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Marc Zammit
© Guy Delahaye


Phèdre
Plongée au cœur “insondable”de l’humain

"Je laisse aux lecteurs et au temps à décider de son véritable prix. Ce que je puis assurer, c'est que je n'en ai point fait où la vertu soit plus mise à jour que dans celle-ci", écrit Racine de sa dernière tragédie pour le théâtre. Les siècles passent et Phèdre demeure. À leur tour, Ophélia Teillaud et Marc Zammit mettent en scène la pièce-poème de Racine. Leur travail, via leur compagnie-laboratoire le Théâtre du Conte Amer, pourrait s'apparenter à celui de Pina Bausch... version théâtrale.

"Pour nous, l'alexandrin de Racine est une chorégraphie. Nous ne nions pas la belle langue, mais chez Racine, elle est active et même hyper active. La danse des mots crée dans les corps le chemin d'une transgression. Le personnage dans l'histoire, mais aussi l'acteur dans son propre voyage, sont arrachés hors d'eux-mêmes. Racine parlait de Quête du sublime. 'Phèdre' est un opéra où la langue opère une transformation intérieure, agit de bouleversement en bouleversement."

Au fil d'une conversation passionnante, il apparaît qu'un Racine peut en cacher un autre : "Ce qui nous intéresse ce sont les sens cachés. Derrière 'Phèdre', le chef-d'œuvre des passions amoureuses que l'on connaît, il y a 'Phèdre', le projet politique visionnaire de Racine. Il prophétise un monde nouveau libéré du monstre de la fatalité. Aujourd'hui plus que jamais, nous sommes au cœur de cet enjeu." Alors Racine, un classique ? Non, un pari de l'impossible : "Son écriture nous met au défi d'inventer un théâtre !"
Zoom par Jeanne Hoffstetter
Paru le 11/01/2012

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