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© Marion Stalen


Romane Bohringer
Embrassons-nous, Folleville !
Après "Fantômas revient" ou "Les Amants du placard", Romane Bohringer retrouve une nouvelle fois Pierre Pradinas pour une adaptation "explosive" du texte d'Eugène Labiche.
Vous jouez régulièrement sous la direction de Pierre Pradinas. Qu'appréciez-vous chez lui ?
Tout, aussi bien l'homme que son travail ! Depuis dix ans, je partage avec lui une vision commune du théâtre. Il est assez fou et ses projets le sont aussi. Avec lui, j'ai fait des comédies musicales, des spectacles d'horreur, un Shakespeare ; j'ai appris à danser, à chanter et à faire rire. Ses mises en scène sont généreuses, ludiques. Il n'est pas habité par l'esprit de sérieux et a gardé son âme d'enfant.

En quoi ce texte de Labiche vous a-t-il séduite ?

Embrassons-nous, Folleville ! est une pièce explosive dans tous les sens du terme ! Le marquis de Manicamp veut marier sa fille à un homme qu'elle n'aime pas et qui ne l'aime pas davantage ! Tous les personnages menacent d'imploser : le père et sa fille, Berthe, sont des tempéraments colériques, prêts à tout péter ! Je joue Berthe comme une adolescente en rébellion, spontanée, arrogante, bêcheuse mais très sentimentale. La pièce s'amuse de l'inconstance et de l'opportunisme des hommes : Manicamp ne cesse de retourner sa veste pour des raisons de convenance. Il s'emporte, se dégonfle, se regonfle, ne jure que par son honneur qu'il est cependant prêt à monnayer pour une bonne place dans la société ! J'étais terrifiée à l'idée de jouer un Labiche - allais-je être à la hauteur de cette mécanique du rire ? - mais je me suis vite rendu compte que ses textes étaient taillés pour les acteurs et ne demandaient qu'à être incarnés. Pierre a imaginé un spectacle en costumes très intense et très coloré, avec combats d'épée et musique ! Nous avons composé des musicales originales sur les couplets de Labiche, parfois un peu disco, et lorsque nous chantons, nous le faisons à la manière des personnages de Jacques Demy.

Cette création sera suivie d'un événement important pour vous...

Je vais en effet monter pour la première fois sur scène avec mon père, sous la direction de Michel Didym. Nous interpréterons un texte italien, inédit en France, J'avais un beau ballon rouge, au Rond-Point en mars : l'histoire vraie d'un père et de sa fille, cofondatrice des Brigades rouges. C'est une pièce politique sur la filiation, le bouleversement qu'est celui d'élever un enfant pour le retrouver face à des choix qui vont à l'encontre de ce que l'on espérait pour eux.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 07/10/2012

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