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Xavier Daugreilh
D.R.


Mensonges d’états (Opération Fortitude)
au Théâtre de la Madeleine
épisode capital de la Seconde Guerre mondiale destiné à tromper les Allemands sur le lieu et la date du débarquement, l'opération Fortitude est le thème de la première pièce historique de Xavier Daugreilh, mise en scène par Nicolas Briançon.
Le bel été de Xavier Daugreilh
commence le 21 juin par la reprise au Splendid d'Accalmies passagères. Mise en scène par Alain Sachs, elle avait reçu le molière de la meilleure pièce comique en 1997. Montée par Thierry Harcourt et interprétée par les comédiens de Plus belle la vie, elle fait peau neuve. Puis le théâtre de la Madeleine accueillera Mensonges d'Etats, sa cinquième pièce. Samuel Le Bihan, Marie-Josée Croze et six excellents comédiens interpréteront cette passionnante affaire de contre-espionnage, dont aucun dramaturge ne s'est encore emparé... Pour quelle raison avoir choisi l'opération Fortitude ? « Dans le Cotentin, où j'allais souvent quand j'étais petit, ma famille parlait beaucoup du débarquement, alors j'ai eu envie d'aller voir ce qu'il y avait derrière ça. »

écrire sans se perdre au milieu de cette histoire rocambolesque, tenir ferme la bride dans le respect des événements, expliquer sans ennuyer...
Tels sont les défis de l'auteur, lequel, grâce à l'humour qui ne lui fait jamais défaut et aux petits coups de griffe qu'il dispense mine de rien, grâce à sa rigueur aussi, les relève haut la main pour cette pièce qu'il qualifie d'« anglaise » dans l'esprit. « L'opération Fortitude menée depuis Londres était d'autant plus intéressante que peu connue, ce qui m'a poussé à lire de nombreux ouvrages anglais et américains et à collaborer avec le documentaliste Olivier Malavergne. Ensuite, j'ai suivi une action qui existait déjà, elle se passe entre janvier 1944 et août 1945. Il n'était pas question de tricher avec ça, pas plus qu'avec les dates. Mais ma crainte était que le premier acte soit vraiment didactique, bavard, car il fallait bien expliquer quand même ! J'ai beaucoup réfléchi et c'est à partir de la fureur du général Patton entrant dans le bureau en lançant : "Où sont ces fils de pute ?" que le reste a suivi. L'explication se fait mine de rien en truffant les échanges de petites anecdotes drôles, de petites réflexions et, bien sûr, pour les besoins de la dramaturgie, j'ai condensé certaines choses, j'ai réuni plusieurs personnages en un seul, comme celui de Garbo, qui dans la pièce est devenu une femme, dont le rôle est important, ce qui modifie un peu les rapports entre les protagonistes et atténue le côté pièce de guerre... Mais ces détails n'autorisent pas pour autant à faire n'importe quoi ! Maintenant, verdict en septembre, mais je suis très heureux qu'elle soit présentée dans un grand théâtre et que Nicolas Briançon ait tout de suite eu envie de la monter. »

Et court, court la plume !
Et déjà Mémoire vive, une autre pièce écrite pour Davy Sardou et Noémie Elbaz. Et dans la tête une autre histoire sur la guerre, source inépuisable : « Mais une comédie, drôle, élégante dans l'écriture, loin du commercial, si tant est que j'en sois capable ! » Sourire, simplicité et humour de Xavier Daugreilh !
Zoom par Jeanne Hoffstetter
Paru le 15/07/2013

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