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© Bruno Perroud


Amaury de Crayencour
et Le Porteur d’histoire à la Comédie-Studio des Champs-Elysées.
Fort de son succès au Théâtre 13, "Le Porteur d'histoire", d'Alexis Michalik, mis en scène par lui-même, poursuit sa route. Un texte au cordeau, cinq comédiens formidables et trois fois rien suffisent à nous entraîner dans un drôle de voyage à travers les siècles. Chapeau !
L'histoire en quelques mots, si vous le pouvez !
C'est une histoire à tiroirs. Disons que, au départ, Martin Martin, que je joue, s'en va dans les Ardennes reconnaître le corps de son père à la morgue. Qu'il rencontre le gardien du cimetière et que, faute de place, ils sont contraints d'exhumer un vieux cercueil, lequel se casse, s'ouvre, et là...

Place aux jeux de notre enfance où nous étions marchande de fleurs ou mousquetaire, place à l'imaginaire, place au théâtre ! Pas si simple de jouer huit personnages dans ce contexte...
D'autant que, célèbres ou anonymes, ils n'ont rien à voir entre eux et que les époques varient. Il faut changer de voix, d'attitude, de costume, très rapidement... Il ne suffit pas de dire aux gens : « On va vous raconter une histoire », il faut les emmener ! C'est loin d'être évident, mais c'est si amusant !

Curieusement, alors que l'imaginaire est roi, n'est-ce pas au réalisme des détails, à une certaine modernité, que l'on doit de plonger dans l'histoire comme on le fait en ouvrant un livre qui nous passionne ?
Il est vrai que le réalisme du détail est poussé très loin. Lorsque Régis parle le berbère, par exemple, il l'a réellement appris phonétiquement, on y croit. La bande-son joue aussi un grand rôle, et Alexis entretient le suspense, ménage jusqu'au bout les surprises, un peu à la manière des séries américaines. Au final, c'est un vrai bonheur pour nous de voir que le plaisir est égal sur scène et dans la salle !
Interview par Jeanne Hoffstetter
Paru le 02/02/2013

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