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© Bruno Perroud


François Vincentelli
joue «Nina» d’André Roussin
Le théâtre Edouard VII lui fait la vie belle. Après Le Dindon de Feydeau, puis Quadrille de Sacha Guitry, le comédien y joue Nina d'André Roussin. Un auteur dont il ne soupçonnait pas le plaisir qu'il aurait à le découvrir. « J'avoue qu'il était en dehors de ma culture théâtrale, mais après avoir lu Nina, je m'étonne qu'il ne soit pas monté plus souvent ! »
Le théâtre d'André Roussin aurait-il vieilli ?
Absolument pas ! Les grands auteurs ont en commun de traverser les âges en demeurant contemporains. C'est le cas d'André Roussin.

Au delà de l'éternelle histoire du mari, de la femme et de l'amant, que diriez-vous de Nina, pièce écrite, à sa demande, pour Elvire Popesco ?
Que l'écriture est brillante, moderne, très agréable à dire, et très compliquée à apprendre car chaque mot a une importance telle, qu'il ne souffre aucun synonyme. On est pris dans une sorte de tournis qui fait la joie du spectateur. Et je suis heureux de retrouver Bernard Murat et François Berléand, nous avons le même sens du travail et de la rigueur.

Gérard Dupuis semble déjà vous plaire beaucoup !
Oui ! C'est un séducteur en bout de course qui ne sait même plus pourquoi il a tant de maîtresses, ni même pourquoi il attend Nina. Mais son cerveau reptilien le pousse, c'est plus fort que lui ! J'adore jouer les cons multi-facettes, bourrés de contradictions comme celui-là. Mais vous voyez, on est à trois mois de la Première et le fait de vous en parler, j'ai déjà les mains moites ! Car le théâtre, c'est ne pas pouvoir dire : Attendez, c'est mauvais, je vais la refaire. Ça donne le trac. Je sais que je vais entrer en scène... En sortirai-je heureux, pas heureux ? Mais c'est la vie dont je rêvais !
Interview par Jeanne Hoffstetter
Paru le 19/09/2013

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