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Maxime d’Aboville
D.R.


La Conversation
Au théâtre Hébertot
« Et si j'instaurais l'Empire ? » Après avoir sauvé la France de l'abîme, Bonaparte, dont le pouvoir reste fragile, interroge Cambacérès, son deuxième consul...
L'avenir de la France se joue ainsi lors d'une conversation passionnante imaginée par Jean d'Ormesson, dont on reconnaît aussi l'humour et l'esprit. Mis en scène par Jean-Laurent Silvi, Alain Pochet est Cambacérès et Maxime d'Aboville, Bonaparte. Après avoir incarné le magnifique curé de campagne de Bernanos, puis Henri IV, mis en scène par Daniel Colas, le voici Bonaparte. « Le personnage me tournait autour depuis un moment, et comme Napoléon était lui-même sensible aux signes, je me suis dit : Allons-y ! J'ai un peu le physique, le tempérament, cette forme d'énergie... Oh, sans les qualités, évidemment ! » Souvent décriés par les historiens, ces dialogues entre personnages historiques emportent l'adhésion du public. La singularité de cette Conversation va-t-elle mettre tout le monde d'accord ? « Cette pièce se démarque effectivement des confrontations théâtrales habituelles. Bien sûr, il y a manipulation et parfois affrontement, mais il règne entre eux une complicité assez touchante.

Et, ce qui est extraordinaire, c'est d'avoir réussi à intégrer, face aux propos de Bonaparte, tous absolument véridiques, les répliques imaginaires de Cambacérès, basées sur une profonde étude de l'homme qu'il était. Il est très intéressant pour l'acteur d'incarner cet homme complexe qui tisse doucement sa toile autour de Cambacérès pour parvenir à ses fins, qui est capable d'imposer son ambition par une extraordinaire détermination, tout en se laissant envahir par sa famille... Le système Bonaparte, en fait ! »
Zoom par Jeanne Hoffstetter
Paru le 23/10/2012

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