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© Stéphanie Alemmi


Philippe Penguy monte "Macbeth"
Au théâtre Le Ranelagh
Vous montez pour la première fois Shakespeare. Pour quelles raisons avoir choisi Macbeth ?
J'avais travaillé ce personnage lorsque je suivais des cours et il m'a toujours fasciné. Il a le discours le plus métaphysique de tout le théâtre shakespearien. C'est l'un de ceux qui réfléchissent le plus, qui expriment le plus de doutes. Il a, si je puis dire, quelque chose de fascinant dans son humanité monstrueuse. Et puis il forme avec Lady Macbeth, qui est un personnage à part dans l'œuvre shakespearienne, un couple très fusionnel. Elle n'est pas une victime, au contraire, c'est elle qui le pousse à prendre le pouvoir. Macbeth est une pièce sur le pouvoir politique et la manière de l'exercer. C'est ce qui fait son actualité.

Vous avez également choisi de vous appuyer sur la traduction de Jean-Michel Déprats, grand spécialiste du théâtre élisabéthain. Quelle écriture allez-vous proposer, vous, à travers votre mise en scène ?

Je veux faire la synthèse entre la poésie, la langue shakespearienne, et la corporalité, la chair, car c'est aussi une pièce de chair et de sang. Je fais beaucoup travailler les acteurs, y compris les musiciens, dans ce sens. D'ailleurs, le prologue s'inscrit complètement dans cette démarche puisque j'imagine que les sorcières naissent des forces telluriques, de la terre, représentée par un tissu occupant toute la scène et traité avec des pigments, des matières naturelles, d'où s'extirperont les trois sorcières, un peu comme si la terre parlait.

Un rêve en train de se concrétiser...

Oui, et en même temps un enjeu énorme, assez angoissant à l'approche de la première ! Une fabuleuse aventure pour nous, comme l'est toute l'œuvre de Shakespeare !
Zoom par Jeanne Hoffstetter
Paru le 15/09/2012

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