virulente jusqu'à ce que... Surprise !

Ce personnage me permet d'explorer toutes les couleurs du jeu et je dis merci à Amanda de m'avoir offert ce rôle

« C'est une pièce que j'aurais voulu écrire ! Le texte est magnifique, ce sont mes mots, mon univers. Ce personnage me permet d'explorer toutes les couleurs du jeu... L'émotion, la comédie, la fragilité, la fureur, ce que l'on ne peut pas faire quand on est une jeune actrice. Je dis merci à Amanda de m'avoir offert ce rôle ! » A travers ce mur, n'est-ce pas la solitude qu'il faut voir ? «Oui, la solitude est la clé de ces personnages et ce sentiment peut mener à bien des choses... Au repliement, à la rébellion, à la folie, ce qui est un peu son cas finalement et fera d'elle une sorte d'aventurière ! La solitude ouvre sur soi des portes incroyables ! Voilà, ce que nous dit la pièce. Je ne veux pas raconter la fin, mais vous verrez, au début ça commence d'une manière tellement féroce entre Rufus et moi ! On s'insulte par lettres interposées avec une incroyable brutalité et petit à petit elle a envie d'aller voir qui se cache vraiment derrière ce mur, jusqu'à ce qu'un jour de folie la pousse à traverser le mur. » Une comédie romantique ? « Un peu à la Woody Allen... J'évoquerais aussi Capra et toutes ces comédies américaines que j'ai tellement aimées ! J'insiste, il y a là tout à jouer pour nous, cette pièce est un petit bijou ! » Régulièrement présente tant au cinéma qu'à la télévision ou sur les planches, avec onze livres à son actif, elle retrouve sa plume tout aussi régulièrement. « Le travail me rend heureuse et j'adore me déplacer, passer de La vérité si je mens 3 à mon livre sur Delon qui m'a demandé trois ans de travail et m'a procuré une telle joie qu'elle me remplit encore. Cela n'empêche pas un fil conducteur car tout ce que j'accepte me ressemble au fond, ou du moins, je sais que je peux en faire quelque chose. » Abandonnés les grands classiques ? Elle sourit « Non, je vais sûrement y revenir avec le génial Michel Fau ! Nous avons beaucoup de projets ensemble, mais il est trop tôt pour en parler... »
Portrait par Jeanne Hoffstetter
Paru le 22/12/2013

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